Témoignages sos-inceste Nantes


Votre témoignage a de la valeur, n'hésitez pas à le partager...
Il peut aider ceux et celles qui le liront...




mon frère m'a humilié suite.... virginie le 11-05-2004 15:01   répondre

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  Bon , je me suis mise à lui faire cette fellation ,et il m'appuyait sur la tete pour qu'il penètre plus loin dans ma bouche (quelle horreur, j'en ai la nausée...)et là , je me sort la tête et lui dit HA mais tu pisse tu est dégueulasse!!! et il éclate de rire ( se rire qu'il à toujours d'ailleur et qui à chaque fois que je l'entend me replonge dans cette horreur ).Il continu de rire , sans aucune explications et va à la salle de bains, se nettoyer .Puis, je ne me souviens plus comment il à reussit à me convaincre de faire un autre jeu!!! j'avais confiance en lui, C'était mon grand frère , et la il a essayé de me pénetrer , mais rapidement je me suis énervé et lui ai dit que je ne voulais plus jouer, que cela ne pouvait pas rentrer, et que c'était douloureux.


Je n'ai pas pu le dire car c'était un accord entre nous et le contexte familial était très mauvais, mes parents ont divorcés quelques mois plus tard.
Il m'a pris ma joie de vivre, mon enfance et mon sourire..Aujourd'hui, j'ai 32 ans j'ai 3 enfants, et je suis folle avec cette histoire.Car je sais que m'a grand-mère a été abusé par un de ces frères, ma mère dis qu'elle elle n'aurait pas subit d'inceste, mais je doute, elle parle du sexe des hommes très salement et deteste les hommes en général.Et moi j'ai peur que l'histoire ne continu avec mes enfants....

Peut-on sortir un jour de cet etat depressif ? ce reconcilier avec sa féminité? je n'aime pas ce corp qui à été salis,je me dégoute il me dégoute....je suis suivie depuis mon accouchement il y a 3 mois, mais je vais mal très mal, parfois je pense à mourir mais l'amour pour mes enfants est trop grand...
j'aimerai suivre une thérapir comportemental car je suis dans l'incapacité de dire non et me met toujour en position d'enfant, malgrès que j'ai un fort caractère... aidez moi, y a t il une solution ?
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mon frère m'a humilié.... virginie le 11-05-2004 14:59   répondre

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  j'avais 7 ans , presque 8 je crois.Un après-midi où mes parents c'étaient absentés, mon frère agés de 13 ans à l'époque ( il y a 25 ans !!!) etait assez grand pour me garder....Il m'a demandé de jouer à la "pute".Je ne comprenais pas très bien de quoi il s'agissait biensur, mais il m'a dit tu va voir c'est sympa....je me suis alors mis dans le couloir de cet appartement une jambe relevé ( sous sa demande) il est passé me racollant ,il m'a pris par le bras et m'a emmené dans la chambre de mes parents ( évidemmment....).Et la sur le lit il m'a demandé de lui faire une fellation.J'ai d'abord dit non, et puis j'ai accepté à condition de pouvoir lui "inspecter" le sexe, petite fille que j'etais, j'étais curieuse de pouvoir le regarder calmement.Car mon père qui se promenait souvent nu , son sexe m'intriguait mais je ne le voyais que très vite, alors là ou la culpabilité est la plus grande c'est que moi aussi j'ai "gagné" quelque chose en échange....
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essayer d'avancer lili le 08-05-2004 16:12   répondre

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  Mes parents ont divorcé je n'avais que 10 ans.Ils buvaient tout les deux, se tapaient dessus avec beaucoup de violences.La garde des 4 enfants a été obtenu par mon père.J'étais l'ainée, j'ai très vite remplacée ma mère, dans tout les sens du terme, pour les taches ménagères, s'occuper de mon frère et de mes deux soeurs, mais aussi dans le lit de mon père.
Il me tapait dessus pour le moindre prétexte,m'insultait sans cesse,me rabassait.Aujourd'hui je n'arrive pas a vivre avec, chaque jour est un combat.Je n'avance pas.....J'ai si mal, et n'arrive pas a prendre le dessus.
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ninou claudie le 08-05-2004 11:07   répondre

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  Bonjour Ninou,tu iras quand tu pourras sur le forum,c'est déjà très courageux de venir ici.Ta fille n'a pas parlé comme beaucoup de victimes,paralysée par la peur,la honte et la culpabilité.Certaines pour pouvoir survivre l'enfouisse dans leur inconscient pendant des années,imagine les dégats;Ta fille a
"la chance" de le dire assez jeune et d'être entendue de sa maman,ce qui n'est pas toujours le cas.Les procédures judiciaires sont longues et parfois décevantes mais quand il y a une autre plainte,c'est porteur d'espoir pour qu'il soit condamné.Ce sera réparateur pour elle,et elle pourra se reconstruire,elle peut s'adresser à l'asso.Courage à toutes les deux,amitiés,claudie
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zorro LOULOU le 03-05-2004 15:54   répondre

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  bonjour JL S .Quelque chose me dit que tu vas passer une mauvaise période;normalement un signalement pour attouchements et gestes incestueux sur tes deux filles va etre ventilé dans tous les organismes compétants.Les temoigages bidon que tu as fourni à la justice vont voler en éclats.De faux témoignages de policiers de ta famille ça va un peu perturber leur plan de carriere ...Zorro va bientot faire analyser ton bilan d entreprise pour voir si tu as encore organisé ton insolvabilité comme l an dernierafin de ne pas payer la pension alimentaire.Bientot ce sera fini la vie de chateau. Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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Et pourtantt je n'avais que 7 ans Chryst123 le 20-04-2004 20:35   répondre

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  Je me suis faite incester pendant 4 ans par mon père. J'ai porté plainte il y a quelque années et je passe en cours d'assise cette année. Nous ne sommes pas coupable, mais victime. J'ai donné la vie alors que l'on me l'avait oté... On ne peut oublier, mais l'on peut vivre avec. C'est un combat de tout les jour, mais aujourd'hui sa porte ses fruits. Peux m'importe qu'il face 1 mois ou 15 ans de prison, j'aimerai juste qu'il soit réprimandé par un juge, et qu'il voit que j'ai pu réussir sans lui. La vie est trop courte et à mes yeux trop belle pour me couper de tout se monde. La vie est un éternel combat, et je me batterais jusqu'au bout... Christina Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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inceste par mon frère caroline le 18-04-2004 16:51   répondre

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Cet évenement n'a pas réellemnt marqué mon enfance car je l'ai oublié. Totalement. Jusqu'à ma propre adolescence.Je m'en suis souvenue, des images et surtout cette sensation de gene, avec en prime l'impression que je n'ai pas le droit de penser à des trucs pareils sur mon frère, un sentiment très proche de la culpabilité.

J'ai lu beaucoup de témoignages et d'après ce que j'ai lu, on peut considerer que je vis dans un climat d'inceste permanent, mais puisqu'ils ne me font rien, où est le mal ?, et si je me plains, est-ce que ce n'est pas une réaction disproportionnée ? Je ne sais plus dans mon passé ce qui est innocent et normal et ce qui est de l'inceste, j'arrive pas à distinguer. Quand mon frère m'a glorieusement montré son sexe devenu tout dur et me l'a meme fait touché, c'etait de l'inceste ça aussi, ou juste un détail ? Je ne sais plus et dans mon esprit pour chacun de ses evenements, je n'avais qu'à dire non avant ou oublier totalement après.

Aprés 9 ans de secret tout c'est dévoilé il y a peu de temps sur mon passé et aujourd'hui il me hante. Vers l'age de 8 ans j'ai subit des rapports incestueux de la part de mon frère . Un secret est un secret, je n'ai rien dit mais cela a était trop pour que je me retienne à jamais . La vérité à éclater et aujourd'hui je suis perdue ! Entre rire et larmes je bascule, un petit rien devient tout de suite une catastrophe.J'aimerai parler mais j'imagine l'ampleur que ça pourrais prendre et le changement de regard que cela pourrait avoir .


A la maison, nous étions 3 enfants. Ma soeur était l'ainée,mon grand frère et moi étions en concurrence, mon frère était un héro et le mieux était de pouvoir jouer avec lui contre l'autre. Au début c'était un jeu et j'étais consentente. J'avais alors 8 ans et ne m'interressait pas du tout aux garçons, lui en avais 14. On jouait à se battre en petites tenues et celui qui arrivait à deshabiller l'autre pouvait le caresse pendant une dizaine de minutes, il y avait des régles précises, il fallait accépter tout ce que l'autre faisait
. Pour qu'il accepte de rester jouer avec moi, je me pliais aux régles meme si je savais que j'allais perdre . Puis il ne l'a pas fait un ou plusieur week-end et après j'ai oublié, j'ai tout oublié, je pensais que si moi j'oubliais, il oublierait aussi et ca c'est passé. Mais en oubliant tout ça, je crois que j'ai aussi oublié toute cette période de mon enfance et ce qui viens avant.
Pourtant je ne peux pas lui en vouloir, c'est toujours mon modéle et mon héro.
L'oubli total aurait peut-être été une bonne chose, mais il y avait un probléme, quand j'ai eu 15 ans, j'avais des idées suicidaires (et même encore maintenant) je ne comprenais pas le problème mais je n'allais pas bien du tout, et dans ces cas là, on a pas beaucoup d'amis car les gens n'aiment pas que quelqu'un soit malheureux alors ils le rejettent.



Je n’arrive jamais à ne plus me sentir coupable, à accepter le fait que je fais partis des victimes, et que ça aussi c'est très dur à vivre, ce genre de récit dérange et on préfère penser que tout ça n'est que fabulation, qu'il y a exagération
A 17 ans j'aimerais être comme les autres , mais je fuis les garçons. et je resterai comme ça tant qu'il n'y aura pas un peu de paix en moi. Seulement les psys m'effraient, ils sont froids, payés pour être gentils, et il existe beaucoup de specialisations de psys et je ne sais pas ce qui me correspond le mieux, ce qui pourrait me faire du bien.
Je pense que mon mal-être et mon auto-rabaissement sont des symptomes de mes problèmes et que quelque part, en dessous, il y a ma vraie personnalité. Je l'ai aperçue quelque fois, elle est pas si mal, mais elle semble inaccessible .

J'ai peur, j'ai envie de crier, je me suis cru assez forte mais non . Je ne peux pas oublier je le sais mais je voudrais aller de l'avant sans que le passé me rattrape. Les images reviennes,les details, mes secret m'ont trahi. A 8 ans ont ne se rend pas compte l'ampleur que peux prendre un secret est un secret, "c'est un secret entre nous". Aujourd'hui je n'en veux pas plus que ça a mon frère mais je lui en veux parceque aujourd'hui je suis completement perturber. Je crois que je lui pardonne mais je ne l'excuse pas.



Ce qui me paraît évident maintenant, c'est que pour m'accepter comme je suis, il faut que j'accepte ce que je suis, et tout ce que j'ai vécu de bien ou de mal, fait partie intégrante de l'individu que je suis devenue.
Je suis consciente que si je continue à me taire, je continue à renier l'inceste que j'ai subis, et que cela m'empêche d'exister en tant qu'être humains à part entière. Si je ne dis rien, je serais toujours cet objet, ce jouet sans importance à qui l'on se permet de faire du mal, que l'on peut abuser sans scrupules ou que l'on ignore. Si je me tais les autres continueront à me considérer de la sorte, et c'est encore moi qui payerais. Aujourd'hui je pense que tout cela suffit, les auto-mutilations, les tentatives de suicides, la honte, la culpabilité, la dépression, l'isolement, l'inadaptation sociale, le refus de la sexualité, l'incompréhension, la sous-estime de moi, j'ai déjà bien assez souffert pour quelque chose que j'ai subit. Si je me tais, je continuerais à survivre dans la douleurs, si je parle, si j'ose témoigner il me reste encore suffisamment de temps panser mes blessures et arriver à être heureuse malgré tout.

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ordure LOULOU le 16-04-2004 15:08   répondre

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  merci d avoir repondu au message de loulou ,cinq ans,depuis sa grande soeur camille a rompu le silence de plusieurs mois voirte plusieurs annees de vacances chez papa .tous les soirs ,la grande,dix ans,puis la petite ont eu droit aux calins de papa,terrees dans le fond de leur lit, la peur,le degout au ventre ,la honte d accepter ces caresses contre nature.elles ont tenu par amour ôur leur mere puisque tu leur avais bien dit ,ordure,quelle en mourrait si elle l apprenait,elle le sait ,elle ne mourra pas,grace àceux qui laiment.maintenant à nous deux ordure. Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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Abusé par mon frère Alexandre le 15-04-2004 23:21   répondre

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  Ce fut une période assez court qui marquera toute ma vie.
Mon frère aîné, dans un souci de virilité a abusé de moi de façon lamemtable.
Jusqu'à aujourd'hui, j'ai pu garder ce "vécu" enfoui au plus profond de moi.
C'est avec l'aide d'une amie, qui a remarqué certains blocages, que tout ceci resurgit.
Je lui en veut, oui je lui en veut, d'avoir fais mal au petit garçon que j'étais et qui demeure toujours en moi.
Je lui en veut de ne pas avoir laissé le petit garçon s'épanaouir et profiter pleinement de la vie.
Je lui en veux d'être aujourd'hui dans un triste état psychologique.
Et je pense que si mon amie ne serait pas là à me soutenir, j'aurai peut être déjà fais une connerie.
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Intimité anonyme le 09-04-2004 16:00   répondre

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  INTIMITE

Seulement l'intimité de mon lit me rassure et la porte de la chambre fermée à clé,je viens d'y passer 2heures .
Besoin d'intimité,intimité volée à ma vie d'enfant,rien pas même une chambre pour me protéger,pas de salle de bain pour la toilette,pas de protection de mes parents, pas de protection pour nos yeux de ce qui se passait d'intime pour eux.
Comment éviter le pire dans ces cas là ? comment ne pas se sentir coupable de ce qui s'est passé ?
Nous sommes deux coupables , ça fait mal de réaliser ça .
Quelles horreurs encore à découvrir ? je ne sais et c'est dur,jusqu'ou arriverai-je dans les souvenirs ? J'ai peur.




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Un an Grimmy le 07-04-2004 01:40   répondre

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  Un an jour pour jour que je lui ai envoyé cette lettre pour lui demander de ne plus me contacter.

Je la voyais alors pratiquement tous les jours et j'étais "sa raison de vivre". Apparement, elle arrive à vivre sans sa raison de vivre puisqu'elle vit toujours et qu'elle n'a même pas cherché à connaitre les raisons de mon rejet.

J'ai passé des mois à guêter une lettre d'elle, une lettre dans laquelle elle me demanderait "pourquoi?". En vain. Je n'ai pas pu lui donner cette explication. Je n'ai pas pu lui dire que la relation dans laquelle elle m'avait entrainée portait le nom d'inceste. Au lieu de cela par son silence, elle m'a renvoyée toute sa culpabilité que je ne cesse d'assumer.

J'ai appris que cette lettre, tu ne l'avais lue qu'une seule fois tellement "elle t'avait fait du mal" et puis tu l'a rangée avec les papiers que tes proches sont censés découvrir à ta mort, comme si c'était moi qui t'avais tuée. Mais c'est toi qui m'as tuée. Tu m'as tuée le jour où tu m'as mise au monde. Tu m'as tuée en me faisant croire que c'était ça l'amour. Mais non ce n'était pas ça. L'amour, c'est ce que j'éprouvais pour toi et aujourd'hui, je sais que je t'aime encore et tu me manques tellement, toi, la maman que je croyais avoir mais que je n'ai jamais eue... Oh oui... tu me manques... et tu m'as laissé un si terrible vide affectif...

Grimmy.
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internet et mon combat intérieur Heleneluminescente le 02-04-2004 11:51   répondre

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  Sans internet, je n'aurai pas pu m'en sortir. Je n'aurai jamais pu trouver des conseils, des l'aide. Grâce à ce site, j'ai trouvé de thérapies, j'ai trouvé le courage de me battre. Certes, encore aujourd'hui, je me sens comme un pélérin qui erre en ce monde, à la recherche de son amour intérieur, qui cherche le sens à la vie, le pourquoi j'ai subi l'inceste, etc... Je me sens auprès de vous, et je crois que vos pensées m'aident beaucoup... Tous les victimes de l'inceste sont comme mes chers vrais frères et soeurs, dans l'âme. Il m'arrive encore de m'écrouler, de tomber, mais grâce à se site, j'accepte plus volontiers de tendre ma main en appel de secours, et non pas de me taire par honte d'être faible psychologiquement, puisque c'est une conséquence NORMALE au traumatisme lié à l'inceste...C'est pourtant difficile... Je me fais un sermet spirituel, que si par miracle je me guéris des souffrances, que j'aiderai à mon tour des personnes victimes de l'inceste, en particulier auprès des handicapés sous toutes les formes (sourds, aveugles, paralysés etc...). Pour l'instant, je continue d'essayer de m'en sortir...Aidez-moi encore pour l'instant...
Toutes mes amitiés.
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j ai peur de mon papa LOULOU le 01-04-2004 17:34   répondre

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  mon papa m adit que si on choisit de vivre avec maman,ma grande soeur et moi,ilviendra quand il le veut à lécole pour nous tuer toutes les deux.il dit aussi qu il veut nous prendre en vacances ,mais la dernière fois il nous a gardées et la police est venue.je ne sais plus .c est mon papa et je l aime,mais il me fait peur.l autre jour j ai dit que je naime pas les calins qu ilme fait dans ma chambre.cette nuit là j ai fait un cauchemar:un serpent me courrait après,il voulait me manger,puis il devenait un crapaud et il me sautait dans les mains Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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j ai peur de mon papa LOULOU le 01-04-2004 17:16   répondre

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  mes parents divorcent.papa a une nouvelle maison,très grande, ilvit avec Nadia et ils ont un bébé,Juliette,six mois.il a tout pour etre heureux, mais depuis qu ila quitte maman,il est encore plus méchant qu avant .il en a après le nouveau compagnon de maman, n arrete pas de les harceler.pourtant leur seul désir est de vivre en paix avec moi,ma grande soeur,dix ans et les enfants dAlain.il nous a gardées six semaines cet été,au lieu de quatre et pour nous récupérerla police est allée chez lui?il faisait chaud ,nadia etait fatiguée,alors papa venait me faire des calins Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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pourquoi muriel le 31-03-2004 10:41   répondre

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  voila j ai 37ans et a l age de 6 ans j ai subi de la part d une femme un inceste il m est difficile d en parler j arrive a dire j ai subi mais decrire ce que j ai subi a voix haute est impossible pour moi je l ai fait a mon medecin et a mon ami mais que par ecrit je ne peux pas dire les choses oralement j ai se sentiment de honte je me sens sale j avais enfoui tout ca au fond de moi et tout est ressortie lorsque ma fille a ete victime d attouchements sexuels de la part de deux garcons de sa classe et depuis mes images ne partent plus je me souviens que de ca de mes 6 ans et c est lourd a porter lourd a dire et pourtant j ai envi de le crier haut et fort mais ca ne sort pas.pourquoi tout ce mal gratuit j en peux plus. Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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besoin d'un conseil cécé le 26-03-2004 18:32   répondre

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  bonjour,
cas peut être "particulier".mon mari a été victime à 11ans d'inceste de la part de son pére(ça a duré 1an)sa mère le savait et a été "forcé "de participer.elle est nourrice !aujourd'hui nous avons un fils et parfois nous le laissons 1/2 journée chez eux(il aura bientot 3 ans) moi j'ai peur , je n'ai pas confiance
que dois je faire?peut on re faire confiance à ces gens là?
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POURQUOI PAPA? LOULOU le 26-03-2004 16:18   répondre

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  me faire jouer avec ton serpent,à 5 ans Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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enfin je ne suis plus seule marbeth le 24-03-2004 22:06   répondre

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  j'ai lu les hioires de certain d'entre vous et je me suis rendu compte que ca existe des fréres et des cousins qui abusent de leur petite soeur ou de leur cousine...mais pourquoi??qqun a une réponse?? Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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Mon envie de paix lilas le 23-03-2004 14:43   répondre

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  J'aimerais tant ressentir un peu de paix,de sérénité mais celà m'est interdit.Je suis épuisée et malgré tout n'arrive plus à fermer l'oeil.Bizarrement les souvenirs des attouchements sexuels que j'ai subis par mon grand-oncle me font souffrir mais moins que ce qui s'est passé avec mon père.D'ailleurs parfois j'essaye de croire que c'était qqn d'autre que lui mais c'est du délire,je sais bien que c'est lui mais c'est trop dur de le reconnaître.Tu te rends compte,il a pris ma virginité alors que je n'étais qu'une petite fille de 12 ou 13 ans et je suis sûre que ce n'est pas tout mais quand celà a-t-il commencé,quand celà s'est-il terminé,dieu seul le sait.Et Dieu,s'il existe,pourquoi laisse-t-il faire des horreurs pareilles???Quand j'étais petite j'ai été vendue,prostituée à mon grand-oncle et j'ai la sensation d'avoir baigné ds un climat incestueux depuis ma naissance.Pourquoi ma mère me laissait-elle seule avec cet homme,pourquoi était-elle méchante parfois avec moi,elle me disait d'aller ds le cajibi où j'avais une peur bleue d'aller car il y faisait tout noir et il y avait des souris.

Elle ne savait pas me coiffer sans me faire mal et criait beaucoup avec moi.Elle me disait que j'étais vraiment un sale caractère comme mon père et quand il avait bu je devais le consoler car il pleurait sur sa mère morte en lui avouant qu'il était "le bâ^tard" de la famille(elle l'avait conçu avec son beau-frère et donc il avait su à 32 ans que son parrain était son géniteur.Pourquoi tout ça me revient,je ne sais pas.Ma mère me traitait de vicieuse et de pleurnicheuse souvent.Il ne fallait jamais se plaindre,elle avait eu une jeunesse plus dure encore,elle...Il y a eu des bons moments aussi mais si rares que j'ai du mal à m'en souvenir.Ce qui est certain c'est qu'elle a tjrs préféré mon frère,moi j'étais moins belle,plus ingrate et d'un caractère beaucoup moins agréable disait-elle.Je me demande pourquoi elle ne m'aimait pas.

Je me souviens par contre avoir été celle qui les a obligés à se marier,l'enfant du péché,hors mariage et elle a été obligée de lui courir après pour qu'il assume son acte.Elle s'est mariée,enceinte de 7 mois et la cérémonie a été vite baclée.Mo, père ne voulait jamais emmener ma mère nulle part,il avait assez vu de pays pendant la guerre,alors jamais de vacances ni aucune sortie en famille.Pourquoi je vous raconte tout ça,alors que l'essentiel est ailleurs???J'ai peur de retrouver la mémoire entière de ce que mes abuseurs ont fait,les premiers flashs-backs étaient tellement atroces que je suis tombée malade,mon père,comment est-ce-possible qu'un père fasse ça???

Je dois pourtant me résoudre à la retrouver cette mémoire enfouie mais j'ai très peur.La scène du violpar mon père je la revois mais tjrs pas son visage complètement,les cheveux,la voix,les habits,mais le visage non.Et puis tout se mélange,lui jeune et puis plus vieux et ce regard pesant,lourd,qui me faisait taire.Il ricane encore aujourd'hui parfois,il rit aussi,d'un rire mauvais car il sait que j'ai peur,et pourtant il est mort.Je vais devenir folle si ça continue.Je n'ai été qu'un instrument toute ma pauvre vie,un objet,bientôt tout juste bon à mettre à la poubelle.
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dur de se lancer... catherine le 21-03-2004 18:27   répondre

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  mon histoire est sommes toute banale et peu grave par rapport à certaines lues ici.
j'avais entre 8 et 12 ans, je sortais du pensionnat dans lequel ma mère m'avait mise 4 ans plus tôt aprés avoir quitté mon père. Ele venait me présenter mon nouveau papa, beau grand,costaud et très gentil. Deplus ma maman attendait un petit frère c'est un peu décousu tout cela, mais c'était il y a si longtemps. Je ne me souviens plus comment cela a commencé, je sais seulement qu'il m'a prévenu que je ne devais rien dire, qu'il était normal qu'il me touche comme cela car il était mon père maintenant mais que jene devais pas en parler, sinon il pourrait aller en prison et moi je retournerai en pension...
je ne sais plus exactement combien de temps cela a duré, je me souviens que mes résultats scolaires catastrophiques m'ont de nouveau valus la pension 5 ans plus tard et la délivrance il a eu des maitresses et a fini par quitter ma mère en lui disant : "dit à ta fille que si je la rencontre dans la rue elle change de trottoir ou je la claque..."


Et puis, plus rien pendant des années Pourquoi ? Pourquoi avoir oublié pour que cela revienne me pourrir la vie plus tard.
je me suis marièe (18 ans)ai eu un bb puis ai quitté mon mari car il me tapait, puis j'ai rencontré mon mari actuel, il a élevé ma fille comme si elle était la sienne et nous avons eu 2 autres enfants, pourtant ce n'était pas pareil avec eux, je les laissais seuls avec leur père pour faire les courses ou certaines balades mais jamais seul avec mon ainée. Un jour il me l'a reproché et la tout m'est revenu il m'a alors demandé si je me rendais compte que ce qui m'était arrivé 30 ans plus tot lui avait pourri sa vie de pére par rapport à mon ainée, que tout les hommes n'étaient pas pareils.
j'ai toujours raconté mon histoire plutot plus à mes filles qu'à mon fils en leur disant bien qu'elles et elles seules étaient maitresse de leur corps à mon fils j'ai appris que lorsqu'une fille disait non, c'était non et pas peu-t'être.


encore aujourd'hui je n'ai rien dit à ma mère, de toute façon, elle ne me croirait pas. Elle a aimé cet homme, le voit encore quelques fois et lorsque elle parle de lui, malgré ses 4 autres compagnons depuis, elle en a toujours plein la bouche.
Jen'ai jamais réellement consulté de spécialiste, mais j'ai parmi mes connaissances 2 psychologues qui m'ont dit que cette histoire arrêterait peut-être de me hanter le jour où j'en parlerai à ma mère. Je ne sais pas si j'y arriverai un jour,nos rapports dans les années passées ont plutot été tumultueux, mais depuis quelques temps cela va mieux. Je lui ai écrit une lettre que je mettrai dans son cercueil et j'ai demandé à ma fille ainée de lui transmettre dans le cas où c'est moi qui partait en premier
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Lilas sophie le 10-03-2004 16:30   répondre

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  Bonjour Lilas
Je te réécrit un petit mot ici car je navigue pas très bien sur le forum alors je ne sais pas si tu auras mon premier mot. Tout d'abord merci pour ton message qui m'a fait très plaisir et bravo à toi d'être arrivé à fonder une famille car je ne sais pas si j'en ferais autant. Ma passion dans la vie est de m'occuper des enfants. C'est d'ailleurs mon métier mais ma plus grande peur est d'en avoir même si je n'envisage pas ma vie sans enfants. La haine que j'éprouve encore pour mon père j'ai peur de la leur transmettre inconsciemment et je ne le veux pas c'est pour çà que je veux me faire soigner mais c'est dur j'ai essayé d'aller voir une psy et çà à été un échec je me sentais encore plus mal après. Mais toi tu pourras peu être me donner des conseil je t'envoie de gros bisous et à bientôt
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témoignage sophie le 08-03-2004 18:58   répondre

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  je m'appelle sophie j'ai 25 ans et je souffre aujourd'hui de ce que j'ai subi étant petite. J'ai été violée et battue de l'âge de 6 ans à 12 ans (âge auquel j'ai étais placée chez mon oncle et ma tante car l'école avit fait appel à une assistante sociale en se rendant compte des blessures qui couvraient mon corps). Aujourd'hui j'ai énormément de problèmes par rapport à ma vie intime et je voudrais effacer tout çà de ma mémoire mais ce n'est pas possible. J'ai essayais de consulter un psychiatre car je voulais aller mieux pour la personne que j'aime. Il est très compréhensif et très patient et je voulais vraiment faire çà pour lui mais malheureusement la première séance chez le psy a été un vrai cauchemar tout mon passé est remonté à la surface et c'est vraiment trop dur. j'ai l'impression de plus en plus que deux personnes sont en moi (la sophie d'aujourd'hui plus ou moins heureuse et la sophie petite fille qui se sent sale en permanece). je ne sais pas trop quoi faire mais je voudrais sincèrement m'en sortir por moi, pour l'homme que j'aime et pour certainement mes futurs enfants car ma plus grosse peur est de un jour reporter la haine que j'ai pour mon père sur un de mes enfants si il lui ressemble car moi même je suis déjà son portrait craché. Merci de m'aider si quelqu'un a été dans le meme cas et a eu les mêmes peurs sur l'avenir. Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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Culpabilite cathy le 08-03-2004 07:48   répondre

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  Je suis une maman, une maman qui n'a rien vu du cauchemard de ma fille entre 7 et 12 ans.
Elle a 18 ans aujourd'hui.
La procedure dure depuis 6 ans.En déc dernier, le juge a demande les assises,mon ex-mari a fait appel qui passe le 11 mars à rennes.
Est-ce que tout ce que suzy a subi va se transformer en non-lieu? c'est le but de son appel.
J'ai peur qu'il ne gagne.Notre avocat est me de oliveira à nantes,quelqu'un la connait?
Merci de m'avoir ecoute.
Cathy
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vivre seule martine le 07-03-2004 22:27   répondre

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  bonjour,

j'ai été victime d'inceste vers l'âge de 6 ans..J'ai toujours été constipée.. je me demande si ce n'est pas tout simplement une réaction à ce qui m'est arrivée..aujourd'hui j'ai 44ans et je vis seule...
en plus je suis assez poilue, et je ne m'occupe pas beaucoup de mon corps...en fait toutes les chances sont de mon côté pour ne jamais rencontrer l'amour....


Aujourd'hui je me suis épilée... je me sens déjà mieux...
Mais je manque toujours de confiance en moi...

Lorsque j'étais petite, et que mon père venait me faire ces choses bizarres, après je repartais dans ma chambre, m'allonger, et je ne pouvais plus rien faire : j'était prise de tremblements...mais le plus grave, je crois pour moi, c'est que personne ne se soit jamais aperçu de rien..et pourtant nous étions 6 à la maison....j'ai deux frères et une soeur, plus 2 petits frères mais eux ils étaient bébés...de plus, je savais que je ne pouvais rien dire..Dejà j'étais la 4ème alors qu'au début ma mère n'en voulait qu'un..(en fait, elle en a eu 4 en 4ans)...Lorsqu'on m'a emmené pour me faire baptiser, j'étais dans une caisse en bois ? les enfants sentent quand la famille est en danger, alors pour ne pas tout faire éclater, ils se taisent....je me suis tu...
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Premier soir Opale le 01-03-2004 12:13   répondre

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  Moi j'ai 12 ans. Je veux te raconter ma journée d'hier...je suis allée au collège, je me suis amusée avec mes copines, elles sont sympas même si je suis triste parce que ma meilleure amie Juliette elle est partie à Lille depuis le début d'année tu sais.
Maman est venue me chercher et puis on est rentré à la maison, pour que je goûte et puis que je fasse mes devoirs. Tu sais je commençais déjà à me demander si Stéphan allait rentrer saoûl...je commençais à y penser, à avoir un peu mal au ventre des fois...
Je le dis à maman des fois mais elle dit de pas s'inquièter. Alors je continue mes devoirs mais j'ai peur tu sais, je te raconterai, ça fait très peur quand il boit, il est méchant et moi je peux pas dormir.


Mais finalement hier il est rentré tôt, j'écoutais comment il ouvrait la serrure, parce que s'il met longtemps c'est pas bon signe tu sais, j'ai l'habitude je reconnais.
Mais hier c'était super il avait pas bu!!! D'un coup toutes mes peurs se sont envolées et j'étais super contente!!! On allait rigoler un peu et puis passer la soirée tranquille même si maman s'en va au travail. J'aime bien le faire rigoler, c'est vrai que je le suis tout le temps pour le taquiner, j'suis tellement contente quand il est gentil tu sais, c'est ça la vraie vie je crois hein?
On regarde des jeux à la télé ou on écoute les émissions de variétés, j'aime bien moi, maman elle aime pas beaucoup mais comme c'est toujours Stéphan qui décide ben on regarde ça.

Pis moi j'aime bien faire plein de jeux de mots pour faire rigoler Stéphan, il fait semblant que ça le fait pas rire mais je vois que ça le fait rire alors je suis contente.
Maman travaille ce soir alors elle s'en va à 21h30 et quand elle est parti, si Stéphan est gentil moi je vais sur ses genoux, j'essaye de pas trop y aller devant maman parce que je veux pas qu'elle soit triste à cause qu'elle elle a pas de tendresse.
Ce soir ce qu'il y a à la télé ça m'intéresse pas, alors je me mets à califourchon sur ses genoux, pour faire un câlin j'aime bien ça, pis je m'en fous de ce qui passe à la télé...
J'ai ma tête sur le côté je suis bien comme ça, des fois je lui fais un bisou pour lui montrer que je suis contente quand on est bien, il doit s'en rendre compte que je suis pas du tout comme quand il boit, ça doit lui faire plaisir.


Mais tu vois je sais pas ce qui s'est passé, il a passé sa main son mon T-shirt de pyjama...j'ai eu peur tu sais, il avait ses mains sur ma poitrine il faut pas faire ça avec son beau-père c'est pas bien, il faut pas...mais j'ai pas su quoi faire ni quoi dire alors j'ai pas bougé, je sentais ses mains...il disait rien et j'ai senti sa main qui allait dans mon pantalon, j'avais très très peur, je savais pas ce qu'il allait faire , je bougeais pas et il a mis sa main dans ma culotte...c'est terrible tu sais, j'ai pas le droit de faire ça moi, je voudrais bien qu'il arrête, c'est mal...
Et puis après il a bougé son doigt tu sais et pis je senrais des choses, ça faisait tout bizarre................"
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Pour toi, mon suborneur lilas le 26-02-2004 09:01   répondre

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  Je t'écris pour ne pas mourir.J'ai traversé plusieurs étapes depuis ta mort.Au début je pleurais sans cesse croyant que c'était ton absence,ta mort qui me faisait souffrir.Et puis tu es revenu aux moments où je t'attendais le moins,des flashs affreux sont revenus à ma mémoire.Comment ai-je pu te côtoyer si longtemps et ne jamais te parler te demander pourquoi.Parce que je doutais.Mais maintenant je ne peux plus douter.J'ai trop mal au vide intérieur qui me hante.C'est comme une maladie qui me ronge.Parfois j'ai l'impression de devenir folle.Vais-je en mourir?C'est le néant.Qu'est-ce qui m'attend?Je n'arrive plus vivre,ni mourir.Je n'arrive mê^me pas t'exprimer ma colère.Tu savais que je savais et c'est pour cette raison que tu m'espionnais sans arrê^t.Ce que je prenais pour un amour autoritaire était en fait la peur d'ê^tre démasqué,vu au grand jour comme ce que tu étais vraiment,un père indigne.Tout est brouillé en moi dans ma tête c'est un chaos indescriptible.

Laisse moi tranquille s'il te plait,laisse moi vivre maintenant.Tu m'as fait assez de mal.Je ne pourrais jamais oublier.Je ne dors plus, mange sans faim,marche sans but,erre dans les couloirs sombres de mon enfance meurtrie à tout jamais.Comment résister à toutes ces émotions?La fuite,le suicide s'offre à mes pensées,fugitivement car je ne veux pas faire souffrir mes enfants,mon mari.Ils t'en veulent tellement.Si seulement tu n'avais jamais existé ou qu'il m'arrivait un accident qui me replonge dans l'amnésie,qui me fasse tout oublier.J'ai l'impression que je n'arrive plus à rien.Je n'arrive même pas à te maudire.Tu m'as laissée sans forces,mes petites mains me regardent,se tournent,se tordent,tout mon corps est disloqué.Je suis une loque.Je ne sais même pas respirer,ni souffler.J'étouffe.Tout ça c'est à toi que je le dois.

J'espère que tu es mort,vraiment mort car j'ai encore la peur au ventre.Mon Dieu aidez moi.Je.Je???Derrière mes vitres,la neige brille sous le soleil et pourtant rien de beau ne peut plus me toucher.Je suis vidée,inconsistante.Tu m'as dit"viens,je vais te montrer" et tu m'as montré l'inmontrable.Je suis morte ce jour-là.Morte la petite-fille,mortes mes illusions,aujourd'hui qu'en reste-t-il?Comment faire pour rêver?Je sais seulement cauchemarder.Toi qui aimait tant les animaux,les oiseaux,les poissons,comment as tu pu faire ça à ton enfant??Ton petit enfant qui t'aimait tant,t'admirait.Tu as tout cassé,piétiné ,sali,détruit,brûlé,tu m'as pénétrée,le corps,le coeur,l'â^me.J'étais devenue toi,pour mieux me sauver j'avais adopté ton language,tes mimiques.Je ne savais mê^me plus qui j'étais.Tu m'as tout volé.Là je peux te le crier:"JE NE T'AIME PLUS"et je ne te pardonnerai jamais,NE DORS PAS EN PAIX!!!Moi j'ai déjà beaucoup trop payé,pour toi,maintenant je voudrais pouvoir me reposer et retrouver ma liberté,mon identité.Lilas qui portera toute sa vie le deuil d'un vrai papa auquel elle n'a pas eu droit et qui pleure ,pleure pleure et se meurt...
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Puzzle éparpillé... lilas le 19-02-2004 18:02   répondre

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  Je vais essayer de vous dire ce qui m'est arrivé aussi justement que possible car la mémoire de certains faits reste partielle.Un grand vide dans ma tête et puis le plein,marée basse,marée hautec'est sans arrêt comme ça.Je suis en arrêt-maladie depuis Noel,travail trop dur physiquement et moralement.C'est seulement maintenant que j'ose l'avouer,je ne suis pas infaillible ni à toute épreuve contrairement à ce que je laissais transparaître jusqu'ici.Allez,je me lance!Ca a commencé je ne sais pas exactement quand.J'ai le souvenir d'une fillette de 6 à 8 ans triturée par un vieil homme qui arrivait dans la maison et repartait quelques temps après.Il dormait là.Il m'a initiée d'abord en douceur et puis j'ai du le toucher ect...C'était du dégoût et une fascination mêlés.C'était mon grand-oncle et donc ce qu'il disait c'était juste,il fallait le faire.Ma mère a su,cru ou je lui ai dit,je ne sais plus.C'était moi la vicieuse.Mon père a dit qu'il allait le tuer mais tout çà ce n'était que des mots...Tout est flou quant à l'essentiel.Quand le début de tout ça?Bébé,j'étais si sage parai^t-il.J'ai l'impression d'avoir toujours vécu dans le silence.Sourire,toujours sourire même quand le coeur explose.

Et puis il y a ce jour où je suis morte.J'étais déjà blessée mais ce jour-là la mise à mort...
Je suis à la fenêtre de la cuisine,je regarde ma mère qui pioche la terre au fond du jardin.Mon père arrive derrière moi,relève ma jupe,j'ai 12 ou 13 ans environ il descend ma culotte,me sodomise?Essaie?Je cours dans la chambre,il me suit,me touche la poitrine,il dit des mots atroces,puants,je devrais lui amener des copines,je suis trop plate,je le repousse,lui dis que je ne peux pas lui amener mes copines je le repousse de toutes mes forces mais il est trop fort pour moi,il me jette à terre et là sa barbe d'homme mal rasée contre mon sexe et puis sa main sur ma bouche,je le tire par les cheveux,et le trou noir,je tombe dans un trou noir dont je ne ressortirais qu'il y a 9 mois environ,presque 40 ans après.J'ai encore du mal à lui mettre un visage mais je sais que c'est lui.Il me dit de ne rien dire à la maman.Je vais aux toilettes comme un automate il y a du sang.Ma mère arrive du jardin Elle crie"Qu'est-ce -qu'elle a encore à pleurer cette gosse-là?"

Il sort de la pièce et dit sans me regarder"C'est rien,c'est tes règles,tu es une femme maintenant ma fille";Il a l'air ému.Parfaite comédie!!!Là,je ne sais plus rien.Quelques temps après il a un accident il boit souvent,c'est la cause directe il tombe dans un coma.Au sortir de ce coma il doit partir en sanatorium(tuberculose).Moi aussi.La maladie en plus du reste.Voilà mon bel héritage! J'ai tailladé mes bras,coupé mes longs cheveux,j'étais petite j'avais 8 ans.Personne ne s'en est inquiété.Déjà on disait que j'étais folle.J'étais une enfant intelligente je suis devenue une adolescente rebelle(fugues,drogue,alcool).Enceinte et mariée à 19 ans pour fuir,je veux un enfant ma porte de secours et je me jure qu'il ne sera pas malheureux lui.Divorce.Remariage.Un coup de foudre.Il a 5 ans de moins que moi.Il a l'air différent.Il souffre aussi.

Je lui ai ouvert mon coeur et aussi vite mon lit pour le garder pour qu'il reste malgré la peur que j'inspirais.J'avais l'air d'une prostituée alors que je ne voulais qu'être aimée rassurée et une vraie famille.L'amnésie m'a peut-ê^tre sauvée mais que c'est dur quand on se souvient- recoller les morceaux-pardonner-je ne peux pas me pardonner.Il est mort sans que j'ose lui poser la question,pourtant une petite voix me disait"parle lui avant qu'il meurt"et puis aussi vite"laisse le tranquille,il est vieux,malade,fous lui la paix.Ma mère quand il buvait venait me sortir du lit et je devais le calmer en grimpant sur ses genoux et en lui caressant la joue.J'étais sa préférée.Un livre entier ne suffirait pas à vous dire combien de fois j'ai du l'épargner,c'était du chantage affectif.Si je ne revenais pas il allait mourir.A17 ans j'étais comme un chien enragé.Plus jamais un homme n'a réussi à m'approcher normalement.C'était toujours tout ou rien et tout c'était un appel au secours qu'un seul a compris mais à quel prix?

Aujourd'hui nous sommes face à face,fragiles avec nos passés respectifs et tant de souffrances,de cicatrices mal fermées.J'ai deux enfants,un petit-fils, une belle-fille,un mari ,mais comment leur dire que je les aime alors qu'il m'a tout volé,mê^me les mots,ma langue,mon coeur,ma peau,mon â^me , il a tout emporté dans les cendres avec lui...Comment renaî^tre alors qu'il est parti avec ce secret et que je ne pourrai plus jamais lui demander pourquoi il m'a fait ça!!! Lilas
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c'est si loin ingrid le 11-02-2004 10:13   répondre

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  Bonjour,
J'ai aujourd'hui 29 ans, je suis maman d'un petit garçon que je voudrais protéger plus que tout au monde.
Je suis d'une famille recomposé, assez nombreuse, nous étions 9, mon père s'est mis avec ma mère, elle avait alors 6 enfants d'un précédent mariage, elle en a eu trois avec mon père qui est le meilleur père du monde.
Deux de mes demi frères vivaient encore chez nous quand ça s'est passé, mon père était routier, souvent absent, mais qui faisait tout son possible pour nous protéger.
Je ne me rapelle pas vraiment de ce qui s'est passé, mais je sais que je ne l'ai pas imaginé, je me rappelle quelques phrases comme " c'est quand même notre soeur" bien que j'ai souvent entendu que nous n'étions que demifrères et soeur.
J'en ai parlé à mon mari quand je l'ai rencontré, nous n'en parlons jamais, comme s'il avait oublié, moi aussi souvent je n'y pense pas je n'avais que 9 ou 11 ans , je ne sais même pas, parfois des choses me reviennent à l'esprit, je ne suporte pas les ongles long chez les hommes c'est la chose la plus frapente, je sais que le plus agé avait souvent les ongles long, je ne me rapelle pas vraiment de ce qui s'est passé, mais souvent quand mon mari m'observe il me demande d'aller consulter, je sais que j'ai un comportement bizarre avec les autres.
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victime indirecte de l'inceste alexe le 03-02-2004 19:28   répondre

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  Bonjour à tous,
Je m'appelle alexe j'ai 25 ans j'ai deux petites filles de 2 et 1 ans. Il y a maintenant 8 mois j'ai quitté le père de mes enfants car il avait été accusé d'avoir fait subir des attouchements sexuels à sa soeur de 10 ans de moins que lui. Je ne sais pas si mon témoignage à une place parmis les votres mais j'ai besoin de vous pour m'aider et surtout pour m'expliquer comment je peux aider mon ex belle-soeur qui vient juste de décider de porter plainte. La situation est très difficile pour moi aussi. Comme la présomption de culpabilité n'existe pas je ne peux par aucun moyen retirer mes enfants à leur père les jours où il en a la garde, j'ai très peur j'essaye de me convaincre qu'il ne fera jamais de mal à ses enfants mais les images des actes que m'a décris ma jeune belle soeur me hantent dès que mes filles quittent ma maison pour celle de leur père.
J'ai été très émue de lire vos témoignages et j'y retrouve un sentiment dans lequel je ne veux pas laisser ma belle soeur c'est la SOLITUDE. J'aimerais lui faire comprendre que je ne peux pas effacer ce qu'elle a subi et que je ferais tout pour lui atténuer ses souffrances mais comment faire ?
Je ne peux évidement pas comparer ma souffrance à la votre mais je peux vous garantir que je la comprend et je terminerais ce message en vous disant simplement que je vous souhaite à tous le plus grands des BONHEUR.
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inceste saliha le 28-01-2004 16:43   répondre

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  j'ai été abusée étant petite de mon grand père je n'en ai jamais parlé depuis qu'il est décédé l'année derniere je ne peux plus me contenir il fo que j'en parle
le pire c'est que j'ai juste des flashs et non des scenes ca peut paraitre bizarre mais j'ai besoin de savoir plus
j'ai conscience que cela peut etre bien pire que ce que je crois mais je resent comme un manque j'ai besoin de savoir
j'habite a nantes et j'aimerais savoir si il existe des psychologues pratiquant l'hypnose afin que je recherche dans mon subconscient ce qui c'est reellement passé
il c'est passé quelque chose mais j'aimerai avoir des reponses aux questions que je me pose tout le temps mais auquels personne ne peut repondre et surtout pas la personne concernée car elle n'est plus la
que s'est il reellement passé


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crime/delits cathy le 13-01-2004 22:53   répondre

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  Alors qui est coupable? contre qui porter plainte?
Le plus jeune peut porter plainte contre moi?
Crimes/ delits/...VIOL...:
atteinte a l'integrite physique, psychique.
destruction psychologique, sociale, professionnelle, sexuelle, physique...
Comment peut on juger dans des categories differente de tels actes ?
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je n'en peux plus pascal le 12-01-2004 07:18   répondre

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  Je vous ecrit car je n'en peux plus.Depuis ma naissance je vis en enfer. Mon pere à commencé à me faire des attouchements alors que j'etais toute petite, il me faisait soit disant des chatoilles. Un jour alors que je rentrais de l'ecole, il m'a appele et a commencer a me "chatoillée", puis il m'a violée.
Il a fait ca pendant 7 ans. Pendant sept ans j'ai senti son sale penis de porc, pendant sept ans je suis rentree chez moi la peur au ventre.J'esperais qu'il soit pas la mais il était toujours la, il attendait sa gentille petite fille pour pouvoir l'insulter,la violee.comme ca apres il pouvait tranquillement aller bosser et retrouver ma mere qui ne se doutais de rien! Et elle aussi, elle a un maris alcolo et violent et elle le laisse avec ses enfants?Elle se casse pas?!Pendant 7 ans, elle a pas vu que son fumier de mari que le pere de ses filles les torturee quand elle etait pas la?Oui, le viole est une TORTURE. Je naurais sans doute jamais la chance de le voir enfermer en prison.
Chaque jours de ma, il y a quelque chose qui me rappelle ce qu'il m'a fait, ce qu'il m'a volé.
Aujourd'hui, je suis malade, j'ai la maladie de crohn un maladie qu'on a quand on subit beaucoup de stress, une maladie qui m'empoisonne la vie.
Aujourd'hui, je n'ai pas peur de le dire j'attends la mort et j'aimerai quelle vienne le plus rapidement possible
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Ma triste histoire Jean-François le 28-12-2003 15:14   répondre

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  Bonjours je m'appelle Jean-Fraçois,j'ai 16 ans et j'ai été abusé par le cousin de ma mère à l'âge de 11 ans. c'étais horrible!!! Mais heureusement il n'y a pas eu de pénétration. Mais il ma dit pour que je ne le dit pas à ma maman:"si tu le dit à ta mère je vais te tué". J'ai vraiment eu très peur!!! Il y a eu des attouchement mais qui mon dégouté!!! J'ai eu peur de le dire à ma mère et je lui est dit un peu plus tard. Aujourd'hui il est en prison et je suis content qu'il y ai. Mais j'ai attrocemement peur qu'il sorte car j'ai peur...j'ai peur...qu'il me tue comme il me la dit.

Je vous remerci beaucoup de m'avoir écouté. C'est la premiere fois que je l'écrit comme cela. C'est dur mais je me sen beaucoup mieu! Merci a tous!!!!
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MERCI bébé38 le 16-12-2003 11:47   répondre

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  slt et merci desoléé de ne pouvoir venir regulierement .
pour l'instant ca va..
je suis en période a peut pres calme mais j'ai peur du psy.
je ne raterée pas ce rendez vous mais dans quel etat ca va me mettre? ET SURTOUT LE 31 DECEMBRE
je ne prend aucun calmant sauf du stresam et rarement car je combat se mal-etre pas de somnifaire non plus j'en ai ma docteur ma aidée tres a l'ecoute et ma conseillée ce psy.
merci de votre soutien
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viol culpabilitée bébé38 le 10-12-2003 11:18   répondre

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  j'ai 38ans et j'ai rendez-vous chez 1psy car je veut me soigner pour moi et ma famille mais j'ai peur du psy qu'il m'enferme ou qu'il ne me detruise encore plusqu'il m'acheve en plus c'est le31decembre qui peut me dire comment ca se passe .
la pour l'instant ca va et j'ai tellement envie de parleret je culpabilise tellement je me pose trop de question et je me sent nulle devant les gens pas le courage de mes opinions remise en question tout les jours et toujours entrain de me rabaisser.
je me sent mal dans ma peau je sais ce qui ne va pas
mais je suis molle pour tout ménage etc
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abus et douleur sandie le 07-12-2003 19:48   répondre

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  cela c'est passer de 10 a 20 ans
j'ai subit les actes répétitifs et immonde de mon père durant mon enfance et mon adolescence et même au début de ma vie active (il avait arreter de me salir depuis mes 19 ans) il m'a toucher une dernière fois a l'âge de 20 ans alors que je vivais une relation amoureuse normale et debuter une nouvelle vie .
Ce dernier acte m'a plus particulièrement marquer car il ma violer avec plus de violence qu'a l'accoutumer j'ai vraiment crue mourir ce jour là . je me suis débatue avec rage mais il a vite fais de quasiment m'étouffer avec un cousin sur le visage . Donc une fois de plus et de trop j'ai due me résigner a subir .
Cette fois ci il n'avait pas pris de précaution
J'ai du vivre durant 9 mois

avec le doute de la réelle paternité de mon bébé
enfant de l'amour ou de la honte . Mais là encore l'esprit fais ses bloquages afin de nous aidez a survivre . Mon fils et donc né 3 mois avant mes 21 ans . mais entre tant mon compagnons a décider de fuir et je suis rester chez mes parents pendant 3 ans encore . ensuite j'ai commencer ma vie .L'image de l'inceste durant cette période et peu présente car le blocage était toujours là afin que je puisse survivre . Mes parents ont toujours eu une mauvaise entente .mere depressive pere alcoolique .Que de disputes,angoisse et peurs.Enfin ma mere demande le divorce pour de vrai et là tout explose progressivement j'attend que le divorce soit vraiment prononcer et de savoir ma mère hors de sa portéé pour parler et dire enfin la terrible vérité.le fait de savoir qu'il a aussi toucher ma cousine vers ses 10 ans m'a fais franchir le pas non sans conséquences. 16 mois d'arret pour depression avec 2 mois d'hospitalisation j'ai repris le travail depuis octobre a mi temps thérapeutique de 10 h par semaine
je ne prends plus de médicaments j'ai arreter de fumer . mais là besoin de souffler.
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ce qui m'amène ici carole le 07-12-2003 02:27   répondre

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  Ce soir, j'ai envie de mettre à plat, me vider, parce que je saiis plus quoi penser. Je suis née dans une gentille famille de gens bien, des gens humains, compréhensifs, qui sont appréciés de gens biens et humains comme eux. Des gens très occupés aussi, et très soucieux ppour mon grand frère qui a de très lourds problèmes d'insertion, et qui ont gentille petite fille qui ne pose aucun problème. Ca c'est le tableau idylique.
Chez moi c'est l'horreur, mon père est un gars très gentil, qui ne s'ennerve jamais, qui ne dis jamais ce qu'il pense, qui n'a jamais d'actes plaisants, qui n'est pas présent,qui est lâche.
Ma mère est dépressive, elle est tout et son contraire, un jour on est la plus belle chose qui lui soit arrivée, le lendemain elle nous hais tous, on a gaché sa vie.
Mon frère est dans son monde, il me parle en langue étrangère et me frappe si je rôde trop près de lui.
Je me souviens que vers 6 ans je parlais avec ma mère,et à 14 ans : je suis une salope, une nulle, une malade, je sais rien faire de bien...entre les deux je ne sais pas comment et pourquoi ça a dérapé.
Je deviens le vide ordure. Je ne supporte plus l'ambiance et je ne veux qu'une chose, pouvoir parler




tranquillement avec les gens du café d'en bas. Et à 14 ans, je prends le pli de "vivre dans les cafés" seul endroit au monde où je me sents bien...


J'abrège sinon je suis partie pour des pages...
Depuis j'ai fais de tout, je suis partie dans une autre ville puis revenue, j'ai commencé plein de choses, les ai arrêtées, reprises, ré-arrêtées (on avance quand même!!), j'ai déménagé 4 fois l'année dernière, je ne peux pas me stabiliser,toujours des nouvelles rencontres, personne ne me comprends, de toute façon tous les deux mois je craque et j'attaque tout ce qui m'entoure, et je me replie, et je veux porter les autres alors que je ne me porte pas moi-même, et je m'enfonce, je m'enfonce et je me laisse enfoncer par de mauvaix choix, à tout accepter...je hurle, j'accepte, je hurle, je ne pas l'accepter...

Je casse tout et je sais pas pourquoi, je n'ai confiance en personne même pas en moi et je ne sais pas pourquoi.
Et petit à petit, des années durant, je me rend compte de la violence de ma mère à mon égard, de l'absence de mon père, de ma solitude absolue, je connais beaucoup de gens, j'ai fais 5 ans d'analyse, pour me rendre compte des années après que je ne parle pas depuis au moins 20 ans, personne en qui j'ai pu avoir confiance pour parler, dire ce qui me fais mal, dire que j'ai mal dans mon être humain et que c'est trop profond---


Ma vie est un chantier, j'ai 27 ans, et des années de chaos, à chercher inépuisablement de l'amour, à ne vouloir construire que dans l'amour et à réaliser que je ne sais que détruire, et maintenant je ne veux plus bouger, j'ai mal partout et personne ne le voit, pour eux c'est rien, je suis une faignante, et moi j'ai l'impression d'avoir fait la guerre pendant tout ce temps, le froid, la faim, la peur, l'angoisse

du lendemain,pas d'avenir, la détresse, les émotions trop fortes tout le temps,très vite,des hauts et des très bas, jamais de repos, jamais...
Et voilà qu'à peine je commence à me stabiliser, un appart, je reprend des études, et des images, des images de mon père,et je sais pas si c'est vrai, et tout me dis que c'est bien possible...et j'arrive tellement pas à me détacher de l'emprise de mes parents, à décider s'ils sont bons ou pas malgrè le mal, et l'indifférence, et je sais pourtant qu'il joue avec moi, mais il reste toujours cette demande d'amour et d'attention qui s'accroche à moi, ou alors je veux les emmener dans ma chutte???

J'ai l'impression que je me suis épuisée à chercher de l'humanité, à vouloir partager à ne pas savoir le faire, et j'y perds tout mon amour pour du vide, toujours plus vide...
....et j'arrive pas à toucher le fond, à savoir qui je suis, où est le vrai, quand je suis vraie moi-même, alors je décide de chercher la vérité, de commencer à dire et d'arrêter de ressasser, et je me retrouve ici, face à vous, face à moi.
Et je doute encore d'être à ma place, quand on est instable on est malade, quand on est malade on délire, est-ce que je délire pas ? encore une fois? croire quelque chose qui n'est pas? ou ne pas croire ce qui est?
J'ai subi trop de lavage de cerveau, et y a trop de gens qui me parlent dans ma tête sur ce que je dois faire, être, dire..j'existe pas
Et pourquoi je suis là ? et pourquoi je reconnais tant de choses de moi dans ce que vous dites, dans vos déchirures ? Pourquoi j'arrive pas à voir mes blessures? pourquoi j'ai peur de vivre? pourquoi là où mon corps est bien ma tête n'est pas bien, et l'inverse? pourquoi je ne peux jamais être d'accord avec moi? Pourquoi ????????????????

Désolée de vous faire subir mon chaos, il faut que ça tombe sur vous!
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tous ces sentiments si forts sébastien le 20-11-2003 03:40   répondre

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  victime d' un inceste pere-fils, j'ai 29 ans et suis en thérapie depuis 6 mois.
je ressens :
- de la peur pour tout les actes de la vie depuis plus longtemps que je ne puis m'en souvenit
- un sentiment d'injustice, pourquoi faut il subir cela , il m'est presque impossible d'etre adulte après ne pas avoir eu d'enfance
- de la peine pour ma compagne qui ne sais pas et ne doit pas toujours comprendre
- de la violence, des envie de meutre, buter ce fumier, le frapper comme dans les cauchemards que je fais une fois par semaine.
- du découragement quand j'ai l'impression de ne pas progresser, quand je n'arrive pas à dire non
- de la tristesse pour cet enfant à l'interieur de moi qui n'arrive plus à pleurer et qui s'est coupé du monde pour ne pas grandir
- du dégout, pour le sexe(parfois), la bouffe(aussi), les hommes.
- de la crainte, quand la violence monte en moi et que j'ai du mal à la laisser à l'interieur( il y a 3 jours, àprès un geste malheureux de sa part pendant mon sommeil, j'ai failli frapper ma compagne dans un geste de défense, elle avait par hasard touché mon sein)
- plus rien parcque j'ai du mettre autour de moi un mur assez haut pour ne pas etre affecté par les douleurs du monde, et les attaques du quotidien
- et tellement encore ...
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Une enfance et une adolescence horrible Laëtitia le 11-11-2003 18:18   répondre

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  Bonjour
Je m'apelle Laëtitia,j'ai 17 anset j'ai étais violée de l'âge de 8 ans à l'âge de 12 ans et demi par mon père. c'étais horrible!!!!En plus d'être abusé, mon petit frère et moi ne mangion que quatre fois par semaine! Je me rapellerai toujours du visage qu'a fait mon frère quand il avait faim! C'étais invivable!!!Je volai de la nourriture pour pouvoir nourir mon frère...je le materner. Pour pas que mon père abuse de mon petit frère je l'ai pris par la main pour l'emmené dans ma chambre et je lui disai:" fabrique moi un beau déssin, fais ce que tu ve mais je t'en pris ne sort pas de là".Et après j'allais voir mon père pour ne pas qu'il lui fasse du mal.
Malheureusement,un jour mon frère est sorti de la chambre et nous a regardé avec des yeux que je n'oublirai jamais.Il avait vu mon père me léché mon tchautchau(comme je disais avant).Quand j'ai vu ceci je me suis recroquevillé sur moi.Mon père ma dit:"tu as honte? mais c'est tout à fait normalse que je fais" du coup j'ai profité de la situation pour demandé à mon père qu'il arrête.Je lui ai dit que sil n'arrêtais pas de faire sa,mon frère irai le dire à ma mère.Mon père à regardais mon peti frère et lui a dit:"tu ne lui dira pas? sinon tu sais ton papa ira en prison!".Du coup mon frère a eu peur et lui a dit qu'il le dira jamais à ma mère...Moi qui pensé pouvoir arrêté ce cauchemard est bien c'ést faut car au lieu d'abusé de moi 1fois par jour il le fesais 5 ou 6 fois par jours. C'étais vraiment l'enfer!!!!!!!!!

c'est pour ca que je suis là aujord'hui. Je voulé vous dire qu'il faut dire ce secret car si vous ne le faite pas dans plusieur année il peut ressurgir plus fort qu'un coup de poig sur le visage, il vous achève sur plasse c'est pour ca kil faut le dire
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Une violence avant l'autre? Opale le 08-11-2003 23:43   répondre

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  Cette violence elle était facile à reconnaître...bien plus facile que l'autre...est-ce que c'est pour ça que je reconnais pas l'autre, je sais pas...
Mais cette violence, celle des nuits à supporter quand il avait bu, ça je sais que ça m'a fait du mal, et ça, c'est gravé en milliers de souvenirs, tous plus précis les uns que les autres...marqués au fer rouge dans mon coeur...

Tous ces jours et ces nuits et ces matins...toutes ces heures comme autant d'allers simples en enfer...

Il revenait, saoûl, commençait tout de suite à nous engueuler, trouver à dire pour le moindre de nos mots ou de nos gestes, me répétant sans arrêt "t'as un problème?"...
Et il continuait à boire à la maison, boire sans manger en plus, je priais pour qu'il se décide à manger et que ça atténue un peu l'effet de l'alcool mais non...
Alors les cris, encore et toujours, les insultes, les "conne, abrutie", les caprices pour tout et rien, pour qu'on range un journal , un verre, et si c'était pas fait dans la seconde l'objet se retrouvait balayé d'un revers de la main...brisé s'il cassait...
Le regard fou, qui avait du mal à fixer, les coups sur la table pour montrer sa "puissance"...très efficace sur une enfant terrifiée...
Et se taire, se taire, surtout ne rien dire, ne pas dire le moindre mot car ça provoque tout...alors se taire...une émission comique, ne même pas rire, non non, se retenir de tousser, de soupirer, se retenir encore et encore...ne pas le regarder, pas la peine de provoquer...

Et l'entendre malgré tout déverser ses méchancetés, dire qu'on y connaît rien, répéter 50 fois ses questions...ne rien dire, ne rien dire, ne pas répondre, puis finalement répondre car sinon il va s'énerver encore plus...répondre si on comprend ce qu'il dit, sinon répondre au hasard et se faire engueuler, et voir s'allumer la méchanceté dans son regard, et sentir brûler la peur dans mon coeur...
Espérer qu'il se couche, qu'il s'endorme là enfin, mais non, il est en forme, pas question qu'il aille coucher...
Alors quand ma mère ne bosse pas la nuit, elle m'envoie dormir à l'heure, mais elle reste avec lui sinon il pique sa crise, ça dure ça dure, de toute façon si elle va coucher il va aller l'embêter dans la chambre jusqu'à temps qu'elle se relève...et cette peur, cette peur au ventre dès qu'il ouvre la porte, dès qu'il élève la voix...
Et les heures passent dans les cris , je les entends, je suis censée dormir, petite fille qui doit aller à l'école demain, mais non je ne dors pas, je ne peux pas, j'ai peur, et s'il lui faisait du mal? Ca crie, il met de la musique militaire, j'ai sommeil, sommeil, je voudrais dormir, j'ai peur, j'en ai marre, c'est quoi cette vie de fou, qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça?

Et l'entendre malgré tout déverser ses méchancetés, dire qu'on y connaît rien, répéter 50 fois ses questions...ne rien dire, ne rien dire, ne pas répondre, puis finalement répondre car sinon il va s'énerver encore plus...répondre si on comprend ce qu'il dit, sinon répondre au hasard et se faire engueuler, et voir s'allumer la méchanceté dans son regard, et sentir brûler la peur dans mon coeur...
Espérer qu'il se couche, qu'il s'endorme là enfin, mais non, il est en forme, pas question qu'il aille coucher...
Alors quand ma mère ne bosse pas la nuit, elle m'envoie dormir à l'heure, mais elle reste avec lui sinon il pique sa crise, ça dure ça dure, de toute façon si elle va coucher il va aller l'embêter dans la chambre jusqu'à temps qu'elle se relève...et cette peur, cette peur au ventre dès qu'il ouvre la porte, dès qu'il élève la voix...
Et les heures passent dans les cris , je les entends, je suis censée dormir, petite fille qui doit aller à l'école demain, mais non je ne dors pas, je ne peux pas, j'ai peur, et s'il lui faisait du mal? Ca crie, il met de la musique militaire, j'ai sommeil, sommeil, je voudrais dormir, j'ai peur, j'en ai marre, c'est quoi cette vie de fou, qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça?

Des heures, des heures, ma mère m'a donné des boules Quies pour ne pas les entendre, pour que je puisse dormir, mais j'entends au travers, je suis à l'affût et dès que les voix s'élèvent je les retire et j'écoute, j'ai peur, tellement peur que ça tourne mal...
Parfois si j'entends trop crier, je viens dans la salle, je fais comme si j'avais juste envie d'aller aux toilettes, je me dis que ma présence va calmer les choses, j'essaye de détourner leur conversation...tant pis s'il s'en prend à moi "qu'est-ce qu'elle a la gamine?" ...
La gamine, elle a peur, elle a mal, elle a froid surtout très froid, je suis gelée pendant que tous ces cris entrent en moi , ça n'en finit pas, je suis si fatiguée mais c'est pas possible il ira jamais coucher...si au moins il laissait ma mère dormir...
Enfin il la laisse aller coucher enfin, très tard, 2 ou 3 heures du matin minimum, quand ce n'est pas nuit blanche...enfin je suis rassurée elle est dans ma chambre, elle dort dans le lit superposé...enfin je peux essayer de dormir sans penser, sans peur...
Mais lui il dort toujours pas, il parle à la télé, s'énerve tout seul, met toujours sa musique...se cherche à manger dans la cuisine et fait tout tomber...parfois il redébarque dans la chambre et décrète qu'il a faim...

Souvent quand il n'a plus d'alcool il crie pour que ma mère aille lui en racheter à la station d'essence, seul truc encore ouvert vers 23h ou minuit...ma mère ne veut pas bien sûr, sinon il va être encore pire, mais il a décrété...elle s'en va dans la chambre pour qu'il lui foute la paix mais il vient et crie encore, j'ai peur si peur, il menace, j'ai trop peur...tant pis je la supplie d'y aller, je la supplie et je pleure...alors devant ma détresse elle part malgré tout en chercher...et pendant ce temps là lui il me dit "d'arrêter mon cinéma"...j'ai tellement peur...il pourrait tout me demander je le ferais...il trouve que mon bureau est mal rangé, il décrète que je le range alors je le fais...tout plutôt que les cris qui me font si peur...

Quand elle travaille là c'est différent, c'est moi qui ne peux pas aller dormir...il ne veut pas, je tombe de sommeil mais il s'en fout, j'ai beau demandé si je peux y aller, il ne veut pas...les heures passent, et enfin très tard je me décide à y aller, allez j'y vais tant pis...il me parle, me parle, je suis à la porte de ma chambre et alors j'entends "viens t'asseoir", je réplique que j'ai sommeil, que j'ai école, mais non, tant pis, je reste encore...2, 3 ou 4 heures du matin, il s'en fout, et quand enfin je suis couchée il vient me parler...il est juste à ma hauteur car je dors en haut du lit superposé alors il parle et parle , m'empestant de cette horrible odeur d'alcool que je reconnais désormais à des kilomètres...


Il tient des discours plus ou moins incohérent, dans tout ça pour lui il est le meilleur et nous des cons...
Je remonte discrètement le drap sur mon nez pour pas sentir cette odeur si écoeurante...j'ose pas répondre, j'ai envie de pleurer, de le supplier de me laisser dormir...j'ai quoi , 9/10 ans...ça durera bien longtemps tout ça...

Et toutes ces fois où je me retenais d'aller aux toilettes de peur qu'il ne recommence à m'empêcher de dormir ou tout simplement de peur qu'il s'énerve...
Et cette fois où je me suis retrouvée à genoux pour je ne sais quelle raison, j'avais rien fait de spécial, c'était juste un désir de supériorité sûrement...
Et cette journée de dingue, où saoûlé au rhum, il avait décrété que je devais me mettre en chemise de nuit et aller me coucher, en plein après-midi, il était fou ce jour là, prenant son canif pour couper les plantes vertes, et cette terreur, toute cette terreur horrible...
Ce jour où il m'a révélé un secret que ma mère ne souhaitait me dire que plus tard...peu lui importait de me balancer ça, peu importe le choc il s'en foutait...le secret, mon père (décédé) n'était pas mon géniteur...ça simplement balancé à une petite fille de 9 ans terrorrisée...
Ce jour là on a eu si peur que l'on est parti en catastrophe, il était vraiment fou...


Et partir à l'école alors qu'il était encore là le matin ivre, partir la peur au ventre qu'il n'embête encore ma mère, savoir qu'il l'empêcherait de dormir alors qu'elle revenait de sa nuit de travail...
Partir à l'école et sourire là-bas, ne jamais rien montrer de l'enfer de la maison, ne rien dire...revenir le midi et le retrouver encore ivre...et parfois revenir de l'école à 16h , ma mère dormant dans la chambre et lui endormi sur la table...pas de bruit surtout, ne pas le réveiller, attendre, ne rien faire, faire discrètement mes devoirs...se taire, se taire...

Et cette fois où il est revenu avec un doigt entaillé, plein de sang, il faisait faire un pansement à ma mère mais s'amusait à refaire saigner la blessure à chaque fois...j'étais plus vieille, j'avais 16 ans, mais j'étais toujours aussi terrifiée...

Et l'humiliation d'essuyer ses saloperies, parce que lui tellement saoul urinait à côté dans les toilettes, mais bien sûr fallait pas lui faire la remarque...alors y avait plus qu'à réparer les dégâts, comme on le faisait pour le vin sur la table qu'il versait à côté...


Et cette nuit de peur où quand on était couché, j'ai entendu un grand bruit dans la cuisine, je me suis dit qu'il était tombé, je m'en foutais, il avait qu'à crever sur le carrelage...mais ensuite je l'ai entendu aller dormir et j'ai entendu ronfler...
J'ai attendu longtemps avant d'oser me lever pour aller aux toilettes...et là j'ai senti une très forte odeur de gaz dans toute la maison...heureusement je n'ai pas provoqué d'étincelle car je n'ai pas eu le temps d'allumer la lumière...
Mais effectivement il était tombé et s'était rattrapé à la gazinière, si ivre qu'il n'a pas vu qu'il avait ouvert le gaz...il a fallu aérer la maison, en craignant qu'il ne se réveille...j'étais à la fac à l'époque, j'ai eu très peur rétrospectivement de penser que tout aurait pu sauter...

Et tant d'autres souvenirs encore qui sont trop nombreux à énumérer...

Alors le bonheur total lorsqu'il était sobre, j'aurais embrassé la Terre entière...enfin j'étais bien, et j'allais sur ses genoux, je voulais tant lui montrer comme j'étais heureuse quand il ne buvait pas...
Mais la petite fille heureuse a eu 12 ou 13 ans...et les câlins sur les genoux n'ont plus jamais été normaux...

Après toute la violence verbale, la terreur de son état d'ivresse, je n'arrive pas à voir la violence de ce qui s'est passé par la suite...je ne vois rien, il y a trop de contraste...je suis aveugle à cette violence...

Opale
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Confiance trahie Pierre le 08-11-2003 20:51   répondre

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  Je suis en analyse depuis neuf ans, après trois ans de psychothérapie de soutien avec un psychiatre. Je suis instituteur depuis sept ans. Je me suis retrouvé l’année dernière avec une proportion d’enfants en difficulté ingérable dans ma classe. Je ne me suis pas plaint. Le psychologue solaire et le directeur départemental ont demandé ce qui pouvait justifier la présence d’autant d’enfants en souffrance dans ma classe. Le directeur et l’institutrice spécialisée ont regardé leurs pieds. Lui : « Mais Pierre, il est né dans un bar, qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ? » Elle : « De toutes façons les enfants en difficulté le restent. Le « déclic », c’est un truc pour les parents. Tout le monde ne peut pas être président… »

Quand j’ai essayé de leur faire comprendre qu’une petite fille dans ma classe souffrait trop pour ne pas être orienté, j’ai obtenu qu’elle le soit. Sa mère est venue ensuite nous dire que sa fille ne s’était jamais sentie aussi bien. Commentaire de l’instit spé., à table, devant tout le monde : « Tu sais, Pierre, avant on en parlait pas. On ne le disait pas dans les livres que les enfants en difficulté souffraient. » Une autre petite fille présentait beaucoup de signes d’une possible agression sexuelle. Malgré mes nombreuses tentatives, tout le monde a fui. L’angoisse montait en moi et me rappelait l’indifférence de mes parents face à ma souffrance, ainsi que celle des adultes qui auraient pu m’aider à l’époque.

J’ai alors demandé à mon psy deux séances par semaine avant de quitter cette école pour éviter de craquer avant mon départ. J’avais déjà eu à l’écouter me dire que ma mère ne m’avait jamais aimé, qu’elle m’avait utilisé comme un complément phallique. Et puis, mon psy m’a dit que mon père, lui m’avait aimé comme un homme. C’était insupportable. La dernière séance avant l’été, je lui disais que je voulais lui faire un cadeau. J’ai entendu un « que ? » qui m’a effrayé. Deux jours après, ce que mon père ma fait subir m’est revenu. Et depuis, quand je m’y attends le moins d’autres scènes me reviennent. Silence depuis deux mois que j’en parle à ce psy.

Puis, hier : coup de théâtre. « Cet été, vous avez déliré, comme il y a douze ans. Ce que vous me dites, je l’entends depuis le début. Vous avez une personnalité fragile. Il vous faut des médicaments pour que votre angoisse ne vous fasse plus délirer. » Alors que je me sentais soulagé de pouvoir enfin déposer ce fardeau, que les pièces du puzzle de mon histoire s’éclairait, avec ce que j’avais entendu de sa bouche, dans d’autres séances. Où est le problème ? Quel est ce revirement ? Je me sens trahi par ces propos que j’ai ressenti comme méprisants, irrespectueux de celui à qui j’ai fait confiance tant d’années pour avouer des événements douloureux. Encore des médicaments, comme il y a douze ans, quand j’ai dit à ma mère que mon père m’avait violé et qu’elle a fui. Cela fait douze ans, qu’au cours de soirées, je raconte ces scènes après avoir trop bu. Le lendemain, je ne m’en rappelle plus. Cela fait quelques semaines que des amis me l’ont avoué. Je ne veux pas me retrouver au point de départ. Abruti pour oublier ce qui dérange trop, pour combien de temps encore ? Je ne suis pas fou, angoissé certes, mais je ne délire pas. Où trouver du réconfort et qu’on puisse écouter sans juger ce que je préfèrerais oublier, ne pas revivre ?
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Passage obligé? Farewell le 04-11-2003 22:09   répondre

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  J'ai sans doute fait beaucoup de chemin depuis que je suis venue sur ce forum, je me suis decidée a en parler, je me suis souvenue de pas mal de trucs, mais j'ai surtout réalisé combien on souffre, toutes et tous. J'ai vu tous les anges qui avaient reussi a s'en sortir...et pourtant, ca me desesperait encore plus. J'ai ecrit a mon père qui n'a pas cherché a m'aider plus que ca. J'en avais tellement assez qu'on ne me voit pas sous mon vrai jour, assez de jouer les petites filles parfaites et epanouies, que j'ai avalé une quinzaine de cachets pendant que ma mère n'etait pas la.Au final, elle est revenue plus tot que prevu et m'a trouvé amorphe, completement droguée, elle a voulu s'approcher de moi et j'ai hurlé qu'aucune main ne se poserait plus jamais sur moi. Elle a essayé de me faire boire du café en me disant que ca allait passer. J'arretais pas de repeter que je ne voulais pas mourir, mais revivre. Quand je me suis evanouie, elle s'est decidé a m'emmener aux urgences. J'ai passé 2 jours en hopital psychiatrique, qui restaient, jusqu'a hier, les jours les plus horribles de ma vie.

A l'hopital une psychologue m'a posé des questions et j'ai repondu...elle a donc été obligée de faire un signalement. Mes parents ont donc recu une lettre la semaine dernière, me convoquant moi avec l'un d'entre eux jeudi matin a la brigade des mineurs. Mon frère a avoué m'avoir touché...mais sans suite. Mon père voulait qu'on parle ensemble, qu'on se prépare a ce que je vais dire jeudi. Evidemment, je n'en avais pas très envie, samedi soir il a perdu patience, il s'est defoulé sur moi. Et hier, ca a recommencé, comme si maintenant qu'il avait commencé, il pouvait continuer. Il m'a couru après dans toute la maison et je suis allée m'enfermer dans les toilettes. Ma mère m'a promis que si je sortais, ils me laisseraient tranquille, promesse tenue? pas vraiment. Ils sont revenus a la charge, en prononcant les mots qu'il ne fallait pas. Je suis devenue hysterique, hurlant, me debatant alors que personne ne me touchait.Ma mère m'a donné la definition du mot viol, en me disant que je ne devais pas comprendre son sens. Je voulais simplement qu'ils me laissent un peu seule...mon père est ensuite rentrée dans ma chambre en furie et m'a deballé tout un tas d'horreur, comme quoi tout etait ma faute, que si je ne les ecoutais pas, j'allais briser la famille, et qu'ils ne voudraient plus de moi a la maison, que jusqu'a lors il me croyait intelligente, que mon attitude le decevait, et j'en passe. Je ne pleurais meme plus car, au fond de moi, je le haissais de toutes mes forces, celui en qui j'avais vu un modèle, celui qui m'avait tout apris me detestait.Il m'a pris mes clés pour s'assurer que je ne parte pas et m'a dit que de toute facon, c'etait lui qui commandait. Et voila comment depuis deux jours, je n'ai meme pas le droit d'aller au lycée...

J'allais m'ouvrir les veines hier soir, mais je voulais dire adieu a mon meilleur ami, alors je lui ai envoyé un message. Il m'a appellé aussitot, on a passé 1h au telephone, en pleurant tous les deux, il avait jusqu'a present été mon meilleur conseiller, et la..il ne savait meme plus quoi me dire, alors il m'a chanté cette chanson, beautiful freak de eels, dont les paroles racontent l'histoire d'une fille, les gens pretendent qu'elle a un problème, mais c'est parce qu'ils ne la comprennent pas, et le garcon qui raconte dit que lui, c'est pour ca qu'il l'aime. Je ne sais pas pourquoi ca va mieux, car rien n'est arrangé, et je ne vois pas d'avenir avec un passé comme ca...( c'est aussi une chanson qu'il a ecrite lui "past but last" c'est du passé, mais il s'attarde.)et un present qui devient de plus en plus dur.Je lui ai juste posé une question, "crois-tu que tout aurait été mieux si je n'avais jamais rien dit a personne?", il m'a repondu " tout, non. Les choses peut-etre mais surement pas toi." Et maintenant je me pose la question, est que justement, les choses ne m'accablent pas?

Peut-etre est-ce une etape obligée sur la voie de la guerison, mais si on fait la moyenne, peut-etre qu'il vaut mieux etre a demi heureuse tout le temps, plutot que mourante et ensuite vivante. Et quand on va vraiment mal, on se dit qu'il y a un espoir que tout s'améliore, mais la, tout va tellement mal, que mon seul espoir est de mourir, le seul espoir qui ne decoive pas. Et toutes les choses paraissent alors sans importance, l'amour, les cours, la seule chose qui m'obsède jour et nuit, mes parents m'accusent moi, car meme si je m'en etais toujours voulu, je me rassurait en me disant qu'au fond, c'etait a lui qu'on reprochait les choses. Plus maintenant. Maintenant c'est moi la criminelle. Que vais-je dire jeudi? "c'est faux, il m'a juste touché une ou deux fois rien de grave, je vais très bien". Si j'y arrive je le ferai. Tout ca pourquoi? pour qu'on me laisse tranquille.
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La porte de l'amour donc du droit à la vie nathalie le 02-11-2003 19:51   répondre

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  une enfance plate, sans souvenirs, une vie de femme catastrophique marié à un homme instable, buveur et violent mais il ne m'a jamais frappé car je suis partie à temps.solitaire mais ayant besoin d'apporter mon aide aux autres, alors je deviens personnel soignant. étrange choix pour quelqu'un qui ne supporte pas qu'on la touche. enfermée dans ma forteresse, les douleurs provoqués par la vie, les deceptions, glissent sur moi. je souffre en silence, les échecs sont très diffidcile à surmonter mais qu'importe je ne suis pas la seule, alors protéger de ces murs j'avance encore et toujours.que puis je faire d'autres? de ma forteresse je regarde les réactions des autres à mon égard, peu de gens m'apprécie, beaucoup essaie de m'anéantir. toujours aucun souvenir de mon enfance, juste du plat. vie de couple atroce, il ne connait que la violence dans ces paroles et ces gestes, la haine dans le regard quand je veux me serrer dans ces bras. puis une nuit où l'horreur de la violence est là, si je reste il va me frapper et il ne pourras jamais s'arrêter, il me tueras, c'est sur! alors en pleine nuit je pars enfin loin de ce cauchemar. 15 années de solitude, où je ne me laisse pas approcher, mon attitude violente et mes paroles tranchantes comme la glace me protège, toujours aucun souvenirs d'enfant, le plat.

puis doucement au travers des chevaux, j'ouvre ma forteresse. en apprenant la psychologie du cheval, le mirroir me renvoie une image qui me renverse. alors doucement la remise en question de moi même et de ma façon de communiquer avec l'autre se fait. mais la forteresse est solide, et en dehors des chevaux, dès que les murs sont un peu faible, je les consolide rapidement, alors rejets d'une équipe au sein de mon travail, et pour la première fois de ma vie, je veux comprendre pourquoi. entretien avec une amie de longue date, elle me connait bien et elle termine ses études de psychologues donc elle saura m'aider! femme percevant le secret enfoui dans ma mémoire, la conversation dérive sur une petite puce que j'ai rencontré et qui est victime d'inceste et là tout d'un coup, cette femme fait un geste en appuyant des mots ce que des hommes font aux petites filles un cri s'echappe de mon âme, je pleures, je ne controle pas, je ne comprends pas, l'horreur, le gouffre, l'enfer vient de surgir de moi!

je venais de découvrir ce qu'est le déni quarente ans, et pas de souvenir d'enfance, que du plat, et l'horreur est là sous mes yeux mais c ne peux pas être vrai tout ça. deux jours après, l'image d'un bébé sur une table à langer, une main tiens la cheville et le bébé a très mal, puis quelque jours plus tard, des images d'un viol, qui est l'enfant? qui est celui qui ... je ne peux pas regarder, j'ai peur ce n'est pas possible. des émotions remontent, des images de coups sans prévenir, cela remontent en moi, mais pourquoi, moi la soignante dans sa forteresse sans souvenir d'enfance, le déni ce n'est pas pour moi, ça ne peut pas être pour moi.

la recherche d'aide m'ammene sur le forum, où nos Anges Gardiens essaient de me guider, mes petites soeurs de combat me tendent leurs mains et me croient, elles reconnaissent que moi, nathalie, avec une enfance jusque là plate, quand je parle d'images et de sensations, moi qui as dû se battre toute sa vie contre ma famille, contre les autres, pour me faire entendre, moi tout d'un coup, des mains se tendent pour m'aider et me croit. alors doucement, j'essaie de parler mais je n'y arrive pas, je ne peux le faire avec mon amie, alors j'essaie une psychologue, la deuxième rencontré sera la bonne.et moi, la femme que personne ne peut approcher, je fais la connaissance d'un homme merveilleux. de notre première rencontre mon coeur font pour lui mais je me dis que je n'ai pas le droit! mais l'amour est là pour nous. Ange merveilleux, sa patience n'a pas de limite, et il me porte mais voilà, face à ce passé qui remontent et me panique, comment faire? ma psy veut aller trop vite,elle me pose une question et je bascule dans le néant, monde sans vie, sans mort, sans paroles, sans émotions, elle ne comprends pas et ne vient pas me chercher. l'horreur, la panique en moi. mon Ange, me sauve, me console, parle avec ma psy, et doucement je reprends les séances.

mais j'ai si peur de descendre dans ce gouffre, j'ai peur de voler le temps de cet homme merveilleux, j'ai peur de le salir avec mon amour, je me perds, panique, je n'ai pas le droit de l'aimer, pas le droit de recevoir son amour. je n'ai pas le droit de mourir puisque vers deux ans mes parents m'ont placé chez mes grands parents car je faisait une dépréssion du nourrisson et il ne m'ont récupérer que pour me mettre à l'école vers deux ans et demi. je suis sure d'avoir voulu mourir mais ils m'ont refuser ce droit, et je n'ai pas eu le droit de vivre car ils n'ont pas voulu de mon amour d'enfant et non pas voulu me donner leur amour. il ne fallait pas faire de calins ni de bisous c'était pas bien, même entre frère et soeur on n'avait pas le droit. il ne fallait pas montrer ses émotions, pas dire si l'on était heureux ou malheureux.

les souvenirs de coups deviennent plus précis le bébé, ce tout petit bébé et battue, projeté en l'air et frappé contre quelque chose, et puis on le frappe avec quelque chose comme une planche en bois, les images des coups et les sensations sont là en moi, j'ai peur, très peur, je ne sais pas qui est le bébé, et cet homme si merveilleux auquel je vole son temps, et que je salie de mon amour il a beau me dire que non, la psy et mes petites soeurs de combat me disent que non mais moi, je n'ai pas le droit à l'amour, pas le droit de recevoir son amour ni de l'aimer, alors le choix en moi devient la mort.le passage à l'acte est fait, mais l'inconcient chemine, je me relève et écrit un appel au secours indirect à cet homme que j'aime, le téléphone sonne la voix de ma psy qui s'inquiète de ne pas me voir au rendez vous, alors je lui dis mon geste. je la charge de prévenir mon merveilleux amour amis elle ne peut le joindre.

doucement je m'éveille à la vie, doucement je réalise que moi, ce tout petit bébé que l'on a roué de coups, moi cette petite fille victime d'inceste, moi cette femme que l'on a humiliée toute sa vie, mes parents m'avait enfermé dans une prison de non droit. ils ont refuser mon amour de petit bébé, ils ont refuser de me donner leur amour, alors de leur attitude, de leur coups, ils m'ont emprisonnée dans uns sas entre la vie et la mort.perdue dans ce sas, perdue entre la porte de la vie et la mort, je ne pouvais accepter le bonheur que cet homme me donne. mais son amour avait déposé des lanternes sur mon chemin, et mes petites soeurs de combats des petits cailloux. de ce choix extrème vers la mort, l'amour que j'ai pour cet homme m'a ouvert la porte de la vie. la paix se fait en moi parce que je sais au plus profond de moi que j'ai le droit d'aimer cet homme et de recevoir son amour, j'ai enfin le droit à la vie. je peux enfin regarder vers mon passé et traversé cet enfer, car je suis une victime.
mais de ce geste, j'ai peut être perdue cet homme que j'aime et dont l'amour me permet de comprendre tout ceci, je ne sais s'il me pardonneras. alors s'il vous plait ne laisser pas vos boureau détruire votre vie, accepter l'aide qu'on vous tends pour trouver en vous cette porte de la vie.
nathalie
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mauvais fils ! Pierre le 01-11-2003 01:09   répondre

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  Qui suis-je? Douze ans de thérapie et quelques tentatives de suicide après, j'ai envie de dire ce soir : un mec bien. Mes parents m'ont volé trente-trois ans de ma vie. Ils n'auront pas ce qui m'est offert maintenant. S'ils ont souffert, je n'y suis pour rien et n'y peux rien. J'avais le droit d'être considéré comme un garçon. Ils m'ont volé toutes ces années. En bon fils, j'ai essayé de les aider, jusqu'à comprendre, enfin, qu'ils me détruisaient et s'en réjouissaient. Né dans le sadisme, la violence voilée de manipulation, j'ai fini par m'y habituer. Ils avaient raison : sans eux, je ne pouvais pas vivre. Aujourd'hui, j'ai pu dire, enfin, à mon analyste :"J'ai vu mon père m'enculer, sous la douche, me répétant doucement combien il m'aimait."
Je m'étais mis ailleurs. J'étais trop petit. J'ai fui. J'ai tout fait pour fuir. A seize ans, je me suis coupé les veines et ai bouffé de la mort aux rats. Ma mère, à qui j'ai reproché son éternelle froideur, qui n'est même pas venue vers moi, n'a trouvé à me dire que : "Il y avait tellement de monde autour de toi..." Il y a un mois, quand je lui ai dit que je ne voulais plus les voir : "J'ai vu des psychiatres. Ton père n'a pas le profil d'un violeur. Il a eu une relation fusionnelle avec toi. Il t'a arrêté dans ton développement(?), mais il ne t'a pas violé." Pauvre femme, pauvre famille, je serai heureux, orphelin, mais aimant et aimable.
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Mon père...ma blessure... Geneviève le 28-10-2003 23:28   répondre

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  Aujourd'hui ca va bien , hier ca n'allait pas du tout et demain je ne sais pas encore comment ca va aller... Et c'est comme ca depuis le jour ou j'ai décidé de parler...A mes 18 ans je me suis sortie de cette vie qui ne m'allait plus ...de 4 ans a mes 18 ans moins 2 jours car je n'ai pas réussi a endurer jusqu'a mes 18 ans ferme... mon pere a fait de moi ca propriété, je pensais comme lui, je devais aimer les memes choses que lui, et bien sure je devais approuver ce qu'il me fesait quoi que de toute maniere je ne me donnais meme pas le droit d'essayer de savoir si c'était correct ou non, je subissais et c'est tout, les lendemains étaient tous pareils, c'était comme si il n'y avait rien eu, sauf que moi, j'avais cette honte qui me blessait et je l'avoue, elle est encore présente...j'ai passée ma premiere vie (c'est ainsi que j'apelle ma phase 0 a 18 ans)
a ne pas me rendre compte de ce qui se passait de pas normal chez moi avec mon père , et ma deuxieme vie je la passe a m'en rendre compte et ca ca fait mal...
J'ai proté plainte après mon départ, j'ai vécue le processus judiciaire, mon père n'a rien eu d'autre qu'a payer un certain montant et a etre chez lui apres je ne sais plus quelle heure le soir pendant quelques semaines et moi qui vomissais chaque jour que la vie m'emmenais, tout ca pour rendre justice, a qui? Rendre justice pour qui? Pour moi,oui, ce fut une un certain soulagement car...
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enfin ! kathleen le 25-10-2003 03:00   répondre

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  j'ai 24 ans et je commence enfin une sorte de nouvelle vie. En effet il y a 5 mois s'est terminé un procès que j'avais engagé contre mon frère aîné qui a abusé de moi pendant 5 ans. Prendre cette décision a été extrèmement difficile et douloureuse. Mais après une thérapie, des études difficiles à réussir et cette apparente quiétude familiale qui devenait insoutenable, je me suis rendue compte que je n'avais plus le choix. Il fallait que je pose mes valises et que je regarde les problèmes en face. J'ai pu à ce moment exprimer toute cette histoire à mes parents. Ce procès a démantelé ma famille, a ravivé et créé de nouvelles souffrances mais on peut dire que c'est un mal pour un bien. Aujourd'hui chaque membre de ma famille est en phase de reconstruction, panse ses plaies.Je sais qu'un jour viendra où nous nous retrouverons tous et réapprendrons à nous aimer. Quant à moi je me reconstruis doucement, cela prendra du temps mais "le pire est derrière". Je vis enfin pour moi sans me sacrifier pour ma famille comme je le faisais autrefois, je me créé mon propre bonheur au fil des jours. Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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inceste avec une tante hacine le 15-10-2003 22:30   répondre

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  salut
la tante et le monsieur aqui le clavier ne sait pas encor c'est un tabout ou un amourmais ce que je fait c'est un amour qui me fait vive adeux mais unelaison
d'amour alor laisser les gens faire ce que il veut sans condition la vie est tres dures mais personnes ne sait ou ilest mais l'amour est tres apart de le fair hacine ...........
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pourquoi je n'ai jamais rien dit séverine le 24-09-2003 22:37   répondre

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  Ce tabou qui est resté en moi parce que la honte m’empêchait de le dévoiler, je voulais en parler, parce que moi aussi j’ai vécu ce qu’aucun enfant ne doit vivre, ce qu’aucun enfant n’est préparé à vivre, à subir, et même si les sensations sont présentes, sont là, elles font souffrir ces sensations, sur le moment, pendant, après, et encore longtemps après… elles sont toujours là en nous et comment s’en débarrasser ? je crois avoir évacuer quelques points de ce tabou en ayant eu le courage d’en parler, mais je subis encore les conséquences et elles me perturbent dans ma vie de jeune femme. On ne peut pas demander au corps d’oublier, je n’ai pas envie d’oublier, ça serait mettre de côté ce que j’ai vécu inconsciemment et innocemment et ce que j’ai intériorisé jusqu’à maintenant, je ne veux pas oublier mais vivre avec, vivre bien dans ma peau, et pour ça, je sais que mon corps a encore ces choses en lui, alors dans l’harmonie du corps et de la tête, j’avance à petit pas pour recentrer ma personne vers la vrai vie…



Je me suis rendue compte, un soir dans mon lit, j’ai compris pourquoi je n’avais jamais parlé, pourquoi j’ai toujours gardé ça pour moi. Lorsque ça m’est apparu, j’ai fait des bonds, j’ai crisé, je me suis débattue, non ce n’est pas possible, ce n’est pas possible, pourquoi ai je vécu ça , pourquoi ai je fait ça, pourquoi ai je réagi comme ça… j’ai eu des pulsions terribles, des crispations, des gestes de dingue… mais cette réaction brutale m’a fait réaliser combien mon propre comportement devant l’inceste était une des causes de tout ce mal être.


Je me sentais responsable. Toute jeune, bien avant que mon oncle n’ai commencé à me toucher, moi petit fille j’ai découvert mon corps. J’ai découvert cette partie sensible de mon corps, et bizarrement ça me « chatouillait », sensations bizarres, mais rien que des touchés de découverte sans grande insistance ni importance, des jeux d’enfant.
Ensuite mon oncle a commencé à me toucher, plus exactement non, je n’ai pas souvenir de toucher, mais de douloureuses pénétrations. Il ne me touchait que pour entrer en moi et forcer jusqu’au limite du possible et je n’ai toujours pas compris pourquoi il insistait tant, et pourquoi les autres aussi ont tant insisté pour entrer encore et encore plus loin en moi. Mes souvenirs, mes traces, une douleur immense qui ne cessait, puisque d’un WE à l’autre, la douleur n’arrivait pas à s’estomper, et elle reprenait le WE suivant, indéfiniment… elle restait en moi indéfiniment…


Et lorsqu’il m’a demandé si, seule, j’avais essayé de me toucher, je lui ai timidement répondu OUI… quel supplice de lui avoir avouer, de lui avoir révéler ce secret de petit fille, qui même si elle avait osé caresser cet endroit sensible, n’avait pas fait de mal, maintenant je le sais, je l’accepte, je n’avais rien fait de mal, ce n’était qu’une innocente découverte, d’autres enfants ont pu la découvrir tout comme moi, malheureusement pour moi, cela insinuait que j’étais bel et bien responsable de ce qui se passait désormais avec mon oncle, il avait deviné parce que j’étais de son monde, de son monde de perversion sexuelle, j’étais sûrement une obsédée sexuelle puisque j’avais découvert seule cette partie de mon corps si surprenante… Les dés étaient jetés : j’étais responsable, je devais accepter, « jouer », faire tout ce qu’on me demandait de faire. Puis il m’a parlé des « filles salopes » : « quand tu seras plus grande, il faudra faire attention, il est normal qu’un garçon voit plusieurs filles, mais une fille non. Une fille qui voit plusieurs garçon est une salope, fait attention… ».

Je suis donc une salope, la petite fille en moi a compris qu’elle était une salope : je « voyais 4 garçons », je faisais des choses avec 4 garçons, je suis une salope. Encore plus facile d’y croire, lorsque les jeunes ne portent aucune attention sur moi, aucune parole, les mains aux fesses en plein public, ah oui ça ils savaient faire, mais aucune considération, bien entendu tant que je n’étais pas nue devant eux…


Puis il a voulu me montrer la masturbation, il voulait que je m’active devant lui. Quel supplice. Mais le pire est que moi seule, je ne pouvais m’empêcher… je ne sais pas pourquoi encore, les pulsions désagréables, agréables ????? elles me poussaient jusqu’à la démence qqfois, une, deux, trois, quatre qqfois cinq fois par jour, je ne pouvais m’en passer, ça devenait impossible, ça devenait un tic, un besoin, un moment… n’importe où, en salle d’attente, pendant les devoirs, sur le canapé, des fois entourée de personnes, sur mon orgue, à l’école en plein cours et là c’est obligé on a du me remarquer, c’est obligé j’étais tout devant, mais je ne pouvais pas m’arrêter, m’abstenir, si vous pouviez savoir, me comprendre, je m’énervais sur mon corps, ça devenait une drogue, un besoin incontrôlé, une insulte à mon corps, je me brûlais, je me faisais mal, je me forçais, je me blessais à force mais la douleur ne pouvait prendre le dessus, je continuais, vous pouvez pas savoir comme je ne comprenais pas ce que je faisais, je ne comprenais pas pourquoi et comment arrêter, comment m’empêcher, c’était incontrôlable, j’en ai encore honte, honte, honte…

1 ère raison : j’avais osé me toucher et c’est ainsi que j’ai dévoilé mon côté pervers sexuel et je continuais seule, je continuais à faire réagir mon corps sans contrôler ces pulsions qui m’envahissaient.

2 ème raison : le tabou. Il ne me touchait donc que pour m’humilier de ces coups insidieux, par effractions douloureuses. Quand il en vient à m’embrasser le sexe, je n’arrive pas à employer d’autres mots, je n’arrive pas… c’est le plus terrible pour moi, c’était le plus dur à accepter. Ca ne s’est passé que quelque fois, puisque c’était à moi de m’occuper de lui et non lui… il ne m’a jamais pourtant demandé si je ressentais qqch, je ne lui ai jamais rien dit, je ne lui ai jamais montré que je ressentais qqch. Mais le pire pour moi c’est qu’après cette première fois, j’avais envie qu’il recommence… ouille c’est dit… bien entendu lorsqu’il me demandait si je voulais, quand il venait me chercher à l’école, je ne voulais pas mais je n’osais le dire.

Et lorsqu’il arrivait sur moi, dénudée, lorsqu’il commençait… j’avais envie qu’il revienne sur ces gestes découverts depuis peu… j’attendais… non, ça n’arrivera pas. La prochaine fois peut être. Ca n’est arrivé que qqfois, mais au moment où ça se passait, c’est inimaginable les confusions et les contradictions du corps et de l’esprit qui se mêlent, s’entrechoquent dans un laps de temps si restreint : non je ne veux pas, oui je veux, non ce n’est pas bien ce que l’on fait, je ne veux pas ressentir ça, c’est mal, oui j’ai envie de revivre cà… c’est indéfinissable, c’est inhumain… j’en ai souffert moi « petite salope », j’en ai tellement souffert enfant, et j’en souffre encore maintenant. Je ne peux plus accepter le plaisir, je n’aurai pas du le découvrir, l’attendre, le vouloir étant enfant… je le voulais et le refusais, comment voulez vous que mon corps y comprenne qqch !!!!!
Le blocage peut il être cassé ? je n’en suis vraiment pas certaine mais la vie sera ainsi, elle m’apportera lorsque je serai prête à accepter de nouveau.

Désormais, j’ai refusé beaucoup de relations, je ne me suis jamais permise de vivre une relation amoureuse, en tout bonheur, en tout plaisir, seulement des relations de domination, des relations où l’homme pouvait faire de moi ce qu’il voulait, quand il voulait.



La domination, je la comprend, je ne l’ai pas encore apprivoisée mais je sais comment je réagis. Ce que j’ai vécu et ce que je me suis infligée ont entamé ce processus de responsabilisation, de honte, de non amour, non respect, non estime de ma personne.

Et si je raconte tout ceci, c’est qu’on m’a expliqué que ces comportements sexuels étant enfant, étaient fréquents chez les jeunes abusés… quel soulagement, c’est une conséquence, alors ça arrive, je ne suis pas une obsédée sexuelle, je ne suis pas la seule… alors c’est dit, et si ça peut aider qqn, si ce qqn a vécu les mêmes chaos, ce qqn n’est plus seul, c’est une conséquence et je, nous n’en sommes pas responsable. Je n’ai jamais rien dit, dévoilé étant enfant car je me sentais responsable et salope, aujourd’hui je ne me sens ni responsable, ni salope alors je le dis.



Et pour cette dernière chose que j’ai faite, cette dernière faille, je ne suis pas encore capable de l’avouer, je vais prendre mon temps et me respecter.

PS: je viens de relire et il y a qqch qui me choque, c'est le terme "embrasser" : il est trop beau ce terme pour être emloyé ici, en ces circonstances... mais c'est tellement dur à exprimer...
Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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désillusion Daphné & Juliette le 19-09-2003 13:44   répondre

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  --Daphné-->
Je pensais que ma journée allait se poursuivre... où je pourrais encore, faire l'imbécile, histoire penser à autre chose... eh ben, il a fallu que je revois ce bourreau (l'inconnu qui m'a agressée à l'entrée et du parc y a deux ans).... Au début, j'ai pas très bien remarqué et ensuite quand j'ai su que c'était lui, .... eh ben, j'ai composé le 17 mais, j'ai pris peur, et j'ai raccroché.... C'est pas juste, il travaille pour gagner sa vie... et, moi, il me détruit de jour en jour... :'-( :'-( :'-( :'-(
Je pense même, qu'il m'a reconnu car j'ai bien vu quand il me regardais quand je fesais semblant de ne pas l'avoir vu.... C'est la deuxième fois que je l'ai vu, et par le courage d'appeler la police.... je veux qu'il soit puni comme ça il sera ce que c'est de se sentir puni..... j'en ai marre.... :'-( :'-( :'-( :'-( :'-( :'-( :'-(
:-(
Daphné


--Juliette-->
Tu dis qu'il travaille pour gagner sa vie. Qu'est ce qu'il fait dans la vie ma belle ?

Bisous ma toute douce. :-X
Juliette


--Daphné-->
Pas grand chose, il travaille dans un marché de celui de garges... et quand, je l'ai revu pour la première fois, c'étais dans celui de sarcelles... et, après ça sera lequel... il m'enferme...
Daphné


--Juliette-->
Qu'est ce que tu ressens dès que tu le vois ? Essaie d'écrire tout ce que tu ressens quand tu le vois ? La panique ? La peur ? Mais de quoi ? Qu'est que tu as envie de faire à ce moment là ? De fuir ? De te cacher ? Qu'on te protège ? Essaie d'entendre ce que tu ressens à moment là et écris le pour y voir clair.

Je t'embrasse ma toute douce d'amour. :-X
Juliette


--Daphné-->
Ce que je ressens... au début, rien, comme si je suis déconnecté de mes sentiments, ...puis après, c'est la panique, l'angoisse... mon coeur crie, je me sens déboussolée... Et, quand, je sais qu'il me regarde, j'ai peur qu'il vient me voir, et qu'il recommence, qu'il me fasse du mal ou qu'il trouve un moyen de savoir si j'ai fait une déposition.... La seule envie que je veux c'est me cacher, essayer de me dire que c'est pas lui, qu'il est pas là, qu'il est loin, que ce type ressemble à lui, mais c'est pas lui...et, aujourd'hui, j'ai ressenti un peu l'envie de me venger, mais, ça c'est bloqué par la peur...et, j'ai essayer de plus y penser, mais, là, ça me fais mal, de savoir ça, qu'il est toujours aussi de près de moi, et surtout qu'il m'ait regardé, c'est pénible ce regard, il me pèse... Je crois que c'est pas tout, mais, je sens que ma tête va exploser, là....
:-(
Daphné


--Juliette-->
Oui il y a un fort sentiment de persécution quand tu le vois. C'est un sentiment normal qui crée toutes les émotions que tu ressens et te rappelle le moment de l'agression. Ce qui est bien aujourd'hui c'est que tu as voulu appeler de l'aide. C'est une bonne chose, parce que tu as pu agir et ressentir ta peur aussi c'est bien de le déterminer. Ces émotions te font être dans l'action. Là tu as pu dégager de l'énergie et ne pas être dans la passivité. Donc tu as dégagé une force. C'est bien. Maintenant ce qu'il te reste c'est le sentiment de persécution un peu comme si il pouvait apparaître à tout instant sans que tu t'y attendes. ça va jusqu'à de la paranoïa (ton imagination qui crée des images de possibilité d'agression) vois le simplement parce que cela va te permettre de dégager des moments où tu te ressens agressée. Vois le simplement comme tel, c'est important pour que tu puisses te recentrer très vite dès tu as l'impression d'une agression possible.

Je t'embrasse ma toute douce, de tout coeur. :-X
Juliette


--Daphné-->
Désolé de te demander ça. Mais, tu peux me réepliquer, car je saisi pas trop là...
Depuis le jour de cette agression, j'ai l'impression de le voir partout, dans chaque coin de la rue, alors, la première fois où, je l'ai revu a été un choque comme la deuxième fois quand je l'ai vu. pour la troisième fois, on va dire que je m'y attendais un peu, en faite te le revoir. La seul hic, c'est que j'ai pas eu le courage d'appeler la police, et ça je m'en veux beaucoup...
Daphné


--Juliette-->
Oui, en fait depuis l'agression cela t'a laissé un traumatisme. Et quand tu le revois cela réveil ce traumatisme, tu ressens comme un choc émotionel, ce qui est bien c'est que les émotions tu les ressens d'où le fait que tu as voulu agir la 3ème fois, c'est bon signe. La peur que tu as ressenti qui t'as empêché d'aller jusqu'au de ton appel à l'aide, c'est bien que tu l'ai ressenti tu mets ainsi le doigt sur ta peur. Le fait de t'en vouloir aussi c'est bien de le ressentir comme tel parce que du coup tu vois que tu t'auto juge par rapport au sentiment de peur que tu as ressenti. Le tout c'est d'être bien consciente du processus dans lequel tu rentre jusqu'à ce que tu t'en veuilles qui est en fait tout le traumatisme dû à cette agression. C'est là dessus qu'il faut travailler et comprendre. Les conséquences quand l'agression suceptible est passé, c'est le sentiment de persécution, c'est à dire d'être sur tes gardes en permanence. D'où le fait que tu sentes parfois les mains qui te touchent etc, jusqu'au regard des autres qui peuvent être une persécution. Il y a un traumatisme et c'est important pour en guérir d'identifier tout ce qui as attrait à ce traumatisme pour que tu puisses simplement te "recentrer" à chaque fois que tu ressens ce traumatisme et t'en dégager.

Je t'embrasse avec beaucoup d'amour ma toute douce. :-X
Juliette

--Daphné-->
Merci, Juliette, je comprends mieux là...
Comprendre mon traumatisme est très difficile puisque il est assez complexe et, je vois pas d'où il vient exactement mon traumatisme... Es ce du à la première fois que cela m'est arrivée ou es ce l'ensemble de ce qui m'est arrivée ? Je t'avoue que c'est comme un brouillard tout ça....

Je t'embrasse
Daphné


--Juliette-->
Je pense que ce traumatisme dû à cette agression a en plus cristalisé d'autres traumatismes antécédents mais celui ci te permet parce qu'il est extérieur à la famille t'aide à t'exprimer. Je dis t'aide parce que tu peux t'autoriser à ressentir parce qu'il n'y a pas de lien parental. Je ne dis pas que c'est bien ce qui t'ai arrivé, mais par cette agression ton système de survie y trouve une liberté d'expression que tu n'avais pas avant. Là je m'exprime par intuition vis à vis de toi parce que je ne te vois pas et je ne te connais pas de vis eu, alors j'établie une compréhension intuitive. Peut-être et cela tu peux me le dire si je me trompe, qu'avant cette agression tu étais très renfermée sur toi-même. Les traumatismes dans un lien parental sont plus complexes parce qu'il y a l'interdit. On se construit sur cet interdit d'où la très grande difficulté de s'exprimer quand il y a maltraitance dans une famille parce qu'il faut avant de pouvoir en parler dépasser l'interdit familiale. Je ne rentre pas dans le détails de l'interdit parce qu'il est complexe et différent pour chacun tout dépend à quel stade de l'enfance, dans quels conditions familiales, contexte religieux et moraux etc.

Je t'embrasse ma toute douce Daphné. :-X

Juliette


--Daphné-->
non, ton intuition est bonne. Je suis quelqu'un de très renfermée et avant cette agression, j'étais aussi renfermée que parfois, j'étais comme les autistes où je me créais un monde meilleure avec des gens qui m'aimaient pour ce que j'étais sans me faire du mal... Je sais que c'était dans la tête tout ça mais ça me fesait du bien,et aujourd'hui encore ça m'arrive... Et, je me demande si c'est pas pour ça que mon traumatisme est violent...
Daphné


--Juliette-->
Le fait que tu crée un espace où tu te sentes aimée c'est bien parce que cela répond à un besoin justement dans la difficulté. Quand ton besoin sera reconnu dans sa globalité pour toi même cette création qui sera devenue réelle disparaîtra de lui même. Pour que cette création que tu conserves en toi qui est ton espace de vie se réalise, c'est en fait tout ton potentiel créatif qui se trouve là, il y a à te libérer de tes traumatismes (les traumatismes sont des noeuds énergétiques créés par des agressions d'où le fait que l'on emploie le terme de blocage, alors cela se situe émotionnel, mental, physique et spirituel) cela passe par la compréhension de toi-même. C'est pour ça que c'est un travail très long et qui demande beaucoup de connaissance car cela touche tous les plans de l'humain. Il existe actuellement de nouvelles thérapies, donc des thérapeutes qui ont compris tout cela et qui du coup tiennent compte de tous les plans de l'individu.

Je t'embrasse ma toute belle :-X
Juliette
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Maman Line le 18-09-2003 18:16   répondre

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  Oui, maman, papa me touchait quand je n’était qu’une enfant et oui, j’aimais ces touchés. Mais ce n’était que très normal que je ressente quelque chose et que je trouve ces sensations plaisantes. Tu devrais le savoir, tu étais une femme et tu aimais bien ces sensations toi-même. Mais cela, personne ne me l’avait dit quand je n’étais qu’une enfant. Tout ce que je savais c’était qu’il était mal de toucher à ses parties génitales et alors encore plus d’en ressentir du plaisir et de laisser quelqu’un y toucher. Alors c’était moi et moi seule qui était fautive, pas normale, dégueulasse et qui de ce fait ne méritait pas et ne mériterais jamais d’être aimer vraiment. Je n’étais et ne serais toujours qu’un objet sexuel.

Pourquoi mon corps à moi aurait-il été différent du tien et ne rien ressentir. Et pourquoi, moi, j’aurais dû ne pas aimer cela. Pourquoi, parce que MON corps réagissait agréablement à ces touchés, ça aurait fait de moi, une vilaine petite fille. Étais-tu, toi, une vilaine femme parce que tu aimais ces sensations.



Pour toi une petite fille qui aime ces sensations, c’était une vilaine petite fille. Mais papa, lui, tu avais beaucoup de mépris pour lui et tu as même dit que tu avais toujours peur qu’il ne touche une de ses filles. Alors, pourquoi, à 9 ans, quand je m’étais assise à cheval sur lui, m’as-tu reproché à moi de m’assoire ainsi sur lui. Tu me l’as dit toi-même, toujours avec mépris, que lui faisait semblant de dormir et qu’il ne m’aurait jamais rien dit. Qu’il aimait bien trop cela pour me dire quoi que ce soit. Mais alors pourquoi ne lui as-tu rien dit à lui. Pourquoi est-ce juste à moi que tu aies dis quelque chose. Mais non, tu ne pouvais rien lui dire à lui. Ça aurait admettre que tu savais qu’il aimait que je m’assoies ainsi sur lui et que c’était un père qui pouvait être malsain pour ta fille. Et alors, qu’aurais-tu pu faire, si ce n’est t’en séparer. Mais cela tu ne le pouvais pas, car alors, adieu la belle maison. Tu aurais été confiné à la pauvreté. Et cela, pour toi, c’était la pire chose.



Alors, tu as préféré fermé les yeux. Me dire à moi, que ce n’était pas une façon pour une fille de 9 ans de s’assoire ainsi sur son père. Et ainsi, s’il me touchait et que je le laissais faire, tu n’avais rien à te reproché toi. Tu me l’avais dit que ce n’était pas des choses à faire pour une petite fille de 9 ans. Alors, à partir de ce moment, c’était à moi à dire à mon père, qu’il ne devait pas me toucher. Toi, tu avais fait ce que tu avais à faire, n’est-ce pas. Le reste tu t’en lavais les mains.

Tu me faisais dormir dans la même chambre que lui, tu me laissais seule avec lui quand tu allais faire des commissions. Mais tu n’as rien à te reprocher. À 9 ans j’étais assez vieille pour savoir ce qui était bien et ce qui ne l’était pas et c’était à moi de me faire respecter. Si je ne le faisais pas ce n’était quand même pas de ta faute.



Tu m’as tellement bien éduqué, que lorsque je suis devenue femme, j’ai été incapable de ressentir du plaisir à faire l’amour. Ah, j’ai bien appris à le faire taire mon corps. Mais toujours j’ai gardé ce sentiment d’être une vilaine petite fille, d’être quelqu’un d’anormale. Quelqu’un qui devrait toujours se surveiller, sinon, on le saurait que je n’étais une bonne personne et alors on me rejetterais.

Et aujourd’hui, tu te demandes ce qui ne va pas avec moi. Comment se fait-il que j’aie fait une dépression. Pourtant tu as tout fait pour me protéger, comme tu me l’a dit cet hiver. C’est sûr que c’est moi, qui ai quelque chose qui cloche, qui ne suit pas normale. Eh oui, maman, tu peux te dire que c’est moi qui n’est pas normale. Je ne l’ai jamais été, toute ma vie le prouve. Je suis quelqu’un de fragile, qui a des problèmes psychologiques. J’en ai toujours eu, n’est-ce pas. La preuve, on a juste à voir dans quel état d’esprit je suis maintenant.
J’ai toujours été quelqu’un de faible, n’est-ce pas et c’est de là que me viennent tous mes problèmes. Quelqu’un de fort comme toi, ne fais pas de dépression. Quelqu’un comme toi se respecte. Travaille, s’achète de beaux vêtements, une belle maison et fait en sorte de toujours être bien mise et que sa maison soit toujours très propre.



Quelqu’un de faible se laisse abusé par son père et fini par en faire une dépression. Mais sais-tu maman que le principale cause de ma dépression, c’est justement cette attitude que tu as eu avec moi. De toujours me faire croire que toi tu avais fait ce que tu avais à faire et que ce n’étais pas ta faute si moi j’avais tous ces problèmes. Que j’en étais la seule responsable.

N’aurais-tu pas pu au moins ne pas me mettre dans la même chambre que lui, ne pas me laisser seule avec lui et me mettre en garde contre lui, plutôt que de me faire sentir, moi, coupable.

Ce n’était pas moi la coupable, mais bien lui. Mais cela tu aimais mieux ne pas le voir. Car ça aurait impliqué que tu prennes tes responsabilités face à cela. Mais non, tu ne le pouvais pas. La belle maison, les beaux vêtements et les belles apparences étaient bien plus importantes.

Ah oui, papa a fait de moi, une femme avant son temps et as tué la petite fille en moi. Mais toi par tes remarques désobligeantes à mon égard, tu as tué la femme en moi, avant de tuer la mère quand je suis tombée enceinte de Nathalie.

Tu auras peut-être de la difficulté à le croire, mais de vous deux, c’est toi qui m’a causé le plus de tords.

Line
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Ce foutu tabou Opale le 17-09-2003 00:43   répondre

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  ...je voudrais tant qu'il ne soit plus tabou ce tabou...je voudrais tant que les victimes qui ont ressenti des choses puissent le dire , je voudrais tant que ça devienne pour les gens extérieurs une des "composantes" de l'inceste comme la violence physique...si ça devenait quelque chose de "normal" pour le grand public alors au moins les victimes se sentiraient peut-être moins des salopes, elles verraient peut-être plus facilement qu'elles ont été agressées...

Je sais que je parle beaucoup de ça, c'est d'ailleurs la première chose avec laquelle je suis arrivée sur le forum...mais moi ce tabou ça me bouffe, ça m'enchaîne, ça m'enferme dans une prison...
C'est impossible de se voir victime quand un type qui ne vous demande rien en échange vous "offre" des sensations apparemment agréables pour le corps...
C'est la prison, il détient la clé dans ses mains...
Dans ma tête à l'époque je l'aurais presque "plaint" puisque lui il me donnait quelque chose et que moi je ne faisais rien...je me disais que je devais le remercier...comment on peut raisonner comme ça!!!!

Ces putains de sensations me bandent les yeux...je ne vois pas le mal dans ce qu'il a fait, je ne vois pas le plaisir qu'il a pu en retirer...je vois juste un type restant habillé et disant que ce qu'il faisait c'est un cours, il me montre, il voit que mon corps réagit alors il continue pour me "faire plaisir", il m'apporte même un verre d'eau à la fin...


Et je dois le voir comme un agresseur...mais COMMENT? COMMENT?
Je suis enchaînée...
Faut qu'on libère ce tabou, il le faut pour les autres, pour les plus jeunes, pour les futures malheureuses victimes...

Moi j'en ai vu des émissions, j'ai lu des livres mais jamais personne ne parlait de ça, tout le monde parlait de coups, de menaces verbales...alors moi ben je me disais que non seulement j'étais pas agressée mais qu'en plus j'étais vraiment une salope d'accepter ce qui torturait ces pauvres filles...

Je sais ou je suppose que c'est pas la majorité des victimes qui ressentent des choses...je ne minimise pas du tout les abus avec violences physiques et menaces et chantage, mais je veux qu'on brise le tabou, avec toutes celles qui peuvent, qui ont vécu ça, qui peut-être nous lisent en silence là...

Faut briser les chaînes...

Bisous

Opale
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Vilaine petite fille Line le 14-09-2003 05:46   répondre

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  Quand j'étais une toute petite fille on m'a appris qu'il n'était pas bien de toucher à notre sexe. Il fallait toujours attention à faire très attention à ce que personne ne puisse même voir notre sexe. Il ne fallait même pas que l'on laisse appercevoir notre petite culotte. Tout cela était très mal. Pourquoi? Ça on ne me l'a jamais expliqué. C'était mal c'est tout.

Je me souviens un jour où je descendais la rampe d'escalier à cheval et que ma mère m'avait réprimander parce que ce n'était pas une façon de faire pour une petite fille. Juste son expression en disait long sur ce qu'elle en pensait. Mais je ne comprenais toujours pas le pourquoi.

Et puis quand j'avais 9 ans ma mère m'avait réprimander encore, cette fois-là, parce que j'étais assise à cheval sur mon père face à lui. Elle m'a dit que ce n'était pas une façon de s'assoier pour une petite fille de 9 ans. Mais pourquoi? Jamais on ne me l'a expliqué.

.

Et puis un jour mon père m'a touché là où c'était interdit que moi-même je touche et là j'ai ressenti une drôle de sensation. C'était bizarre, c'était comme une chatouille. Ça faisait pas mal, c'était même àgréable. Mais ce devait être mal, puisque ma maman m'avait toujours fait comprendre que c'était mal de se toucher là.

Mais alors pourquoi, mon papa, lui me touchait. Pourtant il n'était pas méchant mon papa. Même qu'il était plutôt gentil avec moi. Il ne me réprimandait presque jamais lui et jamais il ne m'avait repoussé, comme ma maman le faisait souvent, quand j'allais m'assoier sur lui pour lui faire des câlins.

Mais alors je ne comprenais plus rien. Mais ce devait être maman qui avait raison. C'était mal de se toucher ou de se laisser toucher là et en plus moi, mon corps aime cela. Car on ne m'a jamais dit que c'était normal que mon corps réagisse ainsi. Alors je ne dois pas être normal. Et même je suis très vilaine, puisque je laisse mon papa me toucher même si je sais que c'est mal. Mais pourquoi mon papa me touche-t-il, lui, il ne le sait pas que ce n'est pas bien. Je ne comprends vraiment plus rien.



Mais non mon papa, n'est pas vilain lui, il est presque toujours gentil avec moi. C'est moi qui est vilaine. Et puis c'est pour cela que maman me réprimande si souvent, qu'elle ne m'aime pas. Elle le sait elle que je ne suis qu'une vilaine petite fille.

Jamais personne ne m'aimera vraiment. Car on ne peut aimer vraiment les vilaines personnes.

Mais qu'est-ce qu'il y a de vilain à aimer les caresses sexuelles. Ce n'est pas de notre faute à nous, si notre corps est ainsi fait. Ce n'est pas moi qui lui disait à mon corps de réagir ainsi. Mais je pouvais le contrôler et alors c'est ce que j'ai fait. J'ai fait de mon corps un objet de bois. Insensible aux caresses.



Pourquoi ne m'a-t-on pas dit quand j'étais petite fille qu'il était normal que mon corps réagisse aux caresses et que ces sensations pouvaient être agréable. Pourquoi, m'a-t-on fait croire que c'était mal, comme si c'était moi qui lui dictait ces sensations. Pourquoi m'a-t-on fait croire que j'étais vilaine, que je n'étais pas normale et que de ce fait je ne pouvais aspirer avoir une vie heureuse. Que jamais personne ne m'aimerait vraiment.

Alors j'ai tout éteint en moi. Le désir d'aimer et d'être aimer. Je ne pouvais prendre le risque d'aimer et que l'autre découvre qu'elle vilaine personne j'étais et m'abandonne. Je ne pouvais prendre le risque de me laisser aimer et décevoir cette personne.

Mais qu'est-ce que la vie sans amour. Une longue suite de jours, de semaines, de mois, d'années de tristesse, sans espoir de pouvoir un jour être heureuse. Une vie stérile, aride comme un désert.
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Le secret Juliette le 07-09-2003 23:55   répondre

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  Je me suis sentie complice du mal qu'il me faisait, je me suis sentie en gardant secret ces actes complice de sa malfaisance sur moi. Ce pouvoir malgré moi que je lui donnais à me taire par peur de perdre l'amour des autres.

Je me suis sentie aussi coupable que lui parce qu'en gardant ce secret je le laissai poursuivre et je me laissai mourir. En gardant encore en moi tout cela, je lui donne pouvoir encore d'agir sur ma vie, je n'en veux plus, je ne veux plus me taire, je ne veux plus que ma vie soit détruite d'un acte que je n'ai pas commis que je n'ai pas voulue, que je n'ai pas cherché et désiré, depuis quand cherche t'on à souffrir ?. Ma seule faiblesse était la peur de perdre l'amour des autres et aussi son amour à lui, et combien c'était légitime pour une enfant. J'étais une enfant et ce secret que l'on me donnait à charge pour éviter des conséquences que je ne maîtrisais pas était une torture permanente.




Quand j'ai parlé à ma soeur, j'avais 12 ans, combien la petite fille que j'étais a puisé au fond d'elle même la force, le courage malgré ma peur de parler. Je me souviens de ce moment. J'étais dans la forêt, et accroupi sur une pierre je regardais le ciel au travers des arbres, j'avais peur, et dans ce moment de solitude, j'ai puisé mon courage et je suis allée voir ma soeur. Et je lui ai parlé, je me souviens plus de ce que je lui ai dit, j'avais la tête baissée, je ne la regardais pas, et je parlais, les mots sortaient et il me semble que je suis partie après ça je l'ai laissé avec ma parole, avec mon secret. Je me suis confiée. Confier ce secret mortel.




Puis, je me souviens qu'elle voulait me faire faire quelque chose, elle me demandait de faire une tâche ménagère et je ne sais pas si je lui ai dit non à ce moment là ou pas, mais là elle a parlé très fort sous la fenêtre de là où ma mère dormait en me disant qu'elle dirait à maman ce que j'ai fait.

Je suis partie, la peur au ventre, je suis allée sur une pierre m'y accroupir qui était au milieu de la petite rivière et je l'ai regardée on me disant que non je ne ferai pas ce qu'elle me demandait que je ne cèderai pas mais que là elle m'avait trahie. Elle aussi.

Elle me faisait du chantage de ma parole donnée. J'ai eu mal, mal, horriblement mal, abandonnée, seule, sans plus personne, cette fois ci je ne croyais plus en rien. Et mon beau-père a continué. Là, je me suis dit que c'était fini, que je pourrai jamais plus rien faire, que je n'avais plus que le choix de me taire à jamais. Que de parler cela allait se retourner contre moi. J'ai accepté ce qui m'arrivait comme une fatalité. Qu'il me fallait souffrir à jamais. Et j'ai tout abandonné en moi, parce que j'avais essayé avant ça de trouver des solutions pour que ça s'arrête en ne demandant plus rien à mon beau-père qu'il ne m'achète plus de bonbons, d'éviter les occasions pour qu'il vienne me voir. Mais là, j'y allais, j'y allais comme un fantôme et laissait les choses faire. J'étais sa complice totale, soumise, il pouvait faire ce qu'il voulait de moi, je ne ferai plus rien contre même à l'intérieur de moi-même de combattre, de chercher à savoir quoi que ce soit, je fermais les yeux sur tout. J'avais eu l'impression que ma parole allait tout détruire. Que de parler j'allais créer des problèmes.

Alors j'ai étouffé les mots en moi. J'ai tué ma parole, le verbe. Dieu c'est le Verbe dit on, peut être qu'à ce moment là, j'ai tué Dieu en moi. Je me suis tue. J'ai tue mon âme. J'ai fait taire mon âme, ma parole, ma voix, ma voie, mon être, mon essence, l'amour, cette parcelle d'âme, la seule possibilité d'être en contact avec la création, avec la vie, avec Dieu, avec l'amour, avec les autres.

Ma soeur ensuite a pris elle même son courage de savoir un an plus tard. Et a vu mon beau-père et moi au travers de cette fenêtre qui donnait dans la salle à manger, j'ai vu qu'elle a fait l'action de vouloir savoir car elle n'y croyait pas, elle aussi avait peur. Et quelques jours plus tard, j'ai sentie qu'elle me regardait différemment, qu'elle me ressentait différemment, elle voyait là que je n'étais pas la préférée de mon beau-père comme elle le pensait avant, elle voyait bien comme j'étais malheureuse et triste quand il me demandait d'apporter le sel ou autre chose.

Elle voyait oui, et ma vie se poursuivait à me soumettre. A agir sans vie, comme un animal qu'on amène à l'abattoir en permanence. Puis elle m'a dit qu'elle m'emmenait chez l'assistante sociale. Bien, j'y suis allée avec elle et cette femme qui m'a connu depuis ma naissance. Qui me demande qu'est ce que je voulais, mais merde c'était à elle de savoir, qu'est ce que j'en savais de ce qu'il fallait faire, aller une fois de plus dans cette situation où je souffre on me demande ce que je veux, ben de vivre d'amour, alors ne pas perdre mes chats qui m'en donnait tant.

Alors elle a traduit ça par je veux rentrer chez mes parents. Ben non, espèce d'imbécile de merde, je voulais pas perdre l'amour de mes chats de ceux que j'aime vous comprenez pas ça, vous comprenez pas que je souffre que l'on me torture et vous pensez peut être que j'ai envie que ça continue.

Et elle a parlé avec mon beau-père je ne sais pas ce qu'elle lui a dit. Je me suis sentie comme une bête de foire, qu'on regarde et qu'on attend là qui va donner les réponses à tout. Abandonnée encore oui d'accord elle m'a dit si il recommence ben tu lui dis que tu diras à l'assistance sociale, heureusement que ça lui a fait peur, si j'avais eu affaire à quelqu'un qui était en plus violent mais il se serait foutu de ce que je lui disais, et j'étais là encore sous son toit. Elle m'a laissé me dépétrer avec ça. Elle n'a rien fait, l'assistante sociale, alors merde les assistantes sociales, merde la société. Et ma soeur qui savait maintenant et qui du coup devait se dire peut être qu'il continue parce que j'ai continué à ne pas parler mais je savais plus parler. Je ne lui ai pas dit qu'il a arrêté, je ne sais pas ce qu'elle pensait, une chose est sure c'est qu'après ça elle faisait n'importe quoi avec sa vie, elle a couché avec cet inconnu et puis elle est tombée enceinte et elle a fait adopté son bébé, elle aussi ça l'a touché, elle aussi en a souffert mais pourquoi ??

Parce que cette assistante sociale de merde que j'admirais n'a rien fait, rien, RIEN. J'avais fini par parler, ma soeur a fini par me croire, et elle l'a su cette assistante sociale et elle n'a rien fait !!!!!!!! Elle m'a laissé avec lui, qui devenait possessif comme un mari jaloux, restreignait tout, me surveillait, je faisais des crises de spasmofilies, je me sentais étouffée, j'avais souvent envie de me taper la tête contre les murs, me faire mal tellement j'étais en colère à l'intérieur parce que je me sentais enfermée, je me sentais prisonnière. Parce qu'il venait me voir dans ma chambre à dormir à côté de moi quelle horreur j'avais oublié ça, quand il venait se coucher là près de moi dans mon lit à me demander de poser ma tête sur son épaule beurk que j'aimais pas ça et je le faisais quand même parce qu'il voulait être gentil.

Mais gentil de quoi, pourquoi il venait comme ça dans ma chambre sur mon lit à dormir à côté de moi, ces moments intimes ça ne lui appartenait pas mon intimité, pourquoi il me parlait pas dans le salon pour me dire des choses ? Quand j'étais aide monitrice qu'il m'envoyait des lettres et des lettres les enfants disaient que j'avais de la chance, mais chance de quoi j'avais l'impression d'être harcelée, poursuivie. Il envahissait ma vie, il s'appropriait de ma vie d'adolescente. Et cette enfoirée d'assistante sociale jamais elle m'a demandé depuis ce jour là comment j'allais. Jamais elle n'ait venir voir, elle s'en foutait. Ce qu'elle a fait après ça quand j'ai eu 18 ans que je suis partie de chez mon beau-père que je suis venue la voir pour lui dire que je ne voulais plus vivre avec lui. Elle m'a mise dans un foyer elle m'a dit de ne pas lui dire où j'étais j'ai dit à ma soeur et lui est allé voir ma soeur et elle lui a dit. Il est venu me voir m'a supplié, me disant qu'il ne dormait plus qu'il était malheureux et c'est après à la colo en tant qu'aide monitrice qu'il m'a harcelé de ses lettres.

Et je suis revenue habiter chez lui et mon assistante sociale m'a dit que c'était la dernière fois qu'elle ferait quelque chose. Enfoirée de bonne femme, tu voyais pas que j'étais perdue, tu voyais pas que je ne pouvais pas prendre de décision pour moi-même tu voyais pas que j'étais détruite, comment elle a pu elle dans son bien être laissé faire tout ça ? Je l'ai détestée, mais je ne lui disais pas je gardais le sourire malgré qu'elle me fermait la porte au nez, et elle elle avait sa conscience tranquille et me regardait avec sa conscience tranquille comme si j'étais une misère qui méritait cette misère.

Quand j'ai vu une petite fille se précipiter vers elle quand j'avais 18 ans, qu'elle l'a prise dans ses bras qu'elle souriait j'ai eu les larmes qui me sont montés aux yeux non pas que j'étais heureuse de voir ça mais là j'ai vu qu'elle m'avait abandonnée et que je ne comprenais pas qu'elle pouvait aimer les enfants. NON ASSISTANTE A PERSONNE EN DANGER. Voilà ce qu'elle a fait, je me suis dit que j'aimerai la revoir lui écrire et dire ce que j'ai vécu. Pour qu'elle réalise, réalise sa part de grande responsabilité. Son nom est marqué dans ma mémoire.

Merci de m'avoir lu.

Juliette
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Trop lourd à garder... aymeric le 02-09-2003 23:58   répondre

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  J'avais à l'époque environ 7 ans, et comme tous les enfants de parents divorcés, je partais un week end sur deux chez mon père, ainsi que la moitié des vacances scolaires. Pourquoi tant de cruauté ?? C'est pourtant à cet age que mon pere a juger bon d'abuser de moi... Après beaucoup d'explications, il a réussit à me faire comprendre que la vie etait ainsi faite, et que je davais faire ce qu'il voulait sans jamais en faire part à qui que ce soit. Un enfant, c'est tellement vulnérable... Il a donc commencé par m'obligé à lui faire des fellations, puis au fil des week end, m'obligeait à avaler, et ce

plusieurs fois dans le week end. Je devais le faire car il devenait violent lorsque je n'y arrivais pas. Je ne sais combien de temps à duré cette période mais mon calvaire ne s'arrete pas la. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'un jour, un homme entra chez lui, puis m'emmena dans ma chambre. Mon pere m'expliqua que je devais faire à cet homme ce ke je faisais pour lui ! Je ne compri pas mais connaissant la violance de mon pere, je fis à ce gros porc ce qu'il attendait de moi...


Au fil des visites chez mon pere, de plus en plus d'hommes venaient lui rendre visite, et par la meme, se satisfaire dans ma bouche. Un jour, un homme me demanda de retirer mes habits sous peine de le dire à mon pere. De peur devoir faire face à la colere de ce dernier, j'allais vivre des minutes d'enfer. L'homme essaya à plusieurs reprises de me sodomiser, mais mes cris de douleurs firent entrer mon pere dans ma chambre...


Le soir, mon pere m'expliqua que je devais le laisser faire, que je devenais grands, et que je devais faire plus de choses... C'est alors lui qui me sodomisa pour la premiere fois, je ne sais plus trop à quel age. Je ne comprenais pas pourquoi pour lui faire plaisirs, je devais tant souffrir, mais il su me reconforter avec ses mots, les paroles d'un pere. Par la suite, en plus des hommes qui me rendaient visite, je devais en plus le soir subir les pénétrations de mon pere...


Le pire pourtant allait m'arriver. Un soir, mon pere m'emmena dans une maison que je ne connaissais pas, chez des gens que je ne connaissais pas. il m'expliqua qu'il reviendrait plus tard me chercher, et que je devais surtout faire tout ce que les gens me demanderait de faire. Il y avait deux couples, je ne sais pas combien de temps je suis resté chez eux, mais ce fut pour moi la pire experience que j'avais jamais vécu. Ces gens sans scrupules ont abusé de moi plusieurs fois chacun leur tour, parfois me sodomisant et m'obligeant à faire une fellation en meme temps, et ce, sous le regard de leur femme !!!

L'experience se répéta plusieurs week end chez des gens differents, parfois chez les memes, mais toujours aussi douloureux pour moi.

Mon cauchemard s'arretera enfin apres un mois d'aout passé en vacances avec trois couples inconnus. Un mois entier à subir les pires sevices sexuels de ces trois couples. j'avais alors onze ans. Mon pire souvenir reste les abus portés sur moi par un de ces hommes durant ce mois d'aout. Il me faisait vraiment tres mal, ne prenait vraiment pas soin de moi, jusqu'a m'en bloquer la respiration tellement il rentrait profondemment et brutallemnt en moi.

En rentrant de ces vacances, ma mere me trouva fatigué, maigri, sale... et m'envoya voir un medecin. Mais rien de mal ne vint à l'esprit de ma mere ou du medecin qui preconisa une bonne cure de sommeil... J'eu tout de meme le courage de dire à ma mere que je m'ennuyais chez mon pere et que je ne voulais plus y retourner. Ce qui arriva. Je n'ai donc plus jamais eu de nouvelles de lui sauf pour apprendre qu'il etait mort d'une ovoeurdose... C'etait donc cela !!!


Mon pere m'a vendu à tous ces detraqués pour de la drogue... Que j'ai honte d'avoir été si idiot, que je me sens sale, trompé, meurtri.

Aujourd'hui, je suis pere de famille, j'ai un métier que j'adore (je suis pompier), mais trop de souvenirs me hantent... Peur de m'endormir, peur de faire des cauchemards... Cela fait quelque mois que j'ai enfin réussi à parler de cette enfance à ma fiancee qui ne sait que faire pour m'aider... Moi non plus je ne sais que faire pour oublier. J'ai maintenant trente ans, il serait tant pour moi d'oublier cette période de ma vie... Cela fait deja beaucoup de bien de pouvoir en parler. Merci pour votre site...

J'espère qu'un avenir plus rose va enfin s'offrir à moi ...
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souvenirs charline le 24-08-2003 19:33   répondre

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  cela fait bien longtemps maintenant.J'avais de 8à13 ans, il était très grand pour moi, j sortais de pension et il était mon papa.Je ne me souviens plus quand exactemment cela à commencé, peut-être un soir dans ma chambre au coucher ou un mercredi dans son camion.Cela a pourri ma vie de femme et aussi la vie de mon compagnon car j'avais inconsciemment peur que ma fille vive la même situation, j'en ai parlé à mes filles, je leur ai toujours dit que leur corps leur appartenait et que quand elle disait non, c'était non. Mes filles ont réussi leur vie, mais il y a toujours quelque chose au fond de moi de douloureux. Ma mère aprés avoir quitté cet homme alors que j'avais 16 ans vient de renouer amicalement avec lui et le trouve extraordinaire aurais-je un jour le courage de dire à ma mère ce qu'il me faisait ? Le sait-elle déjà ? A-t-elle toujours été au courant ? Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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Je n'en VEUX PLUS de ce POIDS LOURD ! Daphné le 03-08-2003 22:32   répondre

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  Je vais raconter ce que j’ai vécu, ça me fais mal d’en parler. Je me sens sale, honteuse d’un corps pareille, parfois, je me vois maudite. Leurs voix comme leurs mains
sont toujours aussi présente, là... graver à jamais dans ma mémoire, et, constamment, je l’ai entend. Mais, peut-être que vous arriverais à m’aider. Je ne sais pas s’il vous allez me croire ou pas mais je veux qu’on me dise que c’est pur imaginative, je NE VEUX PAS Y CROIRE, c’est PAS POSSIBLE, ET NON ! .... NON !!! NON !....


La première fois que cela m’est arrivé, c’était entre sept et neuf ans. C’était par mon cousin qui lui été âgé de onze ou douze ans. Il y avait ma sœur, mes trois cousins et moi. Nous avons décidé de jouer au combat entre ma sœur et moi. Et pour cela, on devait se préparer donc le plus grand m'a pris dans la chambre de ses parents pour soit disant m'apprendre à me battre. Et c'est là, qu'il a commencé à me demander de baisser le pantalon. Bien évidemment, je l'ai fait. POURQUOI ??? J'en sais rien. Peut-être pas peur. Puis, il a commencé à me pénétrer par voie annale tout en me touchant la poitrine. Il me disait ce que « je te fais c’est rien de mal, tu verras plus tard toi aussi tu vas apprécier. » Il me donnait même des conseils pour que quand je serais plus grande du genre « tu veux plaire aux garçons alors il faut que tu masse ta poitrine comme ça. » Ensuite, il a dit qu'on devait sortir de la chambre pour pas que les autres ait des doutes. Puis, il m'a fait réentrée dans la chambre pour cette fois-ci pour profiter de moi dans tout les sens pendant une bonne dizaine de minutes ou plus j'en sais rien. Il m'a fait encore ressortir de la chambre pour me faire ré entrer encore une fois, et là, il a voulu me faire faire une fellation. Je revois sans cesse cette image ou je vois son p*** poilu et gros. J’ai envie de vomir quand je revois ça, pourquoi es-ce qu’il a fallu qu’il me le montre. C’est DEGOUTANT !!! de montrer ça à un enfant si pur et innocent. Mais par chance, on a frappé à la porte. Ma mère n’a rien vu.

Pendant cette même époque, quand mon demi-frère venait, temps en temps, manger à la maison, il m’embrassait sur mon cou, mes épaules et sur mon visage comme si j’étais sa femme. Il me répétait sans cesse « ça va, ça va ? ». Cette image où ma mère passait sans voir ce qu’il me faisait dans son ancienne chambre dans le noir éclairée par la lumière de la cuisine. Lorsque ma mère entrait dans la cuisine, il faisait semblant de me parlait puis quand elle sortait, il recommençait. Ma mère était encore à côté, elle n’a rien vu. C’est la deuxième fois qu’on me fait du mal et elle a RIEN VU !!!.. La troisième fois, que cela m’est arrivé, je devais avoir onze ans. On est parti en vacances d’été chez mon oncle. C’était la première fois que j’y allais. Un de ses fils âgé de vingt-quatre ans passait chaque instant auprès de moi. Il me touchait la poitrine, m’embrassait sans arrêt. Quand, j’allais à la plage, je devais toujours rester près de lui. Pour me récompenser, il m’offrait des tas de choses, à boire, de la glace, des bijoux.... Mais, j’ai encore des trous. Encore une fois, ma mère n’a rien vu. Je les banni de ma tête comme les choses les plus affreuses que j’ai connu. Je ne voulais pas y croire et je ne VEUX TOUJOURS PAS Y CROIRE !!!. C’est TROP DUR, ça fait...

MAL.... NON, je ne VEUX PAS !!!... Puis, un jour, j’ai rencontré un gars. On est devenu très vite ami. C’est grâce à lui, c’est toujours tenu le coup car il était pour me prendre dans ses bras même si ce n’était que virtuelle. Car, c’est son amour et son amitié qui me protégeait du reste, de mon malheur que je vivais avec ma mère. Puis, trois ans après, il est parti et psychologiquement, je ne mettais pas préparé mais j’ai réussi à me convaincre que je le reverrai. Plus les jours passaient, plus je ressentais que sa tendresse, son amour, son amitié, son absence me manquait. Il me manque toujours, cela fais cinq ans que je ne l’ai pas revu. C’est alors que je suis tombé dans le gouffre. Puis, ce sont les flashs qui m’ont bouleversé et m’ont fais tombé encore plus bas dans le gouffre.

Un an après avoir touché le fond du gouffre parce que ma mère continuait toujours de me battre. J’avais besoin de resté seule alors j’ai séchait les cours et j’ai eu malheur d’être au mauvais endroit. Un inconnu, que j'ai croisé à l'entrée d'un parc, s’est approché de moi. Il m'avait simplement demandé l'heure, puis s'étais devenu à comment tu t'appelle, etc.. Eh moi, comme une idiote, je me suis un peu rentrée dans son jeu. Il a réussi à me manipuler, AU SECOURS !!! Quand, j'ai dit que je devais rentrer, il a, alors, mit son bras autour de moi pour qu'il puisse avoir de l'emprise sur moi. Lorsque je suis arrivée devant l'entrée du parc, il m'a demandée de l'embrasser mais j'ai refusé. Mais, il m’attrape, m’embrasse... me touche.... j’essaye de me débattre,.... pas possible,.... je veux crier, ... mais comment faire, il a sa bouche et sa langue sur moi .... c’est dégueulasse, je la ressens... Sa langue baveuse... beurk.. je résistais à ne pas ouvrir ma bouche mais j’aurai tellement envie de l’ouvrir pour crier mais j’ai pas pu...., il m‘en a empêchait... Je ressens toujours sa salive sur moi. En même temps, il m'a caressée la poitrine et le sexe en même temps, il appuyait. Je m’en veux d’être allait là-bas, je m’en veux d’avoir discuté avec lui. Pourquoi es ce qu’il a fallu que ça tombe sur moi. Pourquoi ?.

Dans les transports en communs, je suis aussi un objet. Peut être que je suis parano et qu’il faut que j’aille me faire interner... ? Un jour, un mec a réussi passait sa main sous mon pull pour me toucher et se frottait à moi. Pourquoi, je n’ai toujours pas réussi à crier... ? je crois que j’avais compris que j’étais qu’une salope, bonne qu’à ça.... Son visage impossible de le reconnaître, tant mieux..... Mais, ses mains, ses mains sont sur MOI !!!

A cette époque, il avait aussi un mec qui était amoureux de moi. Il me demandait sans cesse de l’embrasser, mais j’ai dis non. Alors, il m’a demandait de l’embrasser sur la joue, j’en avais pas envie mais il me faisait du chantage. Je l’ai donc fait.... pas fier de moi, j’avais mal mais j’avais plus peur.... Quand je le voyais, j’essayais de le détourné.... trop tard, il t’as vu... ça recommence...... Puis, un jour, j’ai réussi à le semer.

Pendant ses deux ans, je vivais dans la peur de le revoir et qu’il recommençait. Puis, le 22 avril 2003, je l’ai revu. J’ai paniqué . ., je savais que j’allais le recroisait, j’en étais sûr... S’il m’a reconnu, j’en sais rien. Le 13 mai 2003, j’ai été porté plainte contre lui, mais l’affaire est classé sans suite. Son visage me hante toujours autant et j’ ai même cru le revoir vendredi dernier. Je suis même sûr que c’était lui, parce que mes crises d’angoisses étaient revenues. Et elle ne viennent jamais pas hasard.

L’an dernier, c’est au tour de ma cousine qui m’a profité. Elle a trente ans. Au début, elle me faisait des caresses, surtout sur la poitrine. Puis, au fil des jours, elle allait plus loin. Elle se frottait à moi, m’embrassais avec sa langue,... je restais figé comme un mannequin ... Pourquoi, je l’ai pas repoussé c’est une fille merde, elle n’a pas de force. J’aurai pu la frapper, lui tirer les cheveux..... Pourquoi !?... Je l’ai PAS FAIT !!!... C’est une fille merde, merde, .... MERDE.... Elle prenait ma main pour que je la touche à la poitrine, la faisait glissait dans sa culotte, je la retirais.... mais elle recommençait. J’entends encore sa respiration, ses gémissements qu’elle faisait plaisir avec son corps, QUELLE HORREUR !!!..... Et comme, tous les matins, pas d’eau, pas de douche... il faudra que j’attende encore le soir pour me laver, je resterais avec cette pourriture sur mon corps, cette marque.... Mais, j’ai beau laver, ses marques sont restées.... elles ont eu le temps de pénétrer dans mon corps... AIE !!!...

Aujourd’hui, cela va faire quatre ans que je me blesse, j’ai tellement besoin de me sentir vivante, que j’existe, que je peux maîtriser encore ma vie et que personne ne pourra recommencer... Mais, c’est toujours eux, qui gagne...... J’ai tellement peur que ça recommence. Et, je suis sûre que ce n’est pas le dernier.... je subirais encore et toujours. TOUOURS LE SILENCE. !!!

J’écris, j’écris, j’aimerais encore me libérer mais j’ai trop mal. J’ai déjà passé plus de cinq heurs à écrire ça. Ca me ronge, ce poids me fatigue à force de me battre, de le porter... J’aimerais tellement être légère comme une plume et ne plus rien ressentir. Penser à toute les choses de la vie comme les filles de mon âge. MAIS, JE PEUX PAS !!!.... et NE VEUX PAS voir la REALITE EN FACE !...


:-( :'-(

Daphné
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Ce qui m'est arrivé Juliette le 02-08-2003 16:32   répondre

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  Je vivais chez mes grands parents et ma mère a rencontré un homme qui voulait avoir une famille. Elle avait déjà 4 enfants, lui voulait être père. Moi j'adorais ma mère car elle avait un don celui de toucher le coeur d'un enfant, j'étais simplement heureuse quand elle était là, mais petite je voulais un père car je savais très certainement que l'équilibre d'un enfant c'était ça, un père et une mère. Alors, j'étais très heureuse que l'homme avec qui elle décidait de vivre et qui acceptait d'être le père de ces enfants nous adopte. Je me souviens que cette période était lumineuse, pleine d'espoir, enfin un papa.

Et puis, quand nous avons habité ensemble, mon beau-père (quand j'ai eu 7 ans) nous a appris que notre mère était hospitalisée, j'ai eu peur car je n'ai pas su à ce moment là pourquoi. Quand elle est revenue de l'hôpital, pendant des jours elle était enfermée dans sa chambre, je n'osais y entrer peut être qu'elle était entrain de mourir. Quand elle est ressortit de cette chambre, je ne la reconnaissais plus, elle était sous cachet qui l'assomait tout le temps, elle passait son temps à dormir, j'avais l'impression d'avoir perdue ma maman. J'étais très triste et malheureuse.



C'est dans cette tristesse que mon beau-père a commencé à abuser de moi. Il n'a jamais été violent, je pense que pour m'amener à "lui faire plaisir", il a dû me manipuler. J'ai senti que ce qu'il faisait était malsain,qu'il n'agissait pas en tant que père. J'avais très peur de lui. C'est d'ailleurs par la peur qu'il me maintenait dans ce rôle de "femme". Car avec le temps, ma mère qui était absente d'esprit, il me considérait comme "sa femme", bien sûr tout cela en cachette puisqu'il savait très bien que son attitude était condamnable.

Moi, j'avais honte, j'avais peur, et je ne vivais plus que pour amoindrir cette peur et l'acte humiliante que je subissais selon son envie. Il me faisait faire des fellations, et à douze il voulu aller plus loin dans sa chambre, là où ma mère dormait, et là rien qu'à l'idée que ma mère dormait là c'était pour moi horrible, et comme il me faisait comprendre de rentrer dans la chambre pour qu'il se passe quelque chose, j'ai dit non, en le regardant dans les yeux. Ce refus exprimé, avait éveillé en moi l'envie d'arrêter ce qu'il me faisait. Alors je suis allée voir ma soeur à qui j'ai tout raconté, elle ne m'a pas cru. Un an ce sont passé encore et un soir m'a soeur a vu que je faisais une fellation à mon beau-père, là elle m'a cru.

Elle m'a emmené chez une assistante sociale qui m'a simplement demandé ce que je voulais. Alors je lui ai répondu que je ne voulais pas quitter mes chats. Ce qu'elle n'avait pas essayer de savoir à ce moment là c'était que j'étais détruite, désespérée, dans la peur, l'angoisse, alors perdre ce qui me donnait du bonheur, je n'en avais pas envie.

J'étais repartie chez mon beau-père avec heureusement une phrase que m'avait laissé l'assistante sociale (grande action de sauvetage et d'aide et de protection, genre débrouille toi avec ça)c'est que si il recommençait, je prévenais l'assistante sociale et là je partais.

C'est ce que je lui ai dit quand il a voulu recommencer, et super ça avait marché, il a eu peur, mais il est vrai que ce dont il avait peur c'était de me perdre car j'étais devenue vitale pour sa survie.

La suite c'est que jusqu'à mes 18 ans il était un homme jaloux et possessif, m'empêchant de vivre, d'aimer, d'exister. Pas d'enfance, pas d'adolescence.. juste la peur.

Ce que j'ai compris bien plus tard c'est que mon beau-père avait été violent avec ma mère et que la conséquence de sa violence a provoqué l'absence de ma mère, une déconnexion dû à la peur aussi.

Lui même pour ne pas perdre ce qu'il avait décidé de construire (une famille pour lui) et ne voulant pas affronter son acte s'est rabattu sur moi pour poursuivre ce qu'il avait décidé. Mais tout ça à quel prix ? Pour quel résultat ? Au prix de ma vie, et personne ne fut heureux. Je me sentais sacrifiée, enfant du sacrifice pour qu'une famille existe.

Mais tout ça n'existait que sur des mensonges, des peurs, de la trahison, de la culpabilité, sur la séparation. Aucune union familiale, sauf entre frères et soeurs nous avions trouvé la solidarité.

Des âmes perdues, voilà ce que nous étions. Tout ça parce que celui qui tirait les rennes ne s'aimait pas et se haïssait. J'avais un jour vu qu'il se regardait ainsi dans la glace, et qu'il avait honte de lui. Il était aussi quelqu'un de brisé.

Bien des années plus tard, après une grande errance, j'ai pu transmettre des valeurs à mon beau-père. Il est maintenant mort depuis quelques années, paix à son âme.

Aujourd'hui, mon âme lui n'a toujours pas trouvé la paix. Je suis actuellement à me faire justice, à voir la juste place de ce que j'ai vécu.

Qui était responsables en quoi, et surtout m'autoriser à reconnaître toute l'ampleur de ce dans quoi j'ai vécu dans sa justesse.

J'ai été coupée de mes émotions, de mes désirs, de mes envies, de ma volonté. Il m'a fallu tout redécouvrir, surtout affronter les peurs, ce qui était l'horreur avant de me découvrir.

La renaissance, certaines choses sont nées, ce sont des ponts vers mes émotions, vers mes désirs, vers mes envies, vers ma volonté.

Mais je ne vis pas encore sans à revenir sur ces souvenirs. Le but c'est d'enfin VIVRE L'INSTANT PRESENT, sans craindre quoi que ce soit, dans la confiance et l'amour de soi.

Merci à toutes et à tous.

Juliette
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j'en souffre trop... séverine le 29-07-2003 14:14   répondre

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  Suis désolée il faut que je me libère un peu je peux pas garder ça pour moi, il faut que je le dise ce qu’il m’a fait, ce qu’il m’a fait faire… J’en peux plus, je voudrais du soutien, je voudrais montrer jusqu’où il est allé et pourquoi je suis si mal, si mal, si mal, si mal…
Mais comment peut on le dire !! comment peux t’on expliquer ce qui me hante l’esprit, les gestes, les paroles de monsieur le maître de séance… je ne sais pas si je fais bien d’exprimer ça ici, je ne sais plus ce que je dois dire, les limites de la déclaration, je ne veux pas choquer, surtout pas mais je sais qu’il me faut en parler, parler, parler, parler…


Il expliquait « gentiment » à la « novice » que j’étais, après quelques « séances de fellations », que le garçon aime lorsqu’une fille va jusqu’au bout… quoi ? mais qu’est ce qu’il dit ?… je ne comprenais rien… qu’est ce qu’il voulait faire de plus… alors il me guidait une fois de plus, son puant de sexe dans ma bouche, il me prenait la tête, il me serrait pour que j’accélère, pour que je ne m’écarte pas, il s’agitait, et moi je devais suivre, je ne comprenais plus ce qu’il se passait, et j’ai senti qqch dans ma bouche… et j’entend : avale, avale, avale… et ça me hante l’esprit ce mot me hante l’esprit, je l’entend encore, je l’entend dans mes rêves, dans mes pensées, je l’entend : avale, avale, avale… faut il vraiment que je dise qu’il est immonde, j’en peux plus, je tiens plus, suis épuisée, ma mémoire me harcèle, mes pensées se sont arrêtées sur ce passage, qui est devenu un geste machinal malheureusement…ou mes pensées divaguent sur pire encore et j’ai l’impression de devenir folle… il était tout excité rien qu’à ma vue, il voulait que je me masturbe devant lui, il m’a montré, m’a guidé et ensuite je devais lui faire le spectacle, devant lui ou devant les autres… je pouvais pas, je faisais semblant, quelque instant et ensuite pour arrêter ce supplice, je devais faire qqch, vous comprenez il fallait que je l’occupe, le divertisse, alors je devais le prendre avec la main, la bouche…



Mais l’excitation a trop monté ce jour là, cette après midi, j’étais dans ma chambre, tranquillement à faire mes devoirs, je me réfugiais dans cette chambre, et lorsque je l’entendais arriver, j’essayais de rester concentrée sur mes devoirs, je ne pouvais pas aller le voir, lui dire bonjour, mais c’était une erreur… c’est lui qui venait me voir… il m’embrassait sur la bouche comme si j’étais sa petite amie (une petite amie de 10 ans et lui 40 ans) il était répugnant, il puait, il était trop excité ce jour là, il m’a mis une fois de plus son sexe dans la bouche, ça devenait une habitude, ça devenait machinal, mais il devait être trop excité, il me prend, m’accroupi à terre, je sens son sexe, il s’approche et il insiste, et il me fait mal et dans l’excitation il cherche à me sodomiser… écrire ce mot, lire ce mot, ça me rend dingue, comment peut on faire ça à une petite fille de 10 ans, comment est ce possible, même s’il n’a pas été jusqu’au bout de ces actes, il me traumatise encore, c’est trop fort pour moi, je n’en peux plus de garder ça pour moi, je suis à terre de garder ça dans ma tête, ces images repassent, repassent, lui derrière moi, la douleur et qu’a-t-il dit après tout ça ? mais qu’a-t-il dit, je veux savoir, pourquoi je me rappelle du passage mais pas de l’après, ça me ronge…

J’ai envie de m’arracher la peau, de m’étrangler, pourquoi son sperme est passé par ma gorge, il m’a humilié devant les autres, ils se moquaient bien tous de moi, j’étais leurs joujou, ils se sont bien amusés avec moi à rentrer en moi, à me charcuter le sexe sans scrupule. Comment peut on faire ça, comment est ce possible…
Encore une fois désolée d’avoir dit tout ça, encore une fois désolée, mais il le fallait, aidez moi à passer ce mauvais cap, svp, aidez moi.
Séverine
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baisser la tete et se taire farewell le 27-07-2003 00:22   répondre

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  Je ne suis rien...je souffre a cause d'une connerie, je ne sais meme plus si ca c'est vraiment passé, ca n'a pas l'air d'avoir traumatysé personne si ca se trouve je delire et je suis encore plus conne que je le crois.Ma mère n'en veut pas à mon frère et si elle lui en voulait elle se serait sans doute encore plus defoulé sur moi de toute facon, sauf que moi je sais plus... je dois aimer quelqu'un que je devrais hair, c'est affreux, c'est mon frère je l'aime mais c'est impossible d'oublier. Lui il a l'air heureux il ne s'en souvient surement plus et moi 6 ans après je suis toujours en train de pleurnicher comme une godiche...si c'etait quelqu'un d'autre je pourrais peut-être le dire, confier a mes meilleurs amis que rien ne va et que certaines choses tout a fait normales pour d'autres, me boulversent complètement mais je peux rien dire je suis condamnée a cacher a mes meilleurs amis que je suis paumée et que des remarques pas forcement mechantes me blessent, si ca se trouve j'ai revé , si ca se trouve je suis folle , si ca se trouve tous mes souvenirs je les ai inventé comme ma mère disait...si ce se trouve ma vie a été engloutie par des cauchemars stupides , je suis peut etre qu'une illusion je suis peut etre rien du tout
je suis peut etre tout et nimporte koi mais en tout cas ca fait mal...très mal...


Les gens sont toujours presents pour nous ecoutez rire et nous regarder sourire, mais quand il s'agit de pleurer et de trouver du reconfort, ils prefèrent fuir...Mon frère a d'abord abusé de moi, me promettant de me preter un jouet en echange que je me mette nue, puis de plus en plus loin , c'etait un jeu, je devais faire comme si je dormais et lui...Pour finir il a été jusqu'au viol...je me souvient encore que c'etait un mercredi, nous etions dans la chambre de mes parents en train de regarder la télé et ma mère était a l'etage en dessous au téléphone. Personne ne m'a cru...
Alors me voila plongée dans la drogue, l'alcool et ca non plus elle ne le voit pas. Je finirais ma vie dans un hopital psychatrique amorphe, shooté, et la peut-etre qu'ils auront gagné, ils auront reussi a m'achever. NON, je ne me laisserai sans doute pas faire, non, elle a beau faire comme si elle ne voyait pas, comme si elle ne m'entendait pas pleurer la nuit, comme si elle ne comprennait pas que si j'etais malade tout le temps c'est simplement parce que je ne supportais pas le regard des autres sur moi, un jour je lui dirai en face que si elle voulait gacher ma vie, abuser de moi encore, encore d'une facon beaucoup plus subtile, durable, mortelle elle n'a pas reussi, je suis encore vivante et meme si je passe mes journées sous valium...

Un jour je me releverais et je regarderais de haut son petit visage de mère indigne. Lui je l'ai pardonné...enfin pardonné, disons que je me force a croire que c'est quelqu'un d'autre a présent. Jamais, jamais nous n'avons parlé de ce qui s'est passé, ni avec lui, ni avec ma mère. Il a fait une fugue, il a eu de l'attention parce qu'il était preturbé le pauvre, je me suis dit qu'en partant a mon tour ils s'interesseraient peut etre a moi. Je me suis pris deux claques quand ils m'ont retrouvé et elle m'a dit que si je partais encore, je trouverai la porte fermée a mon retour. Alors je me suis fabriquée une carapace. J'ai dormi enfermée dans mon placard. J'ai pleuré seule la nuit. J'ai lu de jolies histoires a longueur de journées. J'ai fui ma réalité tout simplement. C'est sans doute ce que je continue a faire, j'ai commencé a fumer a 12 ans, puis a 13 ans j'ai fumé mes premiers joints..je n'en suis pas fière mais la drogue fait partie de mon quotidien, encore un au secours sans doute, encore un au secours que personne n'entends.

Il y a eu aussi cet été la, on dormait tous, tous les enfants dans un grand dortoir, je n'avais pas peur, c'etait tous mes amis, filles ou garcons. Comme toutes les nuits , je ne pouvais pas dormir. Tout le monde dormait tranquillement sauf lui et moi, il est venu a coté de moi pour qu'on parle et qu'on ne s'ennuie pas...il a glissé sa main sur ma cuisse. Je me suis figée, parlysée, apoplexie totale.Il n'est pas allé loin, je l'entendais se masturber dans les toilettes...j'ai pleuré toute la nuit et le lendemain j'ai fait semblant d'être malade. Je l'ai dit a ma mère et je l'ai vu aller lui parler je me souviens mot pour mot: " tu sais , il y a d'autres moyens d'arriver a ses fins"...Une fois de plus couverte de honte. Comme si mon etre tout entier ne meritait pas de respect. Ce garcon est venu s'excuser, il n'avait " pas pu se controler"...

Reste un autre garcon que mon frère avait invité a la maison, ils y sont allés a deux. Je revois ces marques sur mes poignets, le medecin avait posé des questions a ma mère il parlait de bleus repetitifs ou quelque chose comme ca..je ne me souviens plus exactement.Pourquoi elle n'a pas voulu voir la réalité?? Quand les gens m'entendent parler avec ma mère, tout le monde me dit que je lui manque de respect que je devrais etre plus gentille, on me dit petite fille pourrie gatée voulant faire sa rebelle moi j'aimerais leur crier que c'est faux...mais je ne peux que baisser la tete et me taire, toujours, baisser la tete et se taire, il n'y a pas d'autre choix...
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l'inceste, le désordre intérieur, l'alcool, puis guérir... séverine le 15-07-2003 14:27   répondre

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  Moments de profonde détresse, moment où je n’en peux plus, au bout de plusieurs soirées de déprime, au bout de plusieurs excès de larmes, de déchirure intérieure, je plonge. Je le sens, ça vient, je ne peux plus refuser, lutter contre cet « échappatoire éphémère », je sombre. C’est moi qui provoque CETTE SALETE, je ne l’empêche pas de m’envahir au contraire je l’appelle, je l’implore de me réconforter, de m’apaiser.
La première fois, hiver 1999, à cause d’un mec D. Le seul dont je sois tombée dingue. Très vite j’ai senti que cette relation n’était pas comme les autres, pour la première fois j’avais envie d’un homme, à 24 ans, et je savais que cette relation allait me faire très mal. Au bout d’un mois, lors d’un WE il devait m’appeler, mais rien. Ce n’était pourtant pas grave, je sais. Alors j’ai pris une bière, peut être deux, j’ai pris une bouteille d’eau de vie (40-50 °) et j’ai enchaîné les verres.



C’est la première fois que ça m’arrivait je le répète. Sans répit, j’ai encaissé, j’ai bu jusqu’à ce que l’effet de l’alcool se fasse ressentir. Un pantin, j’étais un pantin désarticulé, j’ai continué jusqu’au bout, les yeux embués de larmes, je m’en voulais d’ailleurs car je n’arrivais pas à boire plus vite et les pleurs empêchaient la déglutition. La bouteille vide, ça y est j’y suis arrivée mais… aie aie aie qu’est ce que j’ai fait… trop tard… j’appelle une amie (pourquoi ?), je n’arrive plus à parler… le chaos total et plus rien… la porte s’ouvre, des gens, des voix… plus rien… des voix de nouveau des pompiers… plus rien. Hôpital. Pour un mec.
J’ai recommencé, recommencé, plusieurs fois. Je buvais, en larmes, j’enchaînais les verres : je verse, je bois, je bois, je bois, je verse, je bois, je bois, je bois, je verse, je bois, je bois…. La bouteille, rapidement, très rapidement, en 10-15 minutes elle est vidée, et si j’avais été trop rapide par rapport à l’effet de l’alcool, une autre bouteille, plus forte encore…


Ce n’était pas régulier, mais toujours après un choc. Toujours à cause de ce même homme D. Je sais c’est débile de rester dingue de qqn, de se faire mal pour lui alors que l’on est pas ensemble ou alors que l’on se voit une fois tous les deux mois, 6 mois. Souvent après m’être alcoolisée, j’appelais des amis, je les appelais pour qu’ils sachent dans quel état j’étais, pour que je me sente moins seule, pour qu’ils m’aident tout simplement. Je ne savais pas comment leur dire autrement.

Puis il y a eu les retours de l’inceste. Ah ce « fameux » inceste !! Janvier 2002
Et outre la bêtise de boire, outre la bêtise d’appeler, les autres bêtises se sont accumulées. Tout d’abord prendre la voiture, fermer les yeux et attendre, se dire qu’il va peut être se passer qqch. Quelle lâcheté et quel risque pour les autres, j’en suis consciente bien sur mais sur le moment, je n’ai rien dans la tête, que mon abandon. Alcool et voiture : ivre, ivre, ivre,.je me suis retrouvée dans une soirée très tranquille et sympa, avec bonne connaissance et mauvaises connaissances : deux mecs m’ont fait boire, ont commencé à me tripoter, me suis enfouie, l’un m’a rattrapé, dans la voiture, j’ai sauté en marche, aie, j’ai pris ma voiture, ivre, suis partie voir D, 150 km vers 5 heures du matin, autoroute. Un danger public pour les autres, pour moi oui mais surtout pour les autres.



Les bêtises suite. Avril 2003.
Boire et se passer un couteau sur le corps, sans appuyer. Sans appuyer, je ne me faisais pas mal, mais c’est dans la tête ensuite que ça fait mal. Est ce que je veux vraiment ça ? et ce que je voulais vraiment en finir, qu’est ce que ça veux dire, je veux m’en sortir oui ou non ? et vouloir en parler ça veux bien dire que jamais on ne fera ça non ? j’avais peur de moi, peur de tout ça mais ça ne m’empêchait pas de retomber dans l’alcool à chaque déprime, particulièrement lorsque D me poussait à bout. Non je n’étais pas avec lui, mais je ne pouvais pas me libérer de lui, suis une petite fille devant lui, ma tête ne peut lui dire non, mon cœur ne peut lui dire non, mon corps ne peut lui dire non… y a t-il coïncidences ? est ce la même réaction que j’ai eu avec mon oncle ? je voudrais pouvoir être éclairée, pouvoir comprendre pourquoi j’ai été comme ça avec mon oncle, pourquoi je suis comme ça avec D.



Les bêtises dernier volet. Mai 2003.
Boire, boire, ne plus savoir ce que l’on fait, ne plus rien ressentir, et cauchemarder : une vision de mon oncle, de mon père qui lui ressemble tant physiquement. Dans ce rêve j’ai un couteau, je lacère mon oncle, je le roue de coups hargneusement. Au réveil, horreur… je suis en sang, un couteau à la main… choquée, ahurie, je deviens cinglée, je deviens cinglée, on va m’interner, c’est pas possible. Je cache tout, les blessures n’étaient pas très profondes, mais suffisantes pour que je me retrouve en sang. Qu’importe la boisson était toujours en moi, elle est restée en moi malgré tout ça et ça ne m’empêche pas de recommencer…
Cette violence irraisonnée, je l’ai ressentie toute jeune, juste après les premiers viols. J’avais un couteau dans la main (je faisais la vaisselle par exemple) et puis je retournais ce couteau sur mon ventre. Et si je perçais maman, et si je perçais papa et moi après… qu’est ce qui va se passer… non finalement moi uniquement, les parents ne savent pas, ils ne comprennent pas pourquoi tonton m’aime temps… c’est ignoble de ma part d’avoir pu penser ça, c’est difficile à accepter mais je veux tout révéler, sans pudeur, sans scrupule, j’ai pensé ceci, j’ai vécu ainsi, ça fait partie de moi, mon vécu, mon passé… c’était irracontable jusqu’à maintenant.


Juillet 2003
Mais si je raconte tout ça c’est parce que j’ai eu un déclic. J’expliquais que tous ces déboires se passaient lorsque j’étais à terre, effondrée, engloutie par le mal. Jusqu’au jour où j’ai eu envie de boire comme ça. Je rentre chez moi, je me rue sur une bouteille, je bois comme du sirop. Ca brûle, c’est dégueulasse… ah oui car j’ai oublié de vous dire, je n’y prend aucun plaisir dans cet alcool, aucun plaisir, et là je n’avais vraiment rien puisque je n’achetais plus depuis quelques temps. Mais il me restait un truc qui datait, immonde. Deux verres, dur mais j’y suis arrivée, j’ai jeté le reste qui était destiné au lendemain. Lendemain, après la psy, horreur je n’ai plus rien, cherchons, cherchons bien…. Oui j’ai encore !! Et là c’est pire j’ai horreur de ça mais j’ai !! Mais là je n’avais aucune raison valable à part un mal être, petite déprime, solitude, mais rien d’autre… mon corps avait besoin d’alcool et ça je ne pouvais le supporter. Ce n’était ni ma tête, ni mon cœur, mais mon corps qui réclamait.



Mon corps m’a déjà fait vivre la honte de moi même en réagissant aux abus de mon oncle, mon corps était le corps désemparé, perdu, d’une petite fille mais maintenant je vais l’aider, ça va être dur pour lui cet assainissement mais je vais l’aider à ne plus réclamer. L’aide il vient de ma tête, je ne veux pas devenir alcoolique, je ne veux pas que mon corps s’empare de ma volonté. Je l’ai compris, c’est un déclic.
Oui bien sur, personne n’est à l’abris de rechute, j’en suis consciente, d’autant plus qu’il y a toujours les pensées de l’inceste, D, la solitude et cet universel besoin de tendresse.
Mais j’ai toujours cette même conviction, m’en sortir et vivre.
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Tabou... Opale le 11-07-2003 23:40   répondre

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  A vous qui venez lire ces quelques lignes...
Peut-être n'êtes vous pas victimes, mais peut-être rechercher vous à mieux connaître le sujet , qui sait peut-être pour aider un proche, un ami en souffrance...

Si l'on vous parle de viol et d'inceste, à quoi pensez-vous? A des enfants battus , violés, souffrant sous les coups d'être pervers...
Oui c'est vrai, c'est une réalité...mais...
Mais si ce proche , cet ami que peut-être vous voulez aider vous dit qu'il a été abusé sans violence, et vous dit dévoré par la honte...qu'il a ressenti des choses, des réactions dans son corps, des sensations dites "agréables" (n'oubliez pas les guillemets!) alors que penserez-vous???
Sujet tabou...sujet qui enferme certaines victimes à tout jamais dans le silence, parce que "le monde" ne veut pas voir que les enfants et ados abusés sont des êtres au corps vivant, subissant malgré lui les réactions d'un corps perdu...


Parce que probablement beaucoup de gens ne souhaitent pas voir, pas comprendre, parce que ça choque, c'est contraire à ce que l'on veut croire...
Oui mais nous...on devient quoi si vous gardez ce tabou?

Essayez de comprendre, essayez...réfléchissez avec le coeur, ça sera facile...
Imaginez vous dans une pièce avec une autre personne...imaginez que cette personne possède une télécommande...imaginez que lorsque cette personne appuie sur cette télécommande, elle peut contrôler vos mouvements...
Vous voulez croiser les bras...mais NON, cette personne DECIDE que vous lèverez les bras en l'air...et c'est ainsi puisque vous ne pouvez rien faire, votre volonté n'y peut rien, c'est fini vous êtes son pantin...
Fin de l'histoire, fin du cauchemar...

Alors surtout ne jugez pas, ne dites pas que vous ne saviez pas, aidez, comprenez, admettez que ça peut arrivé et que c'est en train de nous dévorer...
Et si vous êtes convaincu, expliquez à d'autres et encore à d'autres, pour que cela se brise, pour que cela fasse partie des informations que tout un chacun connaîtra sur les abus sexuels.

La violence existe, mais le reste aussi...

Opale
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vécu l'inceste Nace le 25-06-2003 17:55   répondre

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  j'ai été traumatisé par ma famille , mes frères puis ma tante et ensuite mes cousines ,c'est vrai qu'on se sent salie ,on a plus d'estime de soie ,je perds la volonté de vivre ,je souffre chaque jour car soi mon éta moral estdétruit comme une fleur qui fane soit je saurai comdané a rester ainsi toute ma vie . Mon sexe a été détruit alors je ne savait pas dire non mais maintenant je fais le contraire et je donne mon sexxe sans avoir de l'importance et je me détruit de plus en plus ,il faut avoir de l'espoir car il y a dieu qui me soutient chaque jour Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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on a sali mon coeur ,on a briser mon coeur. talia le 23-06-2003 23:01   répondre

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  affaire familiale étouffée.j'ai du continuer avivre sous le méme toit avec mes deux fréres et mon pére.ce sont ces 3 personnes qui ont abuser de moi étant enfant.ma mére m'a toujours rabaisser,me traitant d menteuse encore a ce jour,a 26 ans.j'ai fai 3 t-s,ils mont fais trop de mal.jai besoin de parler.car ma mere ne ma pa aider a faire le 1 pas dans la thérapie,celle de me dire ,oui ma fille,je te crois.j'avai besoin qon crois en moi.ils mont tout pri,mon estime,ma confiance,mon coeur et mon corps.comment faire pour m'en sortir,si ce n'est a ce jour a communiquer avec des personnes prétent a m'aider et m'écouter.un grand merci a vous.talia
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Vouloir vivre malgré tout ... kreen le 18-06-2003 17:08   répondre

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  J'ai mal, je viens d'avoir 23 ans et j'ai fais le constat de ma vie passée , bien triste constatation ...
Cette innocence que je n'ai jamais eu me manque, pourquoi m'a t'il volé mon enfance ,détruit mon adolescence?Comment pouvoir répéter ces choses encore alors que meme la justice m'a abandonné...Il vit,il est libre et inpuni! MOI je survie meurtrie et blessée à jamais.J'avais 5 ans voir 4 et je garde le souvenir de ce liquide qui me coulait entre les jambes,de cette partie de son corps dur et se frottant à mon corps d'enfant,de ses va et vient de bas au haut quand il me portait,de ses caresses et de ses doigts rugueux sur mon sexe allant jusqu'à y rentrer,de sa langue dans ma bouche,de ses films pornos alors que je ne savais meme pas que l'on pouvait faire tout ca de son corps...jusqu'à mes douze ans j'ai laissé faire monsieur "mon grand-père".Je lui donnait mon corps comme un objet,j'ai même reçu de l'argent.Mon corps qui m'écoeure j'ai tant voulu etre laide, j'ai tout fais pour.Et cette justice qui classe mon dossier sans suite pour manque de preuve ,avec une expertise et le témoignage d'une cousine ,j'ai la haine.J'avais voulu faire appel 3 ans plutard et toujours sans suite...Je n'ai meme pas de mots pour expliquer ce que je ressens ,et vous dire comme je souffre.Ma vie est un combat ,je voudrais tant mourir ,je n'ai rien demandé pour vivre tout ça et vivre avec surtout!
Quel secret bien lourd à porter ,j'en deviens un personnage bien trop compliqué à comprendre.Je dois vivre dans le mensonge et penser que cet homme est heureux entouré d'une famille qui m'a rejetté et insulté

..."tu as droit au bonheur" me dit-on tu n'est pas coupable,mais comment vous croire quand même la justice me juge ainsi.Je rêve de sa mort pensant qu'elle emportera ses gestes,ses paroles et ma peine...peut être la mienne se fera avant, il détient une belle victoire mais je sais que je ne ments pas,je vomie de savoir que jamais cet homme ne connaitra ma douleur et que rien n'est là pour lui rappeller chaque jours de sa vie...Dame souffrance m'habite, mon coeur saigne!
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Vouloir vivre malgré tout...suite kreen le 18-06-2003 17:07   répondre

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  ..."tu as droit au bonheur" me dit-on tu n'est pas coupable,mais comment vous croire quand même la justice me juge ainsi.Je rêve de sa mort pensant qu'elle emportera ses gestes,ses paroles et ma peine...peut être la mienne se fera avant, il détient une belle victoire mais je sais que je ne ments pas,je vomie de savoir que jamais cet homme ne connaitra ma douleur et que rien n'est là pour lui rappeller chaque jours de sa vie...Dame souffrance m'habite, mon coeur saigne! Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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j'avais envie de le dire séverine le 22-05-2003 18:02   répondre

Avant de reproduire ce tèmoignage demandez en l'autorisation à l'association sos-inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine.
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  Bonjour,

Oui ça fait du bien de parler mais j’avais envie de vraiment parler, d’aller jusqu’au bout. J’ai essayé à plusieurs reprises autour de moi, mais j’ai toujours tourné « autour du pot ».
Et là, je voulais parler de mon histoire, j’ai du mal à exprimer les choses qui me touchent profondément, mais je voudrais essayer de les faire sortir, et je m’excuse si c’est un peu « cru » quelquefois.

Mon passé a ressurgit dans ma vie en décembre 2001. J’apprend que mon oncle est incarcéré pour agression sur mineur. Revient alors en moi tous les souvenirs laissés au plus profond de ma mémoire, tout ce que je me suis toujours cachée.
Aujourd’hui je prend conscience, petit à petit, de ce qu’il m’a fait.
Je ne sais plus quel âge j’avais, je ne sais plus combien de temps ça duré. Ce que je sais, c’est que j’étais bien jeune, pas encore au collège, et que ça duré très longtemps. Un an, deux ans, qu’importe désormais.


La première fois dans le lit que nous partagions fréquemment chez ma grand mère. « Surtout ne le dis à personne, et la prochaine fois je te montrerai autre chose… ». Je pensais que toutes les petites filles vivaient ça, que l’oncle initiait la nièce aux actes amoureux, et que c’était ainsi dans toutes les familles.
Je me laissais faire, abusée, il me donnait de l’argent, je ne bronchais pas, j’avais mal, très mal à chaque fois. Et je devais lui faire plaisir, le masturber, et plus…, tous les week end lorsqu’il revenait de sa semaine. Soit il passait me chercher à l’école, soit il venait me voir dès le vendredi soir dans ma chambre. « Je vais dire bonjour à ma nièce » disait-il à mes parents. Il venait également me chercher, avec la permission de mes parents pour aller faire un tour. Il me demandait si je voulais, je n’osais pas dire NON, et si j’ai osé une ou deux fois, il s’arrangeait pour me faire changer d’avis.


Puis il a fait venir d’autres garçons. Le premier était bien plus âgé que moi, il savait très bien ce qu’il faisait, il s’amusait à rentrer au plus profond de moi, insistait, forçait. Je ne bronchais pas, je souffrais sous les coups, j’en ai gardé la trace, la douleur des semaines et des semaines.
Deux autres garçons pour qui j’étais le « joujou » sexuel. Il apprenait avec moi, j’étais le cobaye pour leur apprentissage « du corps de la fille ». Nous étions tous les quatre dans son camping car, les deux garçons, le maître de séance mon oncle, et moi. Il passait l’un après l’autre avec moi, c’était un roulement et j’étais le pion qui voyait défiler ses salops. Une fellation, deux fellations, trois fellations. Désolée mais je ne l’ai jamais dit, je veux le dire. Ca défilait, l’un était sur moi, et à côté mon oncle sur l’autre, et on changeait.
Il était sale, il était répugnant, il puait. Il était sadique, il voulait continuer avec d’autres, me demandait si je ne voulais pas une fille… J’ai dit NON.
Et je me rappelle de la violence lorsqu’il est arrivé un après midi dans ma chambre, excité qu’il m’a mise à quatre pattes et qu’il a essayé de me sodomiser. Désolée. Il soufflait, il transpirait, il insistait, il me faisait mal, et ensuite m’a laissé plantée là sur la moquette.


Je n’ai toujours pas compris pourquoi je n’ai jamais pensé le dire, pourquoi je faisais comme si rien ne c’était passé quelques minutes après les faits. Et pourquoi m’ont ils laissé entre ces mains alors que tout le monde savait qu’il avait déjà été arrêté deux fois pour agression. J’en veux à tout le monde, la famille.
J’ai essayé de parler, mais c‘est dur pour les autres de comprendre et je ne leur en veux pas, mes amis, mes parents je ne veux pas les faire souffrir. Je leur ai juste dit « moi aussi » mais ils n’ont pas compris, pas réalisé et c’est peut être mieux ainsi… peut être… L’essentiel est que mes parents ne s’occupent plus des affaires de cet oncle incarcéré, car il leurs a demandé de s’occuper de ces papiers, ses comptes… ce connard, cet hypocrite. Je dis ça mais il m’arrive de le plaindre, de ne pas lui en vouloir, lui seul en prison. Oui je me sens encore coupable comme si c’était moi qui l’avais perverti, et attiré vers moi.



La justice, pfff ils m’ont laissé, insensible à ma souffrance : j’ai fait l’effort, énorme effort d’aller les voir, après être aller voir une psy. La psy m’a encouragé, jamais je n’aurai pensé pouvoir dire « moi aussi » à mes parents, jamais je n’aurai pensé aller voir la police. Mais tout ça a été déception pour moi (suis je trop exigente ?) je me sens encore seule et j’ai toujours en travers de la gorge les propos de la police après ma déposition de 4 heures. Tous les détails les plus intimes jamais révélés, Ce sont eux les premiers qui les ont entendu, et à la fin de cet aveux : « c’est deux mois trop tard, vous avez 28 ans et deux mois, il y a prescription. » Ok j’encaisse. Je ne savais pas au juste pourquoi j’étais venue donc ok. « je vous appelle cet après midi, il y aura peut être expertise après un certain délai » continue-t-elle. Personne ne m’a appelé. J’ai attendu, une semaine, deux, j’ai appelé : « mais il y a prescription, si ça ne va pas, allez vous faire soigner. ». J’ai écris au juge. Pas de réponse. J’ai la haine. Je voulais juste qu’on me reconnaisse VICTIME. Je suis concernée non ? non ? je voulais juste que ça m’aide à prendre conscience que j’avais été victime de viols, à répétition, par plusieurs auteurs. UN mot, un appel, c’est tout ce que je voulais.

Je n’avais plus vraiment de but dans la vie, je me suis beaucoup posé la question « mais pourquoi tu te fais chier à vivre, à souffrir, il n’y a rien qui te fasse vibrer ici… »,
J’ai malheureusement découvert la perversité de l’alcool. Il y a quelques semaines encore, je me suis remise à boire, comme une cinglée, comme un pantin désarticulé, une bouteille en dix minutes, gorgé après gorgé, verre après verre, bouteilles de plus en plus fortes.
J’ai été boulimique, ensuite anorexique, et je m’en suis sortie seule. Alors c’est possible !!!


Et désormais je veux m’en sortir, je vais m’en sortir, j’ai eu beaucoup de déception, mais il faut franchir le cap. Ne plus s’enfermer dans la douleur, parler, exprimer la haine enfouie. J’ai recommencé une thérapie (j’ai du malheureusement quitter ma région et ma psy qui en 5 séances m’a beaucoup fait évoluer).
Désormais je vais me battre, et je lance un appel, à ceux ou celles qui veulent s’en sortir avec moi, je ne sais pas comment, mais s’il y avait possibilité de faire la route ensemble, on serait plus forts, non ? Je ne sais pas si c’est irréel ce que je dis, mais je le dis de toutes mes forces, de toute mon âme, je veux y arriver et je ne veux pas être seule à y arriver. On est plus fort ensemble. Je reprend des termes qui m’ont marqués: « le tunnel est long, mais il y a la lumière, la guérison à la sortie » et il faut y croire c’est la réalité
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jusqu'où peut on aller coralyse le 20-05-2003 22:49   répondre

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  Bonjour, je vous raconte mon histoire:
à 13ans, inconcsiente des risques de la vie, j'ai été violée. mon agresseur m'a frappé plusieurs fois avant de me violer. je n'avais que des contusions, non visibles heureusement, mais le choc etait la! Je n'ai pas voulu me confier à mes parents, je leur ai di qu'une des mes amie etait decédée afin qu'ils comprennent mon comportement. Ensuite, j'ai commencé a sortir pour voir le monde plus clairement, influencée j'ai commencé a boire, a avoir des petits amis, mais jamais je n'ai pu les laisser glisser leurs mains sur mon corps. J'ai reflechis, a 20ans j'ai decidé de me prostituer, et cachée, depuis trois ans maintenant j'exerce ce "métier". Je l'ai fais car pour moi, les hommes qui viennent coucher avec moi n'iront pas violer des jeunes filles inocentes. Si a chaque coin de rue se trouvaient des filles attendant sur le trotoir, il y aurai bcp moins de viols, je vous assure! merci de me comprendre
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l'âge adulte, le plus terrible!! laure le 18-05-2003 19:49   répondre

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  l'acceptation de mon passé est diffile, je m'étouffe tous les jours un peu plus.

aujourd'hui, à 26 ans j'ai décidé d'accepter, pas de pardonner et pour cela j'ai décidé de bouger.

un site internet en construction, un projet associatif et le plus important

j'ai enfin engagé des procédures contre mon oncle.

même si les larmes, les cauchemards, la fatigue morale sont toujours là, j'ai l'impression désormés de savoir pourquoi.

il est vrai que je suis parano (surtout envers mes deux petites filles) mais je travaille à m'en sortir, dumoins, je ferais tout pour qu'il soit reconnu coupable et mon objectif actuel est d'ouvrir les yeux à la population sur la gravité de ces faits (quelqu'ils soient) et surtout je ferrais tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger les enfants du monde entier.

ne vous laissez plus en souffrance. bisous a tous laure.
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Dire c'est refuser marie le 17-05-2003 05:11   répondre

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  Le dire c'est pour moi le refuser.Refuser tout compromis à présent.Refuser de cautionner.Taire c'est laisser faire, c'est l'accepter.Ce que j'ai fait pendant plus de 30 ans .
Mon père est passé à l'acte ainsi que mon frère et mon cousin.
Mon frère et mon cousin étaient la partie visible de l'iceberg.J'ai caché sous un sarcophage de plombce qu'avait été mon père.Je ne le retrouve que depuis peu.Sa violence a été bien plus grande.
Pendant très longtemps , j'ai tu ce qui c'était passé avec mon frère et avec mon cousin . J'ai mis ma mère

au courant pour mon cousin 10 ans après les faits.
Elle estima alors que ce n'était pas bien grave puisqu'il ne m'avait jamais violée.
Et j'ai vécu.J'ai enfermé tout cela.
J'ai bien vécu, heureuse malgré ses histoires.Des douleurs ,des peurs, des phobies et un sale caractère parfois .Mais rien de trop visible pour mon entourage .
J'ai épousé un homme que j'aime et qui m'aime.J'ai eu 3 enfants . J'ai essayé d'être une mère " correcte ".
J'ai fait pleins d'erreurs mais je ne crois pas de grosses conneries .

La naissance de ma fille (après 2 garçons)a,je pense réveillé beaucoup de choses.La peur est venu s'immiscer.Peur qu'elle ne se fasse agresser par son père,ses frères,ses cousins.Peurs que je savais irraisonnées.
J'en suis arrivée à entreprendre une thérapie il y a 1 an.Le dévérouillage a été très douloureux.Mais maintenantj'arrive à être émerveillée de vivre si bienquandmême avec tant d'horreurs enfermées en moi.Tout ce qui sort fait horriblement mal,j'ai parfois l'impression que je vais en crever.Mais dans les moments calmes,je suis si bien.Si bien de voir que

tout est possible.
Aller vers les autres aussi m'a beaucoup aidée.Le monde associatif est si riche et varié que chacun y trouve sa place.
Il m'a été nécéssaire aussi pour avancer de le dire à mon entourage.Les réactions ne sont pas toujours évidentes.Le doute , la pitié, la gène...
Mes enfants sont également au courant depuis quelques temps.Je crois que je voulais briser une chaine,un engrenage.Que cette "malédiction" transgénérationnelle
s'arrête.Cela a fait mal mais le dialogue est maintenant plus facile.Et puis ce n'est pas notre seul

sujet de conversation!!!
Mais ily a moins de tensions à la maison et quand je stresse ils savent un peu pourquoi.
Je voudrais que vous tous et toutes vous compreniez qu'on peut être heureux malgré ce genre d'histoires.Le bonheur et la douleur ne sont pas du même registre.J'ai maintenant 42 ans et si je fais un bilan de ma vie(d'adulte)c'est génial.
J'espère qu'un jour je serai plus calme en moi.Je sais que cela viendra.Je suis confiante (il est vrai que je suis dans une phase euphorique !)
Allez vers les autres, ce n'est que le premier pas qui compte , après cela marche tout seul .
Et surtout soyez têtus au possible , ne capitulez pas

De part le monde plein de gens vous attendent.

Excusez de merdouiller avec un clavier je suis plus à l'aise avec un stylo!!!!
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témoignage d'un homme Paul le 13-05-2003 19:26   répondre

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  Bonjour à toutes et tous,

J'ai parcouru ce forum, et j'y ai vu souffrance, horreur et abjection. Votre
souffrance, l'horreur de ce que vous avez pu vivre et l'abjection de ce qu'on a
pu vous faire.
J'y ai vu aussi le courage et l'énergie que vous pouvez déployer pour vous en
sortir, pour vous réparer, et je suis ému.
J'ai été touché par vos interventions, par votre solidarité aussi.

Si je dépose ce témoignage aujourd'hui, c'est parce que le sujet me concerne,
doublement.
En tant qu'ancien-petit-garçon qui a eu à so
uffrir de l'inceste.
En tant qu'homme qui a du assumer son traumatisme et qui a également envie
qu'on ne généralise pas la double équation homme = agresseur, femme = victime.
Car dans mon histoire, c'est ma mère qui est à l'origine de l'agression, et de
ces mères déviantes, il est rarement fait cas, et pourtant, elles existent.

Mais commençons par l'histoire ...
Je suis né dans une famille compliquée. Mes parents se sont mariés contre
l'avis de leurs familles. Pour éviter les pressions diverses qui leurs étaient
faites, ils ont quitté leur ville d'origine pour s'établir un peu plus au large
et vivre leur amour. Je suis arrivé peu après. Ayant eu tous deux des familles
difficiles à gérer, avec alliances, mésalliances, traitrises en tout genre, ils
ont décidé de m'élever "à la dure", dans le respec
t des parents et en
m'éloignant le plus possible de tout ce qui pouvait nuire à leur projets
éducatifs. En clair, j'ai vécu entre eux deux, sans contacts sociaux, ni
famille, ni amis ou copains. Une soeur est née trois ans après moi, et nous
avons vécu ainsi en vase clos, dans une discipline de fer ponctuée de punitions
et humiliations.

Un peu avant mes dix ans, mon père est décédé, et le peu de famille avec qui ma
mère s'était réconcilliée mais qu'elle avait gardé bien à distance, a pleuré de
concert sur cette pauvre E..., sainte, vierge et martyre, et s'en est retournée
à ses occupations et ses oeuillères sans se préocuper de notre sort.
Ma mère nous a donc élevé, se faisant une fierté de se débrouiller seule, de
retravailler, et d'assumer du haut de son sacrifice ses deux
enfants, à qui
elle destinait un avenir brillant et exemplaire.
Sainte, car elle était bonne cette E..., dévouée à son mari et à ses enfants.
Toujours agréable, serviable, un ange.
Vierge, car la sexualité et tout ce qui y avait trait était sale et nié en
bloc. A douze ans, je n'avais qu'une très vague idée de ce qui pouvait se
passer entre un homme et une femme, et la moindre question à ce propos attirait
le courroux maternel et la claque n'était jamais très loin.
Martyre, car du haut de son sacrifice maternel qu'elle n'hésitait pas à montrer, elle toisait tous les parents incapables d'élever correctement leur
progéniture.
Pré-adolescent à la mort de mon père, elle a mis fin très rapidement à toutes
velléités d'autonomie de ma part : fouille en règle de mes affaires,
interceptio
n du courrier qu'un cousin sympa m'envoyait, interdiction
d'approcher une fille, de faire du vélo, de jouer avec les voisins. Punitions
et humiliations pleuvaient jusqu'à ce que je redevienne un gentil petit garçon
à Maman.
Bref, impossible de se palindre, impossible de s'évader, impossible d'obtenir
la moindre aide.
Nous étions de gentils enfants, polis, obéissants.
Dressés.
Brisés.

Voila pour le tableau général. Mais dans le huis clos de la maison, la sainte
laissait tomber son masque pour enfiler celui de l'abuseur.
J'ai mis du temps à me rebeller. C'était normal, et après tout, c'était ma
mère, et élevé dans ce contexte sans repères extérieurs, ce comportement
faisait partie de notre vie.
La sexualité a toujours eu un rôle trouble dans mon enfance. Je me souviens
d'un jour où je devais avoir deux ou trois
ans, et nu devant le mirroir je
regardais stupéfié mon sexe qui changeait de forme, comme celà arrive
fréquemment aux petits garçons. Maman est entrée et m'a mis une claque
magistrale en hurlant "c'est pas beau, faut pas faire ça !". 35 ans plus tard,
je m'en souviens encore. La méthode est efficace, l'excitation est retombée
immédiatement mais elle a laissé une trace indélébile : "ce qui fait du bien
dans le bas du ventre est interdit et sale".
Autre souvenir très précoce : ma soeur est allongée sur la table à langer, et
horrifié, je m'apperçois qu'elle n'a pas de zizi, à quoi ma mère répond
génée : "c'est normal, c'est parce qu'elle est petite, ça va pousser plus tard".

Mais à cette négation de la sexualité, sont venus s'ajouter les humiliations.
La punition suprèm
e qui tombait lorsqu'on avait par exemple renversé son verre,
était la fessée cul nu, où devant ma soeur j'étais obligé de me déculotter et
me baisser pour recevoir une volée de martinet, et parfois devait finir la
journée les fesses à l'air. Un de ses jeux préféré, était de glisser au sein
des diapositives qu'elle projetait aux voisins ou à la famille une photo de moi
à trois ans, complètement nu, en train de danser le sexe à l'air, et de se
moquer de moi. C'en était tellement courant que lorsqu'elle préparait
l'appareil à diapos, j'en frémissais de honte et elle elle jubilait de son bon
tour.
A celà sont venu s'ajouter après la mort de mon père les intrusions dans la
salle de bain où ma chambre quand je me déshabillais.
Puis les railleries : "C'est pas parce que tu as trois poils
à la quéquétte que
tu dois te croire tout permis".
Puis les manipulations déguisées en bon soin : "Laisse moi faire, je vais te
montrer comment les garçons doivent faire leur toilette", ou "laisse moi voir
si tes testicules sont bien descendues", ou si les poils poussent etc ...
Puis les attouchements, jamais francs, cachés sous un calin ou une partie de
chatouilles, dans laquelle sa main s'égarrait entre mes cuisses.
C'est au cours d'une de ces parties de chatouille que j'ai réalisé que non,
vraiment non, j'aimais pas ça du tout, et qu'elle ne me toucherait plus jamais.
Et j'ai tenu ma promesse.
Et c'est ma soeur qui a morflé. Moi je devenais trop méchant, disait-elle.
Et depuis, je suis un mauvais fils, qui a abandonné sa pauvre mère qui a tout
fait pour lui. Et toute la famille la soutient, cette pauvre E...
Et moi, je les emmerde.

Bien plus tard j'ai quitt&eac
ute; la maison. Premier de la classe, mais complètement
asocial. Incapable d'aligner trois mots sans bégayer et être au bord de la
syncope. Bourré de comportements autistiques, en proie à des crises de rage
autodestructrices, j'ai fait énorméments d'efforts pour me faire une place dans
le monde des vivants, pour ne pas avoir à retourner auprès d'elle. Je me suis
trouvé une copine, pour faire comme tout le monde. Elle était gentille et
douce ... et patiente. J'étais pour ma part incapable d'assumer mon désir - je
me voyais alors dans le rôle d'agresseur, ou, au mieux, j'en avais honte - et
en tout cas incapable de supporter le sien, que je vivais comme une agression.

Ma soeur s'est mariée dès qu'elle a pu, elle est maintenant exilée à 800 km
d'elle, histoire qu'elle ne débarque pas n'importe quand chez elle.

Moi je suis plus fort et plus
courageux, je n'ai mis que 700 km entre ma mère
et moi. J'ai oublié son adresse et son numéro de téléphone, ainsi que ceux de
tous ces braves gens de la famille qui n'ont pas pu ne pas se rendre compte
qu'elle ne tournait pas rond.

J'ai commencé à me poser des questions sur ma vie au lendemain de ma première
tentative de suicide. J'avais 28 ans. Pourquoi ai-je donc bien pu vouloir faire
ça ?
J'ai cherché, j'ai retrouvé ce jour où pour la dernière fois sa main est venue
fouiller dans mon intimité. Je n'ai pas voulu le croire, j'ai du inventer tout
ça pour me donner bonne conscience de l'abandonner, la pauvrette. J'ai cherché un peu d'écoute autour de moi, tout le monde m'a claqué la porte au nez, en me
disant que j'affabulais, que les mères ne font pas ça, et que ce sont les
filles les victimes des pères.

Il m'a fallu
un temps énorme pour admettre que non, je n'avais pas révé. Que
oui, elle me fouettait les fesses avec un rictus de plaisir sur les lèvres, que
oui, elle me tripotait pour son plaisir, et pas pour mon bien, et que oui, elle
avait en son fils un bon dérivatif érotique à l'absence de son mari.

J'avais résolu le problème de la sexualité en ayant que des copines déjà en
couple - et j'étais alors leur meilleur ami et il n'était jamais question de
sexualité entre nous - ou des copines ayant été abusées, et nous nous
entretenions dans nos non-relations. Celà permettait alors de sauvegarder les
apparences. J'étais normal. C'était tout ce que j'aspirais à être.

Derrière ont été des années noires, d'introspection, de recherches, de
souffrance, de souvenirs qui remontent au moment où o
n les attends le moins.

Je me suis reconstruit peu à peu. Je suis en train de boucler une thérapie qui
m'a permis de rencontrer au cours de groupes d'autres hommes et d'autres femmes
qui avaient subis des monstruosités similaires. Similaires par la violence des
actes, et similaires par leur auteur : la mère.

Et de la même manière que toutes les mères (les femmes) ne sont pas des
monstres castrateurs et abuseurs, les pères (les hommes) ne sont pas tous des
bourreaux de fillettes assoiffés de sexe.

Il existe un féminin au mot déviant.
Et le mot aimant peut s'appliquer indifféremment à l'un ou l'autre sexe.

Merci de m'avoir lu. Et une fois encore, avec toute mon admiration pour votre
travail, votre courage et votre beauté.
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Ma thérapie: "un voyage extraordinaire" Yo ! le 29-04-2003 22:46   répondre

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  Une part de mon histoire est l'inceste.Avec son lot de souffrance et de survie!
Une autre par de ma vie m'a été "offerte " par ma thérapie.
Je voulais juste dire à ceux et celles qui ont peur: le risque majeur de se faire aider est de se retrouver un jour en soit!
Ma thérapie fut mon voyage extraordinaire au centre de ma terre... J'y ai croisé mes démons, mon enfer, le magma, et puis le noyau de l'energie , la chaleur de la lave qui lave et soigne les blessures... J'y ai aussi retrouvé les pierres précieuses les plus belles

les couleurs les plus chaudes et les plus franches...
J'y ai juste retrouvé les traces de cette petite fille que j'étais avant. Belle, énegique, joyeuse et vivante!!! MOI !Et avec elle j'ai rebati l'existence d'une femme entière, avec ses cicatrices, mais sans douleur. Alors à vous qui n'osez pas encore franchir le pas de vous faire aider, tentez votre propre voyage extraordinaire au centre de votre propre terre... Il est certe difficile et douloureux de creuser... Mais c'est si bien aprés! Alors Courage!Vous en vallez la peine et les abuseurs y perdent leur pouvoir. A+. Toute mon amitié... YO !
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Sentiment de nullité Line le 31-03-2003 14:52   répondre

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  Pendant des années, j'ai senti qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas avec moi. Je n'avais aucune estime de moi, je ne pouvais faire confiance aux autres. Je me croyais incapable d'aimer et d'être aimer. Je me croyais nulle, incapable d'apporter quoi que ce soit de bien aux gens qui m'entouraient et que j'aimais. Je me croyais sans aucune valeur personnelle et je ne savais pourquoi. Je croyais que j'étais née ainsi. Et ma vie a été une vie des plus chaotique. J'ai même cru un moment que j'étais punie d'une faute que j'avais pu commettre, sans trop savoir vraiment laquelle. Un certain temps, pour étouffer, faire taire ce mal en moi, j'ai tenté de m'évader dans la drogue. J'essayais d'aider des gens que je croyais beaucoup plus à plaindre que moi, car ces personnes avaient eu des enfances très difficiles. Et comme moi, je n'avais pas de souvenirs précis de mon enfance, je croyais que je n'avais aucune raison d'être ce que j'étais. O.K., je savais que dans ma famille ce n’était pas toujours la joie, mais je me disais que comparé à d’autres, j’avais malgré tout été chanceuse, que ça n’avait pas si pire que cela. Ces souvenirs de mon enfance et aussi la souffrance d'un moment très difficile que j'ai vécu à l'adolescence avec ma mère sont remontés à la surface. Et je me suis rendue compte que mon enfance n'avait pas été des plus reluisantes. Ça a fait mal en chien.

J'ai réalisé que de l'amour de mon père, je n'en avais jamais vraiment eu. Qu'il s'était servi de mon besoin de tendresse et d'amour pour abuser de moi. Et que ma mère que j'avais mise sur un pied d'estale à cause des souffrances qu'elle avait vécues avec mon père, n'avait pas été en mesure de s'occuper de moi comme j'en aurais eu besoin. Abusé par mon père et plus ou moins laissé pour compte par ma mère, qui était elle-même absorbé par les problèmes qu’elle-même vivait avec mon père.Mon père est décédé depuis des années, mais le mal qu'il m'a fait, je ne fais que commencer à en être consciente. Ma mère, j'ai dû avoir une discussion avec elle. Ça n'a pas été facile et j'ai dû m'y reprendre à deux fois, pour être capable de lui faire comprendre ce que j'avais vécu étant enfant et les conséquences que ça avait pu avoir sur ma vie d'adulte. Elle ne comprend pas tout, elle a 80 ans et elle a encore bien des idées de son temps et puis elle et moi sommes bien différentes alors, jamais on ne pourra voir les choses de la même façon. Mais ça je suis capable de l'accepter maintenant. Le plus important pour moi, c’est d’avoir pu lui partager tout ce que j'avais vécu étant enfant. C'étais un besoin que je ressentais et je ME devais de lui parler à elle de tout cela. Maintenant la relation est rétablie avec ma mère, car pour pouvoir le faire, il me fallait avoir le courage de lui dire toute la souffrance que je portais en moi depuis des années.


Maintenant, j'ai commencé une thérapie concernant les abus dont j'ai été victime de la part d'une personne, qui aurait dû être là pour m'apporter amour, affection et protection, mais de qui j'ai reçu tout le contraire. Je ne suis même pas encore consciente de tous les dommages que ça a pu laisser en moi. Mais c'est pour cela, que je vais en thérapie. Être consciente des dommages et me reconstruire, maintenant que je sais que je ne suis pas venue au monde avec plein de merde en moi, mais que c'est quelqu'un qui l'a mis cette merde et m'en défaire. Faire le grand ménage de tout cela et j'ai beaucoup d'espoir qu'au fur et à mesure que j'avancerai dans ma thérapie, je réussis à retrouver la vraie Line. Celle que j'étais avant que l'on vienne détruire ce qu'il y avait de bon en moi.

Voilà, je voulais donner mon témoignage sur le chemin parcouru depuis que je connais ce forum. Et j'espère que mon témoignage pourra en aider d'autres. Ce ne sont pas nous les dégueulasses. La merde qu'il peut y avoir en nous, on n'est pas venue au monde avec, c'est quelqu'un qui l'y a mis. Et à partir du moment où l'on en prend conscience, je crois qu'il est possible de s'en débarrasser et de remettre à César ce qui appartient à César. C'est-à-dire, que ce dégoût de nous-même, se sentiment d'être nulle etc. ce n'est pas à nous qu'il appartient, c'est à ceux qui adulte sachant que ce qu'il faisait était immoral, mais qu'ils ne pensaient qu'à eux et qui se sont servit de nous petits enfants innocents, assoiffés d'amour, pour satisfaire leurs penchants de désaxés sexuels, sans même s’arrêter un instant au mal qu’ils nous faisaient. Assez malades pour croire que nous puissions en ressentir du plaisir et vouloir ces caresses qu’aucun enfant ne devrait recevoir d’adulte en qui bien souvent on avait mis notre confiance et que l’on ne comprenait pas pourquoi, ils nous faisaient vivre ces choses que l’on savait mal, mais contre lesquelles on avait aucune défense.

Line
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avoir enfin la paix intérieure..et extérieure sammie le 31-03-2003 03:18   répondre

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  J,aimerais que tout ca soit pas passé ... et que j'aille la chance de vivre ma vie avec d'autres yeux...

...Les yeux d'une fillette qui veut découvrir les merveilles de la vie avec l'inocence et des yeux pures.

mais ce n'est pas le cas et je dois vivre avec les lacunes que j'ai en dedans ... j'ai fait du chemin mais j'en ai encore beaucoup a faire ...et heureusement .... j,ai toute la vie devant moi :-)


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réponse d'un psy sur internet Line le 19-03-2003 20:08   répondre

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  Toute psychothérapie comporte des moments d'accélération, de ralentissement, et même de stagnation. Un peu comme l'évolution humaine, en quelque sorte.

L'impression de ne pas évoluer peut signifier un moment de repos comme elle peut signifier que vous êtes en situation de résistance. Ces options font toutes deux partie des règles du jeu.

Vous avez constaté que vous vous en tenez au raisonnement et que vous n'osez pas plonger dans les émotions. Pourquoi ?

Parlons d'abord en général. Beaucoup de personnes se sont « éloignées » ou se sont «coupées» de leurs émotions. C'est une conséquence malheureuse d'un processus de socialisation un peu trop rigide. Les parents enseignent aux enfants à se calmer s'ils sont exubérants, à cesser de pleurer « pour un rien », à se sentir coupables s'ils ont désobéi, etc. C'est ainsi que débute la coupure : l'adulte a appris très tôt que certaines émotions n'avaient pas à être exprimées. A force de cacher ses émotions à autrui et à les enterrer au plus profond de soi, l'individu finit par se les cacher à lui-même.
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Le dire c'est l'accepter Kellen le 18-03-2003 15:00   répondre

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  Mon frère qui avait 5 ans de plus que moi m'a fait subir des attouchements de 7 à 12 ans .
C'est dur à accepter , surtout quand on est adulte avec toutes les conséquences :culpabilité , dégout de soi , des sensations que l'on a ressenti.

Je vais avoir 27 ans au moi de Mai , je n'ai jamais eu de relations avec un homme , je me dit que je suis nulle , que jamais un homme ne m'aimera .

Il y a deux MOI , celle qui fait mine de savoir ce que c'et le sexe et l'autre celle qui ne connais que l'inceste .OU est la vraie, où suis-je?


Kellen
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Mon histoire Opale le 14-03-2003 08:37   répondre

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  Merci à vous d'être là...

En fait , je dis que j'étais plus vraiment une enfant parce que à l'époque j'étais en tout cas pour certains points très mûre...d'ailleurs avec une très bonne amie à moi que je connais depuis mes 13 ans on se dit souvent qu'on a pas vraiment changé...c'est la souffrance qui nous faisait grandir trop vite...la mort de mon père , de mon frère, et puis mon beau-père qui buvait et n'avait pas l'alcool facile...
J'ai ma nièce qui a justement 13 ans et c'est vrai que je la vois moitié ado moitié enfant...encore très influençable...donc je l'étais sûrement aussi...

Line, non bien sûr je ne désirais pas ces contacts, tout comme toi...j'aurais juste voulu des câlins, mais des câlins normaux, gentils...
Quand mon père est mort,sa tendresse est partie avec lui et avec mes souvenirs car le choc a effacé mes souvenirs avec mon père et mon frère de ma mémoire...
Trois mois avant mon frère était mort, et ma mère est devenue moins câline, la douleur de perdre son fils lui a fait un peu s'endurcir, tout en étant une mère qui adore ses enfants bien sûr...

Alors dans tout ça j'avais et j'ai toujours un immense besoin de tendresse...c'est même trop parce que dès que je vois que quelqu'un m'aime bien, je passerais bien tout mon temps avec cette personne, mais forcément les gens ne peuvent donner toute leur tendresse rien que pour moi...ça m'a posé des problèmes avec ma meilleure amie (québecoise comme toi) et elle veut garder une certaine distance maintenant...je lui écrivais tout le temps puisqu'on est séparé par l'Atlantique...bref...

Tu sais Noëlle, je me souviens de la première fois où il a mis ses mains sur moi...je ne sais plus bien mais je crois qu'il était malade et que c'est pour ça que pour être gentille je lui ai apporté un café dans sa chambre (mais je savais qu'il était habillé hein)...je me suis penchée pour lui dire bonjour...et il a touché ma poitrine...:-(
Je ne comprenais pas, je ne m'attendais pas du tout à ça de lui...combien de fois j'ai entendu ma mère dire "au moins avec lui j'ai confiance, je peux le laisser garder ma fille la nuit" (elle travaillait la nuit)...et je savais que c'était vrai puisque pendant toutes les nuits blanches que je supportais quand il buvait il ne me touchait jamais...d'ailleurs il n'a jamais rien fait en ayant bu...

Bref je ne m'attendais pas du tout à ce geste...je n'ai pas bougé...je crois que ça a pas duré longtemps...je sais que j'ai eu peur que ma mère arrive(j'aurais du vouloir qu'elle arrive!!!!!!!), elle dormait dans une autre chambre car elle avait bossé la nuit précédente...
Je n'ai rien dit à mon beau-père sur ce geste...mais pour après Noëlle, je me souviens plus comment c'en est arrivé à ce qu'il me caresse et ce qu'il aille...plus bas...
C'est pas juste tout ça...:-((
Après je sais que quand il me disait "on va dans la chambre", j'y allais...me déshabiller...je le faisais...
C'était toujours pareil au début...c'était le soir quand ma mère était partie travailler, il n'y avait évidemment aucune raison pour qu'elle revienne du travail d'un coup, mais j'avais toujours peur qu'elle arrive et qu'elle me voit là avec lui...je croyais toujours entendre la porte,j'avais peur des conséquences, il y avait déjà tellement de disputes entre eux...j'avais peur surtout de la peine qu'elle aurait de découvrir ça...
En plus, ils ont toujours fait chambre à part...et très souvent ils se disputaient la nuit quand lui avait bu, elle lui disait qu'il ne lui donnait pas d'amour, de tendresse, rien, et c'est vrai...leur histoire est tordue, elle a toujours espérer qu'il change mais ça n'est jamais arrivé (sauf qu'il ne boit plus quasiment)...
Alors quand il me touchait, je me sentais encore plus coupable parce que je savais bien que ce n'est pas à moi qu'il aurait du faire ça...j'avais l'impression de voler ça à ma mère...

Parfois je voyais des émissions sur les agressions, et je me disais que c'était pas comme moi puisque il n'était pas violent...
Et surtout tu vois, je savais qu'en général les agresseurs obligeaient aussi leurs victimes à les toucher eux, pour leur propre plaisir à eux...et moi quand il me touchait il ne me demandait rien du tout,lui restait habillé...du coup en faisant ça, en me touchant moi mais sans me demander de le toucher lui, c'était comme si il faisait ça rien que POUR MOI , pour ME faire plaisir...
Ca fait si mal Noëlle...

Je savais que c'était pas des câlins normaux, je savais que c'était sexuel...et parfois j'arrivais timidement à lui dire que ce qui se passait c'était pas bien...mais il me disait que c'était juste comme un "cours" (!!!!!) qu'il me donnait...comme une initiation...il essayait parfois des choses...mais ça faisait mal, je voulais pas...il me disait que je devais être détendue...et moi j'attendais qu'il arrête...
Le pire, ce qui vraiment me fait sentir le plus coupable c'est que tu vois, il me caressait partout...et parfois quand il voyait que je n'avais plus le contrôle , il me disait "ça va?", et il me disait "tu veux que j'arrête?"...Merde, j'avais l'occasion rêvée de lui dire "oui arrête" et je ne le faisais pas!!!!!!!!!! Comment je peux croire après que c'est pas de ma faute...
Enfin parfois quand même quand j'arrive à être un peu objective, je me dis que c'était particulièrement sadique de sa part de me demander ça dans un moment où lui savait avec son expérience que je ne contrôlais plus...mais c'est pas souvent que je suis objective...90% du temps c'est à moi que j'en veux...

C'est un type extrêmement imbus de lui même et prétentieux, et je crois que là-dedans ce qu'il retirait c'était justement le fait de faire ce qu'il voulait de moi, de me faire perdre le contrôle (peut-être pour ça que je contrôle tout le temps mes émotions)...
En tout cas s'il voulait que je me sente coupable, il a encore réussi....
Cette nuit j'ai rêvé que je l'avais dit à ma mère, il ne se passait pas grand chose (ça serait pas ça en réalité,il serait transformé en rondelles!)...et lui savait que je l'avais dit et faisait des remarques...je voyais dans son regard(à lui) que c'était moi la s..... qui n'avait pas dit non et venait se plaindre maintenant...

Dans la réalité quand il buvait,j'en avais peur, il était violent verbalement et sur les objets, une fois il avait un couteau et il coupait des feuilles des plantes vertes... des fois il devenait vulgaire, parlait de sexe...et là je mourrais de peur qu'il ne dise à ma mère ce qu'il faisait avec moi...dès que je sentais que la "conversation" dérapait j'essayais de mettre un autre sujet...


Je me sens prisonnière, je voudrais pouvoir hurler, pleurer...je voudrais qu'on me prenne dans les bras et qu'on me protège...alors tout ce mélange et mon père me manque encore plus...je ne sais pas s'il existe un "après la mort" mais s'il me voit...s'il m'a vu sous les mains de mon beau-père...je me demande ce qu'il doit penser...
J'aurais voulu qu'il soit fier de sa fille...
Je sais pas à qui parler (pas écrire mais parler), un psy c'est sûrement bien mais un psy ne me prendra pas dans ses bras si je pleure et j'ai tellement besoin de ça...

J'écris tout ça depuis tout à l'heure en essayant de pas trop ressentir...en même temps je parle à ma mère qui est dans la pièce à côté...je dis des banalités tout en écrivant des choses qui me font si mal...elle n'imagine pas une seconde pendant que je déconne avec elle que je suis en train de me battre avec mes sentiments...

Merci à vous d'être vous

Opale
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mon témoignage Jean Claude le 12-03-2003 21:46   répondre

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  Noëlle, Bonjour!

ça y est cette fois je l'ai écris correctement ton prénom! J'ai vraiment plaisir à t'écrire et ta réponse est d'une très grande qualitée doublé d'une profonde sensibilitée, Je suis très touché
Tu as vu mon message sur ça se discute mais je n'ai pas parlé de mon inceste en détail. Je te prépare à ce que je vais te dire car cela va être très pénible. Pour moi maintenant ça va je peux en parler.Mon agression sexuelle par mon père à commencé en 1962 par des attouchements de mon sexe avec ensuite masturbation sur moi.Cela a duré jusqu'en 1965.Ensuite il a monté d'un cran et il m'a proposé de lui faire une fellation ce que j'ai refusé et je me suis enfui du véhicule.Il m'a rattrapé,et j'ai pris une correction magistrale.Il n'a jamais obtenu que je lui fasse une fellation. J'ai refusé net.Grâce à ça, j'ai été tranquille pendant environ 3 mois.Le pire va arriver,dans un nouvel appartement où il faisait des travaux dans l'après-midi, il prétextait vis à vis de ma mère qu'il me prenait pour me garder. C'est là que les viols à répétition ont commencé.


Dès qu'ont étaient rentré, il fermait la porte à double-tour.Il mettait un tabouret au milieu de la salle de bain. Sans aucun ménagement il me soulevait par les esselles,il me jetait violamment à plas ventre sur le tabouret baissait mon pantalon et le sien et il me pris.(Je précise qu'il sagit de mon père.) Je hurlais de douleur.Ce chauchemar à duré entre 1965 et 1967.Le dernier viol je m'en
souviens,c'est moi avec mon jeune âge qui a remporté la victoire.Il me jeta sur le tabouret mais à ce moment là je lui échappais en passant entre les jambes et je me suis prostré dans un coin en pleurant et en le traitant de tous les noms.Là il ne m'approcha pas mais il baissa son pantalon et il se mastuba devant-moi en me regardant d'un air dédaigneux.Je suis désolé Noëlle il fallait que je t'en parle, j'espère que je ne t'ai pas choqué.Ne t'inquiète surtout pas j'ai pu en parler sans que cela m'affecte beaucoup maintenant cela fait quand même 35 ans.

Et je vais de dire autre chose encore plus grave et j'espère que sur ce sîte, beaucoup me liront.
Je suis bien content d'être en vie car l'issu pour moi entre les mains de cette brute aurait été la mort.Il m'en avait menacé et aurait passé a l'acte si j'avais parlé a proximité de lui et pour
cause...

A sa sorti de prison, il se mis en ménage avec une femme dont il l'assassina dans une crise de plusieurs coup de couteaux et il jeta son corps pendant la nuit dans une rivière avoisinante.C'était en 1985 et tiens-toi bien l'affaire fut classé sans suite puisque qu'elle était sans famille et SDF dans le passé. Bravo la justice en france,hallucinant!
Maintenant je suis soulagé car il est décédé en juillet 2001.
Il a été modestement punis pour mes viols et inpunis pour un meurtre,tires-en les conclusions!?... A ce niveau là, la peine encouru, c'est réclusion crimininel à perpétuité. Des gens font mal leurs travails.
Je me demande encore comment j'ai pu en parler et a en trouver la force à l'âge de 6 ans?

Je suis un miraculé.

Noëlle, je te laisse et mes amitiés sincères. A bientôt Jean-Claude


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Confronter l'abuseur Line le 07-03-2003 02:54   répondre

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  Il peut paraître très difficile de confronter l'abuseur et ça peut nous faire vivre plein d'émotions qui font peur, mais ça en vaut la peine. Moi, j'ai eu à confronter l'abuseur de mon fils, son père. Ça m'a pris 10 ans avant de le faire, car au moment des faits mon fils n'avait que 5 ans et je n'osais dire à son père ce que mon fils m'avait confié. Car à cet âge l'enfant aime quand même l'abuseur, surtout si celui-ci représente une autorité et est quelqu'un de très près de lui et qui lui apporte des douceurs en contre partie de ce qu'il fait subir. Alors mon fils ayant le désir de continuer de voir son fils, j'ai dû accepter que son père vienne le voir à mon domicile ou accompagner mon fils chez son père quand il le désirait, pour ne pas risquer de le traumatiser moi-même avec mes propres sentiments et émotions envers son père. Maintenant mon fils a 15 ans et dernièrement suite à un travail sur moi-même, tout ce que j'ai vécu il y a 10 ans est remonté à la surface et j'ai enfin confronter le père de mon fils et lui ai dit tout ce que mon fils m'avait dit à l'époque. Ça n'a pas été facile.
Il a commencé par nier, ensuite par dire que c'était moi qui avait inventé tout cela, pour finir par avouer tout en voulant me faire sentir tout aussi coupable que lui, en disant que oui il était malade, autant que moi, disant que parce que j'avais été abusé moi-même, j'avais voulu que mon fils le soit lui-aussi en le laissant dormir avec mon fils. Ce qui est tout à fait faux, car au premier indice, j'ai tout fait pour lui faire enlever ses droits de visite et ne plus jamais laissé mon fils seul avec lui. Ce n'est pas facile de confronter l'abuseur, car il se servira de n'importe quoi pour nier, rejeter la faute sur quelqu'un d'autre, parfois sur l'enfant même qu'il a abusé. C'est vraiment difficile, mais quel soulagement quand on a osé le faire. Ça n'efface rien, ça ne change rien au fait, mais on en ressent un grand soulagement et une grande fierté après. C'est comme de remettre aux pieds de l'abuseur un fardeau que l'on portait sur nos épaules depuis de très longues années parfois. C'est de remettre à César ce qui appartient à César. La culpabilité, la honte, le dégoût et tous ces sentiments qui accompagnent l'inceste sont remis à celui à qui ils appartiennent vraiment. Et pour moi j'en ai éprouve un grand soulagement. Ce n'est plus moi qui porte ce fardeau maintenant, c'est lui, si par contre il ose regarder tout cela en face. Et s'il ne le fait jamais, tout cela ne m'appartient plus. Et c'est cela l'important pour moi.

Line XXX
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Je souffre aussi... Sarah le 06-03-2003 17:42   répondre

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  bonjour à tous
c la premiere fois ke je me confie sur un forum sur ce sujet.
en fait c pa moi ki a ete victime d inceste c ma mere.
elle a ete violee plusieurs fois par son pere entre 7 et 17 ans soit pendant 10 ans. chaque annee ct de plus en plus grave et ca allait de plus en plus loin jusqu au jour ou elle est tombee enceinte de lui.
une petite fille du nom de Sarah.ce jour la elle a ose denoncer son pere qui est en prison mais les autres personnes de la famille l ont rejete. elle a ete mis a la porte avec son bebe. elle voulait kan meme me garder. mais kan je suis nee elle a vu ke mes yeux etaient ceux de lui alors elle a eu un choc et elle s est mise a me detester. elle ma kan meme gardé mais a chacune de ses depressions qui ete journalieres elle me frappait violemment et m enfermait parfois dans un placard parfois des jours sans manger.mais une fois y a un declic.elle a pris conscience du mal kel me faisait.elle ma alors serrait dans ses bras en me disant "je t aime".j avais 9 ans et ct la prem fois. alors elle s est assise et elle a ecrit sa vie en detail pour m expliquer et apres elle ma tout lus (34 feuilles recto-verso) tout en pleurant puis ma serrait une derniere fois dans ses bras et sous mes yeux de petite fille elle s est suicidee.

apres son suicide on m a mise dans un orphelinat.
mais debousolee g fuguee et g passee 3 semaines toute seule dans la rue (j avais 9 ans)et g du voler a manger et g alors fait la connaissance d une petite fille de 10ans et demi nommee chloe. elle avait remarquee ke je volais chaque jour sur le marche ou elle faisai les courses avec sa mere. intriguee elle ma une fois suivi juska la cabane ou je vivais et elle a compris ke j etais seule et alors ke gt couchee en train de pleurer elle s est approchee et ma donnee ce ke j avais jamais eue : de l affection.
sans kon c parler elle ma serrait tres fort , g pose ma tete sur son epaule et g continuee a pleurer. elle
ma alors proposee de la suivre chez elle. g fait confiance a chloe mon ange gardien et g dormi chez elle. le lendemain g tout racontee a elle et a ses parents et ils ont ete tres emus et ils m ont alors demande si je voulais qu ils m adoptent et g ete tres heureuse. g besoin de parler meme si le rapport a l inceste est inexistant je me confie a vous.

au debut ct pas facile chaque nuit je faisais des cauchemars et des crises dans mon lit et chloe venait me consoler et dormait meme avec moi . ct bizarre mais avec elle j avai plus peur je me sentais en securite .la maniere qu elle avait de me serrer dans ses bras de m embrasser les joues le front les cheveux me rendai heureuse et a force je suis tombee amoureuse d elle et kan j avais 12 ans je lui ai avouee mon amour pour elle et la quelle joie d apprendre ke ct reciproque et kel na jamai oses m en parlait de peur d abuser de ma faiblesse de ma fragilite alors on a commence une histoire d amour basee sur la tendresse l affection.
mais coupable d afficher mon homosexualité , a 14 ans g ete gravement agressee par 4 gars et 1 fille . g recu des coups de pied qui m ont cassee une epaule un genou et 3 cotes et ils m ont a la fin mutiles avec un cutter aux bras et aux jambes avant d ecrire dans mon dos avec le cutter le mot " creve", une enorme cicatrice ke je garde a vie. a l hopital on m annonca que gt en danger de mort. voila mon affreuse vie.

aujourd hui g 16 ans , tous ses evenements sont recents et mon petit coeur a du mal a assumer tout ca
je fais toujours des crises et des cauchemars et je revis cette aggression surtout le moment ou la lame transperce la peau de mon dos. je me rappelle qu a ce moment j avais pense ceci "chloe pardon de mourir maintenant sans toi".
sinon je pense bocou a ma maman ki me manque bocou ke j aime et a ki je pardonne tout ce kel m avai fait.
la si je vis c grace a l amour de chloe pke c la femme de ma vie et kon s promis de vivre toute la vie ensemble. elle ma dit kel sera toujours la pour moi pour me consoler pour m apporter le bonheur ke je merite. c clair ke sans elle moi aussi je me serais suicidee. merci d avoir pris le temps de lire ma vie si courte et si affreuse. a moi ca ma fait du bien de tout raconter.
la je suis couverte de larmes g commence a ecrire a 1h50 et la il est 3h40.

CHLOE , MAMAN , et les parents de chloe :
JE VOUS AIME
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Revivre après l'inceste Claudie le 19-02-2003 15:40   répondre

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  SOS inceste : au secours, j'ai vécu l'inceste!

POUR REVIVRE : C'est donc possible? la vie que l'on m'a prise à 10 ans est toujours là,et elle peut renaitre?

SOS INCESTE POUR REVIVRE : OUI, la vie est là, elle ne demande qu'à s'épanouir, après avoir évacuer toutes ces horreurs de soi, elle renait : plus GRANDE, plus BELLE qu'avant.

REVIVRE après un inceste, c'est POSSIBLE, c'est BEAU, c'est FORMIDABLE!

Claudie
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